Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35
Penon
n. m.
T. de Marine
. Girouette faite de petites plumes montées sur des morceaux de liège traversés d'un fil, qu'on laisse flotter au gré du vent pour en connaître la direction; on y substitue souvent une petite flamme d'étamine qui remplit le même objet.
PENSANT, ANTE
adj.
Qui pense, qui est capable de penser. Un être pensant. La faculté pensante.
Bien pensant, mal pensant, se dit de Celui qui a de bonnes ou de mauvaises opinions. C'est un homme bien pensant. Tous les hommes instruits et bien pensants sont de cet avis. Il n'y a que les gens mal pensants qui puissent approuver cela.
PENSÉE
n. f.
Toute opération de l'intelligence. La pensée est le propre, l'essence de l'esprit. La pensée est le plus bel attribut de l'être humain. La dignité de l'homme réside dans la pensée. La pensée consciente l'élève au- dessus des forces de la nature. Le travail de la pensée. Un homme de pensée. Une vie de pensée. Ironiquement, Celui-là n'est pas tourmenté par sa pensée.
En ce sens général, il est souvent pris pour Esprit, réflexion. Qu'avez-vous dans la pensée? Lire dans la pensée de quelqu'un. Pénétrer sa pensée. Je vous laisse à vos pensées. Il m'est venu dans la pensée queà Cela n'est jamais entré dans ma pensée.
Ce traducteur est bien entré, n'est pas bien entré dans la pensée de son auteur, Il a bien pénétré, il n'a pas bien pénétré le sens de son auteur. On dit de même : Il a affaibli, altéré, dénaturé la pensée de l'auteur.
PENSÉE désigne aussi, dans ce sens général, la Façon de penser, le tour habituel, la tendance des opérations intellectuelles chez tel ou tel individu ou chez telle race. La pensée orientale. La pensée d'Israël. La pensée latine. La pensée française. La pensée allemande.
La libre pensée, La pensée de ceux qui n'acceptent point de se tenir dans les limites de la foi et se sont affranchis de tout dogme religieux.
PENSÉE s'emploie, soit au singulier, soit au pluriel, pour désigner Tous les divers résultats des opérations de l'intelligence. Pensée juste, fausse, exacte. Pensée obscure, hésitante, contradictoire. Pensée vive, ingénieuse, spirituelle, fine, délicate, profonde, forte, brillante, lumineuse. Pensée neuve, originale. Pensée banale, commune. Pensée grande, élevée, sublime, basse, vulgaire. Exprimer, formuler sa pensée. Expliquer ses pensées. Développer ses pensées. Comprenez-vous bien ma pensée?
Avoir de mauvaises pensées, Penser à des choses déshonnêtes, méchantes, criminelles.
PENSÉE signifie aussi Méditation, rêverie, et, en ce sens, il ne s'emploie guère qu'au pluriel. Il est enfoncé dans ses pensées. Il se perd, il s'égare dans ses pensées. S'entretenir avec ses pensées.
Il signifie encore Action de penser à quelqu'un, à quelque chose. La pensée des absents le tourmente. La pensée de la mort l'obsède. Il hésite à la pensée des risques qu'il court.
Il signifie aussi Façon de penser, opinion, ce qu'on croit. Je serais fâché que vous eussiez de moi une pensée si contraire à l'amitié qui est entre nous. Sa pensée était qu'il valait mieux tout risquer. Parler contre sa pensée. Votre pensée est fort bonne, est fort juste. Ce n'est pas là ma pensée. Dites librement, naïvement votre pensée.
Entrer dans la pensée de quelqu'un, Comprendre et approuver les motifs qui le font penser de telle manière. J'entre dans votre pensée.
PENSÉE signifie, par extension, Dessein, projet, intention. Exécuter sa pensée. Cette réforme, cette conquête fut la grande pensée du règne. Il a repris sa pensée de l'an dernier. Il a renoncé à la pensée d'un grand voyage. On n'a jamais eu la pensée de vous être désagréable. Dans ces différentes acceptions, on emploie aussi souvent le mot Idée.
PENSÉES désigne, en termes de Littérature, un Recueil de réflexions qui ne sont pas liées ensemble. Les Pensées de Marc-Aurèle. Les Pensées de Pascal. On donne quelquefois ce titre au Recueil factice de pensées extraites de l'oeuvre d'un auteur. Pensées de Cicéron, de Sénèque, de Montaigne.
Arrière-pensée. Voyez ce mot à son ordre alphabétique.
PENSÉE
n. f.
Petite fleur du genre de la violette, à cinq pétales nuancés de violet et de jaune. Bouquet de pensées.
Couleur de pensée, couleur pensée, Couleur intermédiaire entre le pourpre et le violet.
PENSER
v. intr.
Exercer l'activité de l'esprit, accomplir quelque opération de l'intelligence, concevoir, imaginer, réfléchir. " Je pense, donc je suis ", a dit Descartes.
Absolument, Penser est le privilège de la nature humaine. C'est un homme qui pense beaucoup. Il ne dit rien sans y avoir pensé. Pensez-y mûrement. Il a fait cela sans y penser. Laissez-moi le temps, j'y penserai.
PENSER signifie, transitivement, Croire. Il ne dit rien qu'il ne pense. Dites librement ce que vous pensez. J'espère qu'il ne pense pas ce qu'il dit. Que pensez-vous de cet homme? C'est un homme qui pense toujours mal des autres. On pense sur lui bien des choses fâcheuses. Je dis les choses comme je les pense. Je pense cela comme vous. Je sais ce que je dois en penser; je sais ou je ne sais pas qu'en penser. Je ne pense de lui que du bien. Je ne pense de cette affaire ni bien ni mal. La chose n'est pas si facile qu'on le pense. Il pense être plus habile que les autres. Il ne pensait pas être observé. Vous n'en êtes pas où vous pensez. Je pensais qu'il était de vos amis. Je ne pensais pas que vous vous méprendriez sur le sens de mes paroles.
Absolument, Je pense comme vous. Il y a, je pense, dix kilomètres de chez vous chez moi. J'irai vous voir demain, je pense.
Ironiquement et familièrement, Pensez- vous? c'est-à-dire Vous ne dites pas sérieusement ce que vous dites, vous ne le croyez pas véritablement.
À ce que je pense, Voilà ma façon de penser, voilà mon opinion.
Prov., Honni soit qui mal y pense, Il ne faut pas interpréter en mal ce qui peut être innocent.
PENSER, dans le sens d'Avoir une opinion, s'emploie couramment avec un adverbe qualificatif. Bien penser, mal penser, Avoir en morale, en religion, en politique, des opinions conformes à la vérité ou à ce qu'on croit la vérité.
