Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35
Reteindre
v. tr.
Teindre de nouveau. Elle a fait reteindre sa robe, dont la couleur était passée.
RETENDRE
v. tr.
Tendre de nouveau, tendre ce qui est détendu. Il faut retendre ce cordage. Retendre les cordes d'un violon.
RETENIR
v. tr.
Garder par-devers soi ce qui est à un autre. Retenir le bien d'autrui. Pourquoi retient-il mes papiers? Retenir les gages d'un domestique, le salaire d'un ouvrier.
Il signifie aussi Garder toujours, conserver ce que l'on a, ne point s'en défaire, ne point s'en dessaisir. Auguste retint l'empire. Ce prince retint toute son autorité jusqu'à la fin de sa vie.
En termes de Jurisprudence, Donner et retenir ne vaut, Une donation n'est point valable, si on ne se dessaisit pas en effet de ce que l'on donne.
RETENIR se dit, dans ce sens, en parlant des Habitudes, des qualités bonnes ou mauvaises que l'on n'a point perdues. Retenir l'accent de son pays. Retenir ses vieilles habitudes. Les bêtes féroces que l'on a apprivoisées retiennent toujours quelque chose de leur naturel. Ce vase retient quelque chose de l'odeur du vin que l'on y avait mis. Cet homme est bien corrigé, il n'a rien retenu de ses défauts. Il est vieux.
Il signifie aussi Réserver. Il a vendu tout son vin, hormis tant de pièces, qu'il a retenues pour sa table. Il a affermé sa terre, mais il s'est retenu les bois et les vignes. Il a donné son bien, mais il s'en est retenu, il en a retenu l'usufruit. Il est vieux.
En termes d'Arithmétique, Retenir un chiffre, Le réserver pour le joindre aux chiffres de la colonne suivante. Huit et neuf font dix-sept : je pose 7 et je retiens 1.
En termes de Procédure, Les juges ont retenu cette cause, Ils s'en sont réservé la connaissance en décidant qu'elle leur appartenait. Retenir une cause signifie aussi La conserver au rôle pour qu'elle soit jugée à son rang et sans délai. Le président a refusé la remise qu'on lui demandait et a retenu la cause.
RETENIR signifie aussi Prélever, déduire d'une somme. En me payant, il a retenu la somme qu'il m'avait prêtée. Il a retenu tant pour les frais, pour les réparations, pour ses déboursés, pour ses peines. Retenir tant sur le paiement d'un coupon.
RETENIR signifie encore S'assurer par précaution une personne, une chose. Retenir quelqu'un pour une partie de plaisir. Je vous retiens à dîner pour dimanche prochain. Retenir un domestique. Retenir une chaise au sermon, une loge à l'Opéra, une place dans un train. Cette place est retenue. Retenir un logement. Retenir une chambre dans un hôtel, une fenêtre sur une rue pour voir une cérémonie publique. Retenir une date.
Fam., Je vous retiens se dit à Quelqu'un qui vous a rendu un mauvais service dont on lui promet de se souvenir.
RETENIR signifie aussi Arrêter, maintenir, faire demeurer. On l'a retenu plus longtemps qu'il ne pensait. Je ne vous retiens pas. Retenez- le à dîner. Retenir prisonnier. Ce rhume l'a retenu quinze jours à la chambre.
Il signifie encore Saisir, tenir, pour empêcher un accident, une chute, ou pour s'opposer à une mauvaise action. Il serait tombé dans le précipice, si je ne l'eusse retenu. Il allait le tuer, si je ne l'eusse retenu, si je ne lui eusse retenu le bras. Il s'est retenu aux branches. Retenir un cheval qui s'emporte.
RETENIR se dit aussi en parlant des Choses et signifie Arrêter, contenir, ne pas laisser aller. On retient l'eau avec des écluses. Il y a de certaines terres qui retiennent l'eau. Retenir son haleine. Retenir ses larmes. Retenir ses cris.
Fam., Retenir sa langue, Ne pas se laisser aller à parler, être discret. On dit plutôt aujourd'hui Tenir sa langue.
Retenir une poutre, L'attacher avec un lien de fer pour l'empêcher de tomber.
RETENIR se dit absolument des Chevaux de trait qui empêchent la voiture d'aller trop vite à une descente. Il faut enrayer, car ces chevaux- là ne retiennent pas. Ce cheval a les reins bons, il retient fort bien.