Façon de penser, Opinion, jugement sur quelque chose. Voilà ma façon de penser. Faites- moi connaître votre façon de penser. Il a sur tout cela une façon de penser singulière.
PENSER signifie aussi Avoir des tendances intellectuelles, des préférences d'esprit et de goût. Penser finement, noblement, singulièrement, hardiment. Penser avec justesse. Penser juste.
Il se dit encore transitivement pour Avoir dans l'esprit. C'est un homme qui ne dit jamais ce qu'il pense. Il pense beaucoup de choses qu'il ne dit pas.
Penser tout haut, Faire connaître avec franchise, sans détour, sans réserve, ce qu'on a dans l'esprit.
PENSER,intransitif
, signifie Avoir présent à l'esprit, avoir le coeur occupé de. À quoi pensez-vous? Pensez à moi. Il ne pense qu'à celle qu'il aime.
Il signifie également Se souvenir. Je voulais vous apporter ce livre, je n'y ai plus pensé. Soyez sûr que je penserai à vous.
Il signifie encore Prévoir et pourvoir. Le mal vient sans qu'on y pense. Il nous a reçus admirablement, il a pensé à tout.
PENSER a aussi le sens de Vouloir, de former un dessein, d'avoir une intention. À quoi pensez-vous de vous conduire ainsi? Je suis trop de vos amis pour avoir pensé à vous nuire. Je pensais à aller vous voir hier ou Je pensais aller vous voir. Que pensez-vous faire?
Penser à mal, Avoir quelque mauvaise intention. Faire ou dire une chose sans penser à mal. PENSER signifie encore Être sur le point de, faillir. J'ai pensé mourir.
Le participe passé s'emploie adjectivement et signifie Qui est imaginé, conçu. Chose bien pensée. Cela n'est pas trop mal pensé.
Ouvrage bien pensé, Ouvrage bien conçu, dont les idées sont justes et ordonnées convenablement. Cet ouvrage est aussi bien pensé que bien écrit.
PENSER
n. m.
Pensée. Il n'est guère usité qu'en poésie. De doux, de sinistres pensers.
PENSEUR
n. m.
Celui qui réfléchit fortement, profondément. C'est un penseur. Ce livre est l'ouvrage d'un penseur. Cet écrivain est un profond penseur.
Libre penseur, Celui qui s'est affranchi de tout dogme religieux.
PENSIF, IVE
adj.
Qui est occupé d'une pensée qui l'attache fortement. Je vous trouve bien pensif. Ce discours l'a rendu pensif. Elle est inquiète et pensive. Il avait l'air tout pensif.
PENSION
n. f.
Somme d'argent que l'on donne pour être logé, nourri. Payer pension. Il a payé les deux premiers trimestres de sa pension.
Il se dit aussi du Lieu où l'on est nourri et logé pour un certain prix. Être en pension. Se mettre en pension. Prendre quelqu'un en pension. Pension de famille. J'ai trouvé une pension assez commode. On dit de même Tenir, mettre des chevaux en pension.
Demi-pension, Ce que paie celui qui ne couche pas, qui n'habite pas au lieu où il est en pension, mais qui y prend généralement le déjeuner. Il ne paie qu'une demi-pension, que demi-pension. Il est en demi-pension.
PENSION se dit particulièrement d'une Maison où des enfants sont logés, nourris et instruits, moyennant une certaine somme qui se paie ordinairement par trimestre. Il est maître de pension. Il tient pension. On l'a mis en pension chez un tel. L'éducation est bonne dans cette pension.
Il se dit aussi de la Réunion des enfants que renferme une pension. Une pension nombreuse. Toute la pension est en promenade.
Il se dit encore de Ce qu'un souverain, un État, une institution, un particulier, etc., donne annuellement à quelqu'un, pour récompense de ses services, de ses travaux, ou par munificence, par libéralité. Il a une pension de douze mille francs. Une pension de l'État. Pension de retraite. Pension viagère. Pension réversible. Il vient de toucher le premier trimestre de sa pension. Il a fait une pension à l'ancien précepteur de ses enfants. Liquider une pension.
Pension alimentaire, Celle qu'on donne à une personne pour lui procurer des aliments, pour assurer sa subsistance. Il a légué à son ancien domestique une pension alimentaire et insaisissable.
PENSIONNAIRE
n. des deux genres
. Celui ou celle qui paie pension. Il paie fort bien, c'est un bon pensionnaire. Prendre des pensionnaires. Il ne veut de pensionnaires que pour la table.
Il désigne aussi Celui ou celle qui, moyennant un prix convenu, loge dans une maison d'éducation pour y être instruit. Il s'oppose à Externe. Ce lycée n'a que des externes : il ne prend pas de pensionnaires. Elle est pensionnaire dans un couvent.
Demi-pensionnaire, Celui ou celle qui est en demi-pension.
PENSIONNAIRE désigne encore Celui ou celle qui reçoit une pension d'un État, d'un particulier, etc. Il est pensionnaire de l'État, du gouvernement. Pensionnaire de l'Académie de France à Rome.
Pensionnaire de la Comédie-Française, Comédien qui ne participe point aux bénéfices de la société et qui reçoit un traitement fixe. Il s'oppose à Sociétaire.
PENSIONNAIRE est aussi le Titre qu'on donnait, en Hollande, au premier ministre des États, ainsi qu'au ministre de la régence de chaque ville. Le grand pensionnaire de Hollande ou, par abréviation, Le grand pensionnaire.
PENSIONNAT
n. m.
Établissement particulier où l'on prend en pension des enfants de l'un ou de l'autre sexe pour les instruire. Pensionnat de jeunes filles.
PENSIONNER
v. tr.
Gratifier, doter d'une pension. Le roi, le gouvernement l'a pensionné.
PENSUM
(On prononce Pinsome.)n. m.
Tâche supplémentaire qu'on impose à un écolier pour le punir. On lui a donné en pensum, pour pensum vingt vers latins à traduire mot à mot.
PENT ou PENTA
(EN se prononce IN dans ce mot et dans les sept suivants.)Préfixe emprunté du grec qui signifie Cinq. Il sert à former un certain nombre de mots dont nous donnons ci-dessous les plus usités.
PENTACORDE
n. m.
Lyre des anciens, ainsi nommée parce qu'elle avait cinq cordes.
PENTAGONAL, ALE
adj.
T. de Géométrie
. Qui a la forme d'un pentagone.
PENTAGONE
n. m.
T. de Géométrie
. Qui a cinq angles et cinq côtés. Un pentagone régulier. Un pentagone irrégulier.
Adjectivement, Figure pentagone.
PENTAMÈTRE
adj. m.
T. de Prosodie grecque et latine
. Il ne s'emploie que dans cette expression, Vers pentamètre, Sorte de vers composé de cinq pieds ou mesures, et qui s'accouple avec le vers hexamètre pour former un distique. Les élégies et les épîtres d'Ovide sont composées de vers hexamètres et pentamètres alternés. On dit aussi, substantivement, Un pentamètre, le pentamètre.
PENTANDRIE
n. f.
T. de Botanique
. Classe du système de Linné, qui renferme les plantes dont la fleur a cinq étamines.
PENTAPOLE
n. f.
T. de Géographie ancienne
. Territoire qui comprenait cinq villes principales. La pentapole de Libye.
PENTATHLE
n. m.
T. d'Antiquité
. Nom collectif qui désigne la réunion de cinq espèces de jeux ou combats, auxquels les athlètes s'exerçaient dans les gymnases. Le pentathle comprenait le saut, la course, la lutte, le pugilat et le lancement du disque.
PENTE
n. f.
Inclinaison d'un terrain, d'un plan, d'une surface quelconque sur un autre plan, sur une autre surface. Pente douce, aisée, insensible. Pente rapide. La pente de la montagne, de la colline. La pente est très raide. Il y a une pente douce de ce village à la rivière. Ligne de plus grande pente. Le terrain va en pente. Dans la longueur de l'allée, on a sauvé l'inégalité du terrain par une pente imperceptible. La pente de la rivière. Donner de la pente aux eaux. Donner de la pente à une rue pour l'écoulement des eaux.
Il s'emploie figurément et signifie Inclination, propension. Suivre sa pente. C'est sa pente naturelle. Il se laisse aller où l'incline sa pente.
En termes de Tapissier, il désigne une Pièce d'étoffe qui tombe du ciel de lit, du lambrequin ou du bandeau d'une fenêtre. Les pentes du lit. Pente de damas.
Pentes de tente, Parties latérales d'une tente qui pendent verticalement.
PENTECÔTE
n. f.
Fête que l'Église célèbre le cinquantième jour après Pâques, en mémoire de la descente du Saint-Esprit sur les apôtres. Nous serons bientôt à la Pentecôte. Je vous paierai à la Pentecôte. Passer les fêtes de la Pentecôte à la campagne.
PENTÉLIQUE
adj. m.
T. de Beaux-Arts
. Qui provient du mont Pentélique en Attique. Il s'emploie dans cette expression : Marbre pentélique.
PENTIÈRE
n. f.
T. de Chasse
. Voyez PANTIÈRE.
PENTURE
n. f.
Bande de fer clouée transversalement sur une porte, sur une fenêtre, pour la soutenir sur le gond. Il y a de fortes pentures à cette porte.
PÉNULTIÈME
adj. des deux genres
. Avant-dernier, qui précède immédiatement le dernier. La syllabe pénultième.
PÉNURIE
n. f.
Extrême disette. Il y a cette année une grande pénurie de fruits.
Il s'emploie aussi quelquefois absolument et alors il signifie Disette d'argent, pauvreté, misère. Cet homme est dans une grande pénurie.
Il s'emploie encore figurément et signifie Manque, absence. Il y eut alors dans ce pays une pénurie d'hommes éminents.
PÉOTTE
n. f.
Sorte de grande barque en usage sur la mer Adriatique. S'embarquer sur une péotte.
PÉPERIN
n. m.
Pierre volcanique employée dans les édifices anciens et modernes de Rome.
PÉPIE
n. f.
Petite peau blanche qui vient quelquefois au bout de la langue des oiseaux, particulièrement des poules, et qui les empêche de boire et de pousser leur cri ordinaire. Ôter la pépie à une poule, à un oiseau.
Fig. et fam., Avoir la pépie, Avoir très soif.
Fig. et pop., Cet homme n'a pas la pépie, Il boit volontiers.
PÉPIEMENT
n. m.
Petit cri qu'émettent les petits oiseaux; Action de pépier.
PÉPIER
v. intr.
Émettre de petits cris, comme font les petits oiseaux.
PÉPIN
n. m.
Semence qui se trouve à l'intérieur de certains fruits. Un pépin de raisin, de groseille, etc. Les fruits à pépin n'ont pas réussi cette année. Les arbres à pépin se plaisent dans cette terre.
PÉPINIÈRE
n. f.
Terrain où l'on fait des semis d'arbres rangés sur une ou plusieurs lignes et qu'on élève jusqu'à ce qu'ils puissent être transplantés. Planter une pépinière. Faire une pépinière de poiriers. Avoir des ormes, de la charmille en pépinière. Entretenir des pépinières.
Il se dit figurément d'une Institution, d'une école destinée à préparer des jeunes gens à un état, à une profession. Les séminaires sont des pépinières pour l'état ecclésiastique. Le Conservatoire est une pépinière de comédiens et de musiciens.
Par extension, Cette province est une pépinière d'orateurs.
PÉPINIÉRISTE
n. m.
Jardinier qui cultive une pépinière, des pépinières. Adjectivement, Un jardinier pépiniériste.
PÉPITE
n. f.
Morceau d'or natif plus grand qu'une paillette, détaché de sa gangue et roulé par les eaux. On a trouvé dans les terrains aurifères de la Californie et de l'Australie de fort grosses pépites.
Il se dit quelquefois des Morceaux d'autres métaux précieux. Des pépites de platine. PÉPLUM (UM se prononce OME) ou PÉPLOS PÉPLUM (UM se prononce OME) ou PÉPLOS (On prononce l'S.)n. m.
T. d'Antiquité
. Sorte de manteau de laine que les femmes grecques mettaient par-dessus la tunique et qu'elles portaient attaché à l'épaule par une agrafe.
PEPSINE
n. f.
T. de Chimie biologique
. Ferment contenu dans le suc gastrique et agissant au cours de la digestion sur les matières albuminoïdes. Sirop de pepsine. Pilules de pepsine.
PEPTONE
n. m.
T. de Chimie biologique
. Substance résultant de l'action de la pepsine sur les matières albuminoïdes.
PERÇAGE
n. m.
T. d'Arts
. Action de percer ou État de ce qui est percé.
PERCALE
n. f.
Toile de coton, d'un tissu ras et serré, plus fin que le calicot. Une robe, une chemise, un mouchoir de percale. Des rideaux de percale. Percale teinte. Percale de couleur.
PERCALINE
n. f.
Toile de coton légère et lustrée, qui sert principalement à faire des doublures. Percaline verte, rouge, noire. Une robe doublée de percaline.
PERÇANT, ANTE
adj.