RETENIR signifie aussi Réprimer, modérer, empêcher de s'emporter. Si la crainte de Dieu ne me retenait... La vue de la force armée retint les manifestants. Cette considération me retint. Je ne sais ce qui me retient que je ne... Il allait le frapper, mais il s'est retenu. Il n'est pas si emporté qu'il ne sache bien se retenir quand il le faut. Je me suis retenu de lui répondre.
Absolument, Se retenir, Ne pas satisfaire un besoin naturel.
RETENIR signifie encore Mettre, imprimer, garder quelque chose dans sa mémoire. Retenir par coeur. Il n'a entendu ces vers qu'une fois et il les a retenus. Il retient tout ce qu'il entend. Je n'ai pas retenu son nom. Je retiendrai cela toute ma vie. Cette leçon se retient aisément.
Il s'emploie absolument en parlant de la Génération des animaux et signifie Concevoir. On a mené cette vache au taureau, mais elle n'a pas retenu. Cette jument a retenu.
SE RETENIR signifie S'arrêter avec effort. Se retenir au milieu de sa course.
Il se dit aussi, en termes de Manège, des Chevaux qui ne veulent pas se porter librement en avant. Jamais on n'a vu un cheval se retenir comme celui-là. Tous les jeunes chevaux se retiennent.
Le participe passé RETENU s'emploie comme adjectif et signifie Qui est circonspect, sage, modéré, réservé. Il est fort sage et fort retenu. C'est un homme fort retenu dans ses discours. Il faut être plus retenu sur ces matières-là. On ne saurait être trop retenu à blâmer la conduite des autres. Une jeune fille modeste et retenue.
RÉTENTION
n. f.
Action de retenir. Clause de rétention sur des revenus. La rétention des fruits.
En termes de Médecine, Rétention d'urine ou simplement Rétention, Maladie dans laquelle la vessie ne peut se débarrasser de l'urine qu'elle contient.
En termes de Procédure, La rétention d'une cause, L'action des juges qui retiennent une cause, en décidant que la connaissance leur en appartient. On dit dans le même sens : Un arrêt de rétention. La rétention d'une cause se dit aussi de la Décision par laquelle une cause est retenue, conservée au rôle et en son rang, pour y être jugée sans aucun délai ni remise.
Droit de rétention, Faculté accordée à certains créanciers de retenir la chose qui se trouve entre leurs mains, jusqu'au paiement de ce qui leur est dû.
RETENTIR
v. intr.
Rendre, renvoyer un son éclatant. Cette voûte retentit du bruit des trompettes. Les échos retentissaient, l'air retentissait de cris d'allégresse. Fig., Toute l'Europe, toute la terre retentit de ses louanges. Tout retentit du bruit de ses exploits, de ses grandes actions.
Il signifie aussi Faire ou produire un bruit éclatant. Ce coup de tonnerre a retenti dans toutes les vallées des environs. Faire retentir sa voix. Fig., Ses louanges retentissent dans tout l'univers.
Il signifie, par extension et figurément, Produire dans l'âme une forte impression. Ses paroles ont retenti en moi.
RETENTISSANT, ANTE
adj.
Qui retentit. Voix retentissante. La mer retentissante. Cette voûte est retentissante.
RETENTISSEMENT
n. m.
Bruit, son rendu, renvoyé avec plus ou moins d'éclat. Le retentissement d'un coup de tonnerre. Il s'emploie aussi figurément. Cet événement eut un grand retentissement.
RETENUE
n. f.
Action de retenir. Il se dit spécialement, en termes de Finance et de Comptabilité, de Ce qu'on retient, en vertu de la loi ou d'une stipulation convenue, sur un traitement, un salaire, ou sur une rente. La retenue est de tant pour cent. Subir une retenue. Retenue légale. Franc et quitte de toute retenue. Dix mille francs, nets de toute retenue.
En termes d'Arithmétique, il désigne le Chiffre, le nombre que l'on retient. La retenue est deux. Il a oublié la retenue.
En termes de Collège, il se dit d'une Privation de sortie, infligée à un écolier comme punition de quelque faute. Cet enfant est en retenue. On l'a mis en retenue. Faire sa retenue.
RETENUE se dit aussi d'un Réservoir où l'on retient de l'eau. Pour arroser son jardin, il avait une retenue d'eau.
Il se dit encore de l'Espace entre deux écluses où l'eau est retenue.