Qui perce, qui pénètre. Un poinçon perçant, bien perçant. Cette alêne n'est pas assez perçante. Les tarières, les vilebrequins, les forets sont des instruments perçants.
Fig., Des cris perçants, Des cris aigus. Une voix perçante, Une voix claire et aiguë qui frappe vivement l'oreille. Des yeux perçants, Des yeux vifs et pénétrants. Une vue perçante, Celle qui aperçoit des objets très petits ou très éloignés.
PERÇANT se dit aussi figurément des Traits de satire, de la raillerie.
Fig., Avoir l'esprit perçant, Avoir beaucoup de pénétration d'esprit.
PERCE-BOIS
n. m.
Nom de plusieurs sortes d'insectes qui attaquent le bois.
PERCE-NEIGE
n. f.
Petite plante à fleurs blanches, ainsi nommée parce qu'elle fleurit en hiver.
PERCE-OREILLE
n. m.
Sorte d'insecte dont l'abdomen se termine par deux crochets en forme de tenaille. Des perce-oreilles.
PERCE-PIERRE
n. f.
Voyez PASSE- PIERRE.
PERCE
n. f.
Action de percer. Il ne s'emploie que dans la locution adverbiale En perce, en parlant des Pièces de vin, des tonneaux auxquels on fait une ouverture pour en tirer le liquide. Mettre un tonneau en perce. Cette pièce de vin est en perce.
PERCÉE
n. f.
Ouverture pratiquée soit pour faire un chemin, soit pour se procurer un point de vue. Il y a plusieurs percées dans ce parc. On a fait de nouvelles percées dans cette forêt, afin d'y pouvoir chasser plus aisément. On a pratiqué des percées dans ce mur. De larges percées viennent d'être faites dans cette ville pour faciliter la circulation.
Dans le langage militaire, Faire une percée, Passer de vive force à travers les lignes ennemies.
PERCEMENT
n. m.
Action de percer une chose pour y pratiquer une ouverture ou Résultat de cette action. Le percement d'un mur. Le percement de l'isthme de Suez. Le percement d'une rue. Le percement d'un tunnel.
PERCEPTEUR
n. m.
Celui qui est préposé au recouvrement des impôts. Percepteur des contributions directes.
PERCEPTIBILITÉ
n. f.
Qualité de ce qui est perceptible à nos sens.
PERCEPTIBLE
adj. des deux genres
. Qui peut être perçu. Un impôt perceptible.
Il signifie spécialement Qui peut être perçu par les sens. Perceptible à l'oeil nu. Perceptible au goût, à l'ouïe, à l'odorat.
Il se dit aussi de Ce qui peut être perçu par l'esprit. Il y a dans son discours une ironie à peine perceptible.
PERCEPTION
n. f.
Recette, recouvrement des impositions. La perception des impôts, des contributions.
Il se dit aussi d'un Emploi de percepteur. Il a obtenu une perception.
Il désigne également le Bureau du percepteur. Adressez-vous à la perception.
PERCEPTION désigne, en termes de Philosophie, l'Acte par lequel le sujet prend connaissance des objets qui ont fait impression sur ses sens. Perception distincte, confuse, imparfaite. Perception du son, de la couleur, de la saveur, de l'odeur, de la solidité.
Par extension, on appelle Perception interne ou intérieure la Connaissance que prend le sujet de ses états de conscience.
PERCEPTION désigne aussi, par extension, Ce que l'esprit perçoit. Les perceptions sensibles.
PERCER
v. tr.
Traverser en faisant un trou, une ouverture. Percer une planche, un morceau de bois. Percer un mur. Percer un isthme, une montagne. Percer une forêt. Percer de part en part. Percer d'outre en outre. Percer un abcès. Il reçut un coup d'épée qui lui perça la poitrine, qui lui perça le coeur. Il s'est percé la main avec un canif. Elle s'est fait percer les oreilles pour mettre des boucles. Par extension, Un vêtement percé au coude. Une poche percée. Il porte des souliers percés.
Percer un homme de coups, Lui faire plusieurs blessures avec une épée, avec un poignard.
Les os lui percent la peau se dit, par exagération, d'une Personne, d'un animal fort maigre. Percer un tonneau, une barrique, une feuillette, etc., Y faire une ouverture pour en tirer le vin.
Chaise percée. Voyez CHAISE.
Une forêt bien percée, Une forêt traversée par de grandes et belles routes, par de larges allées bien disposées.
Fig. et fam., C'est un panier percé, C'est un homme qui dépense tout ce qu'il a, qui ne saurait garder d'argent.
Par exagération, Crier à percer les oreilles, Pousser des cris aigus, des cris perçants.
Fig., Cela perce le coeur se dit en parlant des Choses qui font éprouver une vive affliction. On dit dans le même sens : J'ai le coeur percé de voir un tel spectacle, d'apprendre une pareille nouvelle.
PERCER signifie aussi Pénétrer, passer à travers. La pluie a percé ses habits. La pluie ne perce point cette étoffe.
Il a été percé jusqu'aux os se dit, par exagération, d'un Homme qui a été extrêmement mouillé par la pluie, ou par l'eau qu'on a jetée sur lui.
Percer les buissons, les halliers, les forêts, Passer au travers des buissons, des halliers, etc.
Percer la foule, Se faire passage à travers la foule.
Le soleil perce les nuages, Les rayons du soleil passent à travers les nuages.
La lumière perce les ténèbres, Elle se fait apercevoir à travers les ténèbres; elle les écarte, elle les dissipe.
Ses cris percent l'air, Ses cris se font entendre au loin, il jette les hauts cris. On dit aussi : Il perce l'air de ses cris.
PERCER signifie aussi Pratiquer une ouverture. Percer une allée dans un parc. Percer une route dans un bois. Percer une rue dans une ville. Percer une croisée, une porte dans un mur. Percer un puits. Percer un tunnel, un canal.
PERCER signifie au figuré Pénétrer, découvrir par les yeux de l'esprit. Il perça les causes les plus secrètes de cet événement.
Percer à jour. Voyez JOUR.
PERCER s'emploie aussi intransitivement pour signifier Se faire ouverture, se frayer un passage. Les dents commencent à percer à cet enfant. Cet abcès a percé de lui-même. Le bois perce à ce jeune faon. Le soleil perce à travers le nuage. Le jour perce à travers les rideaux.
Il signifie, en termes militaires, Faire une percée. Nos troupes ont réussi à percer.
En termes de Vénerie, Le cerf perce, Il tire de long.
PERCER signifie aussi, figurément, Se déceler, se manifester, se faire jour. Son intention perce à travers son silence. Son caractère perce dans tous ses propos. Le secret ne tarda pas à percer. Rien ne perce encore. Rien n'a percé de l'aventure. La vérité perce tôt ou tard.