Retenue de chasse, Sorte d'écluse dans certains ports de mer, qui sert à retenir l'eau et que l'on ouvre tout à coup, de manière que le courant chasse les galets et le sable qui obstruent l'entrée du port.
RETENUE signifie, au figuré, Action de se retenir, modération, discrétion, modestie. Il ne s'emporte jamais, j'admire sa retenue. Il faut avoir de la retenue. Ne garder, ne mettre aucune retenue dans sa conduite.
RETERÇAGE ou RETERSAGE
n. m.
T. d'Agriculture
. Action de retercer ou Résultat de cette action.
RETERCER ou RETERSER
v. tr.
T. d'Agriculture
. Labourer une nouvelle fois la vigne, pour détruire l'herbe. Retercer une vigne.
RÉTIAIRE
(TI se prononce CI.)n. m.
T. d'Antiquité
. Gladiateur dont l'arme principale était un filet qu'il jetait sur l'adversaire, pour l'envelopper de manière à lui ôter l'usage de ses membres et les moyens de se défendre.
RÉTICENCE
n. f.
Action de taire à dessein une chose qu'on pourrait ou qu'on devrait dire. Dans le récit qu'il m'a fait, il a mis beaucoup de réticence. Il a usé avec moi de réticence.
Il désigne aussi la Chose même qu'on n'a pas dite. Dans ce discours, il n'y a point de mensonge formel, mais il y a bien des réticences. Dans cet acte, il y a une réticence frauduleuse. Des réticences perfides.
Il se dit, particulièrement, en termes de Rhétorique, de la Figure par laquelle l'orateur en s'interrompant fait entendre ce qu'il ne veut pas dire expressément. La réticence en dit quelquefois plus que les paroles.
RÉTICULAIRE
adj. des deux genres
. T. d'Anatomie
. Qui ressemble à un réseau. Tissu réticulaire. Membrane réticulaire.
RÉTICULÉ, ÉE
adj.
T. d'Architecture et d'Archéologie
. Il se dit d'une Sorte de maçonnerie fort employée par les Romains, d'un revêtement de petites pierres ou de briquetage, dont la disposition offre à l'oeil l'image d'un réseau. Mur de maçonnerie réticulée.
En termes de Botanique, il se dit des Parties qui sont marquées de nervures croisées en réseau.
RÉTICULE
n. m.
Petit sac en filet que les femmes portaient à la main.
Il a désigné aussi une Sorte de résille.
En termes d'Astronomie, il désigne un Système de fils derrière lesquels on observe le passage d'une étoile.
RÉTIF, IVE
adj.
Qui s'arrête ou qui recule au lieu d'avancer. Il ne se dit au propre que des Chevaux et autres montures. Un cheval rétif. Les mules sont ordinairement rétives et quinteuses.
Il signifie au figuré Qui est indocile, difficile à conduire, à persuader. C'est un homme d'un caractère rétif, d'un esprit rétif. Il est rétif à la censure, à la louange, Substantivement, Il a beau faire le rétif, il faudra bien qu'il en passe par là.
RÉTINE
n. f.
T. d'Anatomie
. Membrane formée par la terminaison du nerf optique dans le fond de l'oeil et sur laquelle viennent se former les images des objets provoquant les sensations lumineuses. Un décollement de la rétine.
RETIRATION
n. f.
T. d'Imprimerie
. Action d'imprimer le second côté d'une feuille de papier, autrement dit le verso. Mettre une feuille en retiration.
Presse à retiration, Presse imprimant le recto et le verso d'une feuille.
RETIRER
v. tr.
Tirer de nouveau. Cette loterie a été mal tirée, il faut la retirer.
Il signifie aussi Ramener en arrière, ramener à soi. Retirer sa main. Retirer son bras. Retirer sa tête pour éviter un coup. L'assassin retira son poignard ruisselant de sang.
RETIRER signifie encore Tirer une personne, une chose d'un lieu où elle avait été mise, où elle était entrée. Retirer un homme de prison. Retirer un enfant du collège. Retirer un seau du puits. Retirer des effets qui étaient en gage. Retirer de l'argent d'une banque. Retirer la clef de la serrure. Fig., Retirer quelqu'un d'un mauvais pas.
Retirer une pièce de théâtre, En faire cesser l'étude ou les représentations. L'auteur retira sa pièce à la troisième représentation.
Retirer son enjeu, Reprendre ce qu'on avait mis au jeu; et, figurément, Se retirer d'une entreprise, d'une affaire où l'on courait quelques risques.
Fig. et fam., Retirer son épingle du jeu, Se dégager d'une affaire, d'une intrigue dangereuse. On dit plutôt aujourd'hui : Tirer son épingle du jeu.
Fig., Retirer quelqu'un du vice, de la débauche, etc., Faire en sorte qu'il ne s'y livre plus.
RETIRER signifie, au figuré, Reprendre, enlever. On lui a retiré son emploi, sa jonction.
Retirer sa parole, Se dégager de la promesse qu'on avait faite, de la parole qu'on avait donnée.
Retirer son amitié, sa protection, son estime, sa confiance, etc., Cesser de les accorder. On dit dans un sens analogue, en langage de dévotion : Dieu retire sa grâce.
Retirer son compliment, Ne pas faire un compliment qu'on voulait faire, ou Le rétracter quand on l'a fait.
Retirer un mot, Demander qu'un mot qui vous est échappé soit regardé comme non avenu. Je retire ce que j'ai dit.
Dans le langage politique, Retirer une proposition, un projet de loi se dit Quand celui qui les avait soumis à une assemblée demande qu'ils ne soient pas l'objet d'une discussion ou d'un vote. Le gouvernement retira le projet de loi. Retirez-vous votre amendement?
Retirer sa proposition se dit aussi dans le langage ordinaire. Je vous avais demandé si vous vouliez entrer dans cette affaire, je retire ma proposition.
RETIRER, en parlant des Choses qui produisent un revenu, signifie Percevoir, recueillir. Savez-vous combien il retirait de sa charge? Il retire tant da cette maison, de cette ferme.
Il s'emploie figurément dans cette acception et il se dit en bonne et en mauvaise part. Retirer de la gloire, retirer de grands avantages de quelque chose. Au lieu du profit qu'il espérait, il n'en a retiré que de la honte et du mépris.
SE RETIRER signifie S'en aller, s'éloigner d'un lieu. Une visite plus longue pourrait vous fatiguer, je me retire. Faites en sorte que cet importun se retire. Dès que l'armée parut, les ennemis se retirèrent en bon ordre, en désordre. On lui donna l'ordre de se retirer. Il fit retirer tout le monde.
Se retirer d'un concours, Cesser d'y prendre part.
En termes de Jeu, Ce joueur se retire, Il quitte le jeu. Se retirer sur sa perte, sur son gain, Quitter le jeu lorsqu'on perd, lorsqu'on gagne, après un succès, sans attendre de risquer un changement, un retour.
Fig. et fam., Se retirer sur la bonne bouche, Quitter la conversation, le jeu, etc., après un succès, sans attendre et risquer un changement, un retour.
Se retirer de quelqu'un, S'en éloigner, rompre la liaison qu'on avait avec lui. Tous ses amis se retirèrent de lui. Dans le style religieux, Dieu s'est retiré de lui.
SE RETIRER signifie également S'en aller rentrer chez soi, dans sa chambre, etc. Ils se retirèrent chacun chez soi. Elle se retira dans son appartement, pour donner libre cours à sa douleur.
Il se dit quelquefois, absolument, d'une Personne qui rentre chez elle, le soir, pour n'en plus sortir que le lendemain. Pourquoi vous retirer si tôt? Vous voulez déjà vous retirer? Ils ne se sont retirés qu'à minuit.
Il signifie aussi Quitter la profession qu'on exerçait, le genre de vie qu'on menait. Il s'est retiré du barreau. Il s'est retiré du monde. Il s'est retiré des affaires et, absolument, Il s'est retiré.
Il signifie encore Aller dans un lieu pour y établir sa retraite. Il s'est retiré en province, dans son pays, dans ses terres. Se retirer à la campagne. Les anciens solitaires se retiraient dans le désert.
Il signifie encore Se mettre en sûreté, se réfugier. Se retirer en lieu de sûreté. Les voleurs se retirent dans les bois. Les bêtes sauvages se retirent dans leurs tanières. L'armée se retira sur une hauteur.
Il se dit aussi des Choses et signifie Se raccourcir. Le parchemin se retire au feu. Le froid fait retirer les nerfs. Du drap qui se retire à l'eau. Cette toile se retire au blanchissage. On dit plutôt Se rétracter, se rétrécir.
Il se dit, en outre, des Eaux qui rentrent dans leur lit après avoir monté, après avoir débordé. La rivière se retire. Les eaux commencent à se retirer. La mer se retire fort loin dans cette baie à marée basse.