Il signifie encore Avancer dans une profession, dans le monde, acquérir de la réputation. Cet homme a percé par son mérite. Ce jeune homme commence à percer. Il n'a pas pu percer. Il a fini par percer. Son mérite perce déjà.
PERCEUR, EUSE
n.
Celui, celle qui perce. Perceur de murailles. Perceur de coffres-forts.
Il se dit spécialement, au féminin, des Instruments, des machines-outils servant à percer le bois, le fer, l'acier, etc. Une perceuse.
PERCEVOIR
(Il se conjugue comme RECEVOIR.) v. tr. Recevoir, recueillir. Il ne se dit qu'en parlant de Certaines choses, comme les revenus d'une propriété, des droits, des impôts, etc. C'est lui qui perçoit les revenus de cette propriété. Il fut obligé de rendre cet héritage avec tous les fruits qu'il en avait perçus. Percevoir les contributions. Percevoir l'impôt des patentes. Droits perçus.
En termes de Philosophie, il signifie Prendre connaissance des objets qui ont fait impression sur les sens et en concevoir l'idée. Percevoir une sensation. Percevoir les sons.
PERCHE
n. f.
Poisson d'eau douce, à nageoires épineuses, dont la chair est blanche et ferme.
PERCHE
n. f.
Longue pièce de bois. Pousser un bateau à la perche.
Fig. et fam., C'est une grande perche se dit d'une Personne dont la taille est haute et grêle.
Fig., Tendre la perche, Aider quelqu'un à sortir d'une situation embarrassante.
PERCHE désigne aussi une Ancienne mesure de longueur. Mesurer à la perche. La perche pour mesurer les bois était de vingt-deux pieds.
Il se disait aussi d'une Superficie d'une perche carrée qui équivalait au centième de l'arpent. Une perche de vigne. Six perches de pré.
PERCHE, en termes de Vénerie, désigne le Bois du cerf, du daim, du chevreuil, qui porte plusieurs andouillers.
PERCHER
v. intr.
Se poser sur une perche, sur une branche d'arbre, sur une baguette, etc. Il se dit proprement des Oiseaux. Les coqs et les poules perchent toutes les nuits. Quantité d'oiseaux sont venus percher sur ces arbres.
SE PERCHER s'emploie aussi dans ce sens. Un rossignol est venu se percher sur cette branche.
PERCHER se dit absolument des Oiseaux qui ont l'habitude de se poser sur une branche, sur une baguette. Cet oiseau perche.
Il se dit figurément et familièrement d'une Personne qui se met sur quelque endroit élevé, pour mieux voir ou pour mieux entendre. Comment est-il allé percher, se percher là?
Jouer à chat perché se dit d'un Jeu d'enfant, où l'on ne peut être pris que lorsqu'on touche terre.
Le participe passé s'emploie substantivement dans cette locution : Tirer les faisans au perché, Les tirer lorsqu'ils sont perchés.
PERCHERON
n. m.
Cheval qui vient du Perche et qui est renommé comme cheval propre au trait rapide. Un solide percheron.
PERCHLORURE
n. m.
T. de Chimie
. Composé qui contient la plus grande quantité de chlore qu'il peut renfermer à l'état de combinaison. Le perchlorure de fer.
PERCHOIR
n. m.
Le bâton ou l'ensemble des bâtons où l'on fait percher les oiseaux. Un perroquet sur son perchoir.
PERCLUS, USE
adj.
Qui est impotent de tout le corps ou d'une partie du corps. Il est perclus de tous ses membres. Cette femme est percluse d'un bras, d'une jambe, de la moitié du corps. Il en est demeuré perclus. Il est tout perclus, à moitié perclus.
PERÇOIR
n. m.
Outil servant à percer.
PERCOLATEUR
n. m.
Sorte de grand filtre qui permet de faire du café en grande quantité.
PERCUSSION
n. f.
T. didactique
. Choc résultant de l'action brusque d'un corps sur un autre. Percussion violente, soudaine. Les lois de la percussion des corps, ou simplement de la percussion.
Il se dit aussi, en termes de Médecine, d'une Méthode d'exploration qui consiste à frapper telles ou telles surfaces du corps, pour reconnaître l'état de tels ou tels organes intérieurs.
Instruments de percussion, Instruments dont on joue en les frappant, tels que le tambourin, les timbales, les cymbales, etc.
Fusil à percussion, Fusil dans lequel l'inflammation de la poudre est provoquée par le choc d'un percuteur sur une capsule de fulminate.
PERCUTANT, ANTE
adj.
Il se dit, en termes de Musique, des Instruments dont on joue en les frappant, tels que le tambour, les timbales, le gong.
En termes d'Artillerie, il désigne les Projectiles qui éclatent en touchant un obstacle. Obus percutant, et absolument Un percutant.
PERCUTER
v. tr.
Frapper. Il se dit spécialement, en termes de Médecine, de l'Action de frapper, selon certaines règles, telle ou telle partie du corps pour en reconnaître l'élasticité ou la sonorité ou pour apprécier les réflexes que l'on provoque ainsi.
PERCUTEUR
n. m.
T. de Mécanique
. Pièce agissant par percussion. Il désigne spécialement la Pièce qui, dans les armes à feu, détermine par son choc sur la capsule de fulminate l'inflammation de la poudre.
PERDABLE
adj. des deux genres
. Qui peut se perdre. Ce procès, ce pari n'est pas perdable.
PERDANT, ANTE
n.
Celui, celle qui perd. Il n'est guère usité qu'en parlant d'une Personne qui perd au jeu. Les gagnants et les perdants. Il est du nombre des perdants.
Adjectivement, Les billets, les numéros perdants.
PERDITION
n. f.
Dégât, dissipation. Tout son bien s'en va en perdition. Dans ce sens, il est populaire et il a vieilli.
En termes de Marine, Vaisseau en perdition, Vaisseau qui est en danger de périr.
PERDITION s'emploie surtout dans le langage de la Dévotion et désigne l'État d'une personne qui perd son âme. Il est dans la voie de perdition, dans un état de perdition. Toute cette intrigue est une oeuvre de perdition, un ouvrage de perdition.
Il s'emploie aussi comme synonyme de Perte, de ruine morale. Cette femme va à sa perdition. Un lieu de perdition.
Dans l'Écriture sainte, Le fils de perdition, Judas; et L'enfant de perdition, L'antéchrist.
PERDRE
(Je perds, tu perds, il perd; nous perdons, vous perdez, ils perdent. Je perdais. Je perdis. Je perdrai. Je perdrais. Perds. Que je perde. Que je perdisse. Perdant. Perdu.)v. tr. Être privé de quelque chose qu'on avait, qu'on possédait. Perdre son bien. C'est un homme qui n'a rien à perdre. Ce prince perdit ses États, perdit la couronne. Lorsque les chrétiens perdirent Constantinople. Les ennemis perdirent leurs meilleures troupes dans cette bataille. Perdre sa bourse. Perdre son argent au jeu.
Tout est perdu, Il n'y a plus de ressource, plus d'espérance.
Vous ne perdrez rien pour attendre, Votre paiement, pour être retardé, n'en est pas moins assuré. Il se dit, par extension, pour exprimer que Le retard apporté à quelque chose n'est pas un préjudice et peut même être un avantage. On tarde à vous donner une place, mais vous ne perdrez rien pour avoir attendu. Il se dit aussi, ironiquement et par manière de menace, pour signifier Je vous châtierai, vous serez puni tôt ou tard. Allez, vous ne perdrez rien pour attendre.
Fig., C'est du bien perdu se dit de Tout ce qui s'offre d'agréable ou d'utile à une personne qui ne sait pas ou qui ne peut pas en profiter. Lire de beaux vers devant des gens qui n'ont ni goût ni oreille, c'est du bien perdu.
PERDRE signifie aussi Être privé d'un avantage, d'un profit. Perdre la grâce de Dieu. Il perdit les bonnes grâces du prince. Perdre l'estime, la bienveillance, la faveur, la confiance de quelqu'un. Perdre sa réputation, son crédit, son honneur. Perdre de son crédit, de sa réputation. Perdre son emploi.
Prov., Ce qui est différé n'est pas perdu, Il ne faut pas désespérer d'une chose qui peut n'être que remise.
PERDRE signifie encore Être privé, par la mort ou autrement, d'une personne qu'on aimait, qu'on a sujet de regretter. Ce père a perdu depuis peu un de ses enfants. Il a perdu son père et sa mère. Il a quitté Paris, et nous avons perdu ainsi un bon ami.
Il signifie en outre Être privé de quelque partie de soi, subir la perte ou la diminution sensible de quelque faculté, de quelque avantage physique ou moral que l'on possédait. Perdre un bras, une jambe. Perdre la santé. Perdre la vue. Perdre connaissance. Perdre la raison, l'esprit, le jugement. Perdre la mémoire. Perdre le repos, le sommeil, l'appétit. Perdre sa gaieté. Perdre courage. Perdre l'usage de ses sens.
Perdre la vie, Mourir.
Perdre la parole, l'usage de la parole, Ne plus pouvoir parler. Le malade a perdu la parole depuis vingt-quatre heures. Il signifie aussi Devenir muet de surprise, de crainte, etc. Perdre haleine, l'haleine, perdre la respiration, En venir à respirer difficilement par suite d'un effort, d'une émotion, etc. Courir à perdre haleine.
Fig., Perdre la tête, Devenir fou. Il signifie aussi Ne savoir plus où l'on en est. J'ai tant d'embarras, tant de chagrins, que j'en perds la tête. On dit, dans un sens analogue : Ma tête se perd, je m'égare. Avoir la tête perdue.
Fig. et fam., Il en perd le boire et le manger se dit d'un Homme tellement appliqué à quelque travail qu'il semble négliger toute autre chose. On le dit en général d'une Personne fortement et uniquement occupée de quelque objet.
PERDRE signifie aussi Cesser d'avoir, n'avoir plus. Les arbres ont perdu leurs feuilles. Cette pierre a perdu de sa dureté. La cuisson fait perdre à ces fruits leur âpreté. Cette étoffe a perdu sa couleur, a perdu son lustre, a perdu de son lustre. Cette action perd son prix, perd beaucoup de son prix. Perdre l'aplomb, l'équilibre. J'ai perdu l'envie d'aller là. J'en ai perdu l'espérance. Perdre l'usage, l'habitude. Perdre le souvenir d'une chose. J'ai perdu la bonne opinion que j'avais de lui. Perdre l'estime, l'amitié qu'on avait pour quelqu'un. Il y a de quoi perdre contenance.
Il signifie encore Cesser de suivre ou d'occuper, laisser échapper ou laisser prendre. Perdre son chemin. Il s'arrêta pendant que le cortège marchait, et il perdit son rang. Perdre la file. Les chiens ont perdu la piste, la trace, la voie, les voies de la bête.
Perdre du terrain, Se laisser distancer. Il s'emploie aussi figurément et signifie Reculer dans une affaire, au lieu d'avancer.
Perdre un objet de vue, Cesser de le voir. Ne perdez pas cet enfant de vue. Le vaisseau s'éloigna et nous le perdîmes de vue.
Fig., Perdre de vue une affaire, Cesser de la suivre, de s'en occuper. Perdre quelqu'un de vue, Être longtemps sans en entendre parler.
Perdre le fil d'un discours, Ne pouvoir plus suivre le discours qu'on avait commencé, ne pouvoir plus se ressouvenir de ce qu'on avait à dire. Je ne sais plus où j'en étais, vous m'avez fait perdre le fil de mon discours. On le dit aussi en parlant du Discours d'un autre. Cet orateur a un débit si précipité que l'on perd souvent le fil de son discours.
Perdre pied, Ne plus trouver le fond de l'eau avec les pieds. Il s'emploie aussi figurément et signifie Ne savoir plus où l'on en est, se décontenancer.
Perdre terre se dit d'un Bâtiment qui s'éloigne assez de la terre pour la perdre de vue.
En termes de Marine, sur la Méditerranée : Perdre la tramontane; sur les autres mers : Perdre le nord, Ne plus voir l'étoile polaire, à cause des nuages qui couvrent le ciel; ne plus pouvoir s'aider de la boussole, à cause de l'agitation du vaisseau.
Fig. et fam., Perdre la tramontane, perdre le nord, Être troublé, ne plus savoir où l'on en est, ne plus savoir ce qu'on fait ni ce qu'on dit.
Fig. et fam., Perdre la carte, Se troubler, se brouiller, se confondre dans ses idées. PERDRE signifie également Ne pas entendre, ne pas voir. Il a l'oreille dure et perd une partie de ce qui se dit dans la conversation. J'étais mal placé et j'ai perdu une part du jeu des acteurs. Je l'observais bien et je n'ai pas perdu un seul de ses mouvements.
Il se dit encore pour Égarer. J'ai perdu mon chapeau, mes gants. Nous nous perdîmes dans le bois.
Perdre quelqu'un, Le laisser s'égarer ou L'égarer, le détourner de sa route. Ce guide nous a perdus.
Fig., Je m'y perds, on s'y perd, l'esprit s'y perd se dit en parlant d'une Chose si embrouillée qu'on en vient à n'y plus rien comprendre.
Fig., Se perdre en conjectures, Faire mille conjectures entre lesquelles on ne sait que choisir.
PERDRE signifie aussi Faire un mauvais emploi, un emploi inutile de quelque chose, manquer à en profiter. Perdre le temps. Perdre son temps. Perdre sa peine, ses soins, ses pas. Perdre sa jeunesse. Perdre l'occasion. J'ai perdu ma journée. Il m'a fait perdre toute la matinée.
C'est du temps perdu, c'est peine perdue se dit en parlant des Choses pour lesquelles on emploie inutilement du temps, de la peine, soit parce qu'elles ne le méritent pas, soit parce qu'elles ne doivent pas réussir.
Heures perdues, moments perdus, Heures, moments de loisir d'une personne qui est ordinairement très occupée. On ne l'emploie guère que dans les locutions : À mes heures perdues, à ses moments perdus. J'irai vous voir à vos heures perdues. Il fait de la musique à ses moments perdus.
Prov., Un bienfait n'est jamais perdu, Une bonne action trouve tôt ou tard sa récompense.
Prov. et fig., À laver la tête d'un âne, d'un More, on perd sa lessive, On perd les peines qu'on prend pour instruire une personne stupide, indocile, obstinée, ou pour lui faire entendre raison.
Fig., Perdre son latin, Employer, sans succès, son savoir et sa peine. Il a voulu le persuader, il y a perdu son latin.
PERDRE signifie encore Être vaincu en quelque chose par un autre, avoir du désavantage contre quelqu'un ou quelque chose. Perdre une gageure, un pari, un dédit. Perdre la partie. Qui quitte la partie la perd. Perdre partie, revanche et le tout. Il a perdu son procès. Perdre son avantage, sa supériorité.
Il joue à tout perdre se dit de Celui qui expose, tout d'un coup, au hasard tout ce qu'il a, ou les plus grands intérêts dont il soit chargé.
PERDRE s'emploie quelquefois absolument et signifie Ne pas obtenir le gain, le profit, l'avantage qu'on désirait ou qu'on espérait. Vous n'avez pas perdu au change. Il faut savoir perdre pour gagner. J'ai perdu avec un beau jeu. Je ne perds ni ne gagne rien à ce changement.
Jouer à qui perd gagne, Jouer à un jeu où l'on convient que celui qui perdra selon les lois ordinaires gagnera la partie. Il se dit, figurément et familièrement, Lorsqu'un désavantage apparent procure un avantage réel.
Perdre sur une marchandise, La vendre moins cher qu'on ne l'a achetée.
PERDRE signifie aussi Diminuer de valeur, de qualité. Son papier perd tant pour cent. Ce genre de valeurs a beaucoup perdu ces temps derniers. Ce vin perd à être gardé longtemps.
Cet homme, cet ouvrage a beaucoup perdu, On en fait beaucoup moins de cas qu'auparavant.
Ne rien perdre, ne pas perdre à une chose, N'en pas être diminué de valeur, n'en pas éprouver de désavantage. Cet ouvrage n'a rien perdu à être traduit. Cet homme ne perd pas à être connu.
PERDRE signifie au figuré Ruiner, déshonorer, discréditer; causer du préjudice à la fortune de quelqu'un, à sa réputation, à sa santé, etc. C'est un homme qui vous perdra. Il a perdu tous ceux qui se sont opposés à ses desseins. Son inexactitude l'a perdu dans l'esprit de ses chefs. Cette parole imprudente le perdit. La fréquentation de cette maison l'a perdu. Ses débauches le perdront. Vous vous perdrez d'honneur, de réputation. Il se perd par ses folles dépenses. Être perdu de dettes. Être perdu de goutte, de rhumatismes.
C'est un homme perdu se dit d'un Homme dont les affaires, la fortune sont ruinées.
PERDRE signifie aussi Gâter l'esprit, le jugement; Corrompre les moeurs, débaucher. Il a perdu par ses maximes une infinité de jeunes gens. Vous le perdez par vos flatteries. Il s'est perdu par ses fréquentations. Cette jeune fille risque de se perdre.
Femme perdue, Femme de mauvaise vie.
PERDRE signifie encore Gâter, endommager quelque chose. La nielle a perdu les blés. La rivière a débordé et a perdu toutes les récoltes.
Un moment, une indiscrétion peut tout perdre, Il suffit d'un moment, d'une indiscrétion pour compromettre le sort de l'entreprise, pour la faire manquer.
SE PERDRE signifie Faire naufrage. Ce bâtiment s'est perdu sur une côte, contre un rocher. Ces bateaux se sont perdus corps et biens.
Il signifie aussi Disparaître. Il se perdit dans la foule, et je ne pus le retrouver. Un ballon qui se perd dans les nues.
Fig. et fam., Se perdre dans les nues, dans les nuages, S'élever trop haut, exprimer des idées vagues, chimériques.
Fig., Se perdre dans des digressions, Se livrer à des digressions qui font oublier le sujet principal.
Le parfum de cette liqueur, de cette essence s'est perdu, Il s'est dissipé, il s'est évaporé. Ces couleurs, ces nuances se perdent l'une dans l'autre, Elles passent insensiblement de l'une à l'autre, elles se fondent l'une dans l'autre.
Cette rivière se perd dans la terre, sous terre à tel endroit, Elle s'enfonce en terre, elle disparaît à tel endroit. Cette rivière se perd, va se perdre dans telle autre, dans un lac, Elle se jette, elle tombe dans telle autre, dans un lac. On dit à peu près de même Ce fleuve, cette rivière se perd dans les sables.
Le chemin se perd en tel endroit, Il cesse d'être frayé en tel endroit.
Cet usage se perd de jour en jour, De jour en jour on cesse de le suivre, on y renonce. On dit dans le même sens Ce mot s'est perdu, cette acception du mot s'est perdue.
SE PERDRE signifie, dans le langage religieux, Se damner. Beaucoup de pécheurs se perdent par orgueil.
ÊTRE PERDU se dit de Quelqu'un qu'on n'a plus d'espoir de guérir. Ce malade est perdu.
Le participe passé s'emploie adjectivement dans un certain nombre d'expressions :
Pays perdu, Pays écarté.
Balle perdue, Balle qui atteint une personne, une chose qui n'était pas visée.
Puits perdu, Puits dont le fond est de sable et où les eaux se perdent.
Fig., en termes de Maçonnerie, Ouvrages à pierres perdues, à pierre perdue, Construction qu'on établit dans l'eau en y jetant de gros quartiers de pierre. Les fondations de cette digue, de ce môle ont été faites à pierres perdues.
Moulage à cire perdue, Moulage dans lequel la maquette en cire est détruite par l'opération.
Faire flotter du bois à bois perdu, à bûche perdue, Le jeter dans de petites rivières non navigables pour le rassembler à leur embouchure dans de plus grandes rivières et en former des trains.
Fig., À corps perdu, Avec impétuosité, sans songer à se ménager. Se jeter à corps perdu sur quelqu'un. Se jeter à corps perdu dans la mêlée. Il se jette à corps perdu dans les entreprises les plus hasardeuses.
Placer de l'argent à fonds perdus, Placer son argent en viager.
Pain perdu. Voyez PAIN.
Fig., Salle des pas perdus, Grande salle de libre accès, qui sert de vestibule à un édifice public et de promenoir d'attente.
Reprise perdue, Reprise faite de manière qu'on ne l'aperçoive pas et qu'elle se confonde avec le tissu de l'étoffe.
En termes de Peinture, Contours perdus, Contours qui ne tranchent pas sur le fond.
En termes de Guerre, Sentinelle perdue, Sentinelle postée dans un lieu extrêmement avancé. Enfants perdus se disait de Ceux que l'on chargeait des expéditions, des missions les plus périlleuses. Commander les enfants perdus. Il combattit à la tête des enfants perdus. Il se dit, par extension, de Ceux que l'on pousse à faire les premières et les plus périlleuses démarches dans une affaire de parti, ou qui s'y aventurent d'eux-mêmes. C'est l'enfant perdu du parti. Il s'est avancé dans cette affaire en enfant perdu.
Fig., C'est une tête perdue se dit d'une Personne qui montre dans sa conduite, dans ses discours une sorte d'égarement d'esprit.
Prov. et fam., Pour un de perdu, deux de retrouvés se dit en parlant des Choses dont on veut faire entendre que la perte est facile à réparer.
Substantivement, Courir comme un perdu, crier comme un perdu, Courir, crier de toute sa force.
PERDREAU
n. m.
Perdrix de l'année. Une compagnie de perdreaux.
PERDRIGON
n. m.
Sorte de prune. Perdrigon nature. Perdrigon violet. Des prunes de perdrigon.
PERDRIX
n. f.
Oiseau gallinacé de la taille d'un gros pigeon et qui est un excellent gibier. Perdrix grise. Perdrix rouge. Une compagnie de perdrix. Quand les perdrix sont à la pariade. Aller à la chasse aux perdrix. Tuer des perdrix à la remise.
Vin couleur d'oeil de perdrix ou simplement Vin oeil de perdrix, Vin paillet fort vif et fort brillant.
Linge à oeil de perdrix, Linge ouvré, dont la façon représente à peu près des yeux de perdrix.
OEil de perdrix. Voyez OEIL-DE-PERDRIX.
PÈRE
n. m.
Celui qui a un ou plusieurs enfants. Un bon père. Un père tendre. Un père barbare, dénaturé. Être père de plusieurs enfants. Tendresse de père. Amour de père. Avoir des entrailles de père. Il faut honorer son père et sa mère, respecter son père, obéir à son père. Les enfants ne peuvent avoir trop de déférence, trop de respect pour leur père. Cet enfant a perdu ses père et mère.
Un père heureux en enfants, Un père dont les enfants sont sains, bien portants. Un père heureux dans ses enfants, Un père dont les enfants sont bien placés, bien pourvus, ont réussi dans le monde par leur travail et par leur bonne conduite.
Père de famille, Celui qui a femme et enfants, ou qui est veuf avec enfants.
En termes de Procédure, User, prendre soin d'une chose en bon père de famille, se dit en parlant des Choses dont on a le soin et signifie Ménager, administrer une chose avec autant d'économie que le propriétaire lui-même pourrait le faire. On dit dans un sens analogue : Un placement de père de famille. Des valeurs de père de famille.
Père naturel, Celui qui a eu un enfant d'une femme avec laquelle il n'était pas marié. Père légitime, Celui qui a eu un enfant d'un mariage légitime. Père putatif, Celui qui est réputé légalement le père d'un enfant. Père adoptif, Celui qui a adopté quelqu'un pour son enfant.
En termes de Théâtre, Père noble, L'acteur chargé de l'emploi des pères dans la tragédie et dans la haute comédie. On dit dans un sens analogue Jouer les pères nobles.
Grand-père, Le père du père ou de la mère. Grand-père paternel. Grand-père maternel.
PÈRE se dit quelquefois en parlant des Animaux. Le père de ce cheval est normand. Pendant que ces oiseaux sont dans le nid, le père et la mère vont leur chercher de la nourriture.
Il se dit, par extension, des Ascendants, quel que soit leur degré de parenté. Adam, notre premier père, le père des humains.
Nos pères, Nos aïeux, nos ancêtres, ceux qui ont vécu avant nous dans notre pays. Telle était la coutume de nos pères. Nos pères en usaient ainsi.
Le père des croyants, Abraham.
PÈRE se dit aussi de Celui qui joue, d'une certaine manière, un rôle paternel. Père nourricier, Mari de la femme chez qui un enfant a été mis en nourrice.
Père spirituel se dit d'un Prêtre par rapport à celui dont il dirige la conscience.
PÈRE se dit, figurément, de Celui qui a beaucoup fait pour la prospérité, pour le salut, pour le bonheur d'un peuple ou d'une classe nombreuse de personnes, qui agit envers ceux dont il prend soin comme un père agirait envers ses enfants. Cicéron fut appelé le Père de la patrie. Louis XII fut surnommé le Père du peuple. Ce général est le père des soldats. Cet homme est le père des pauvres. Ce maître est un père pour ses élèves.
Il signifie aussi Créateur, fondateur, protecteur. er Hérodote est le père de l'histoire. François I
a été surnommé le Père des lettres.
Les pères conscrits, Les sénateurs de l'ancienne Rome.
PÈRE est aussi le Titre qu'on donne aux membres des congrégations et des ordres religieux. Les pères capucins, les pères de la Trappe, etc. Le père général. Le père supérieur. Le père gardien. Père un tel. Le révérend père un tel. Un père jésuite. Un père dominicain. On dit Mon Père, ou Père un tel.
Dans les Ordres mendiants, Père temporel, Le séculier qui a soin de recevoir les aumônes qu'on leur fait. Un tel était le père temporel des capucins de cette ville.
Le Saint-Père, notre Saint-Père, notre très Saint-Père, le Père des fidèles, Le pape.
Les Pères de l'Église ou, absolument, Les Pères, Les saints docteurs antérieurs au treizième siècle, dont l'Église a reçu