En termes de Marine, La mer se retire, Elle est dans le reflux.
Le participe passé RETIRÉ s'emploie comme adjectif et signifie Qui est écarté, solitaire, qui se trouve loin du monde. Les lieux les plus retirés.
Être retiré, vivre retiré, mener une vie très retirée, Vivre dans la retraite, dans l'éloignement du commerce des hommes.
Il est toujours retiré en lui-même se dit d'un Homme silencieux, qui fuit la société.
RETOMBÉE
n. m.
T. d'Architecture
. Portion d'une voûte ou d'une arcade qui porte sur un mur ou sur un piédroit et qu'on peut poser sans cintre.
RETOMBER
v. intr.
Tomber encore. Il s'était relevé, il est retombé.
Il s'emploie aussi au figuré. Retomber dans une faute qu'on avait déjà commise. Il retombe toujours dans son péché ou, absolument, Il retombe toujours. Cet État est retombé dans la barbarie. Cet homme est retombé dans la misère, Retomber malade.
Absolument, il signifie Être atteint de nouveau d'une maladie dont on croyait être guéri. S'il retombe, il en mourra. On le croyait guéri, il est retombé.
RETOMBER signifie encore Tomber après s'être élevé. La balle est retombée en cet endroit. Les nuages retombent en pluie. Ce jet d'eau retombe droit dans son bassin.
Fig. et fam., Retomber sur ses pieds. Voyez PIED.
RETOMBER se dit aussi de Draperies, de Cheveux qui pendent. Les franges du rideau retombaient jusqu'à terre. Ses longs cheveux retombaient sur ses épaules.
RETOMBER se dit figurément de Pertes, dommages, blâmes, etc., qui sont rejetés sur quelqu'un. La perte retombe sur moi. La honte en retombera sur lui. Les frais du procès retombèrent sur un tel.
Le sang qu'il a versé retombera sur lui, sur sa tête, Il portera la peine du meurtre qu'il a commis.
RETONDRE
v. tr.
T. d'Architecture
. Tailler à la surface d'une construction, en retrancher des ornements. Retondre des ornements.
RETORDAGE ou RETORDEMENT
n. m.
T. d'Arts
. Action de retordre ou Résultat de cette action. Il ne se dit guère qu'en parlant de Fils de lin, de chanvre, de coton, de soie.
RETORDRE
(Il se conjugue comme TORDRE.) v. tr.
Tordre de nouveau. Tordre et retordre du linge mouillé.
Il signifie aussi Tordre à plusieurs tours; et en ce sens il ne se dit guère qu'en parlant du Fil ou de la ficelle, quand on tord deux ou trois brins ensemble. Retordre des fils de chanvre, de soie. Fig. et fam., Donner du fil à retordre à quelqu'un, Lui causer bien du souci, lui susciter bien des embarras. Il n'est pas encore au bout, je lui donnerai bien du fil à retordre. On dit aussi : Il aura bien du fil à retordre.
RÉTORQUER
v. tr.
Retourner contre son adversaire les raisons, les arguments, les preuves dont il s'est servi. Rétorquer un argument, un raisonnement, une preuve. Je lui ai rétorqué, j'ai rétorqué contre lui toutes les raisons qu'il avait alléguées. Cette objection peut se rétorquer.
RETORS, ORSE
adj.
Qui a été retordu plusieurs fois. Du fil retors. De la soie retorse.
Fig. et fam., C'est un homme retors, il est bien retors ou, substantivement, C'est un retors se dit d'un Homme fin, rusé, artificieux.
RÉTORSION
n. f.
Action de rétorquer. Cet argument est sujet à rétorsion. Mesures de rétorsion.
RETOUCHE
n. f.
Action de retoucher ou Résultat de cette action. Il y a des retouches maladroites dans ce tableau. Il a fait des retouches à cette planche gravée. Une photographie sans retouches. Il a apporté d'heureuses retouches au texte de son discours.
RETOUCHER
v. intr.
Toucher de nouveau. Ne touchez plus à cela; si vous y retouchez, vous serez puni.
Il signifie particulièrement Corriger, réformer, perfectionner. Il a retouché à cet ouvrage, à ce tableau. Votre poème est tout à fait au point, il n'y faut plus retoucher.
Il s'emploie aussi comme verbe transitif en ce sens. Retoucher un ouvrage. Il a retouché plusieurs scènes de sa comédie. Retoucher un tableau. Retoucher une photographie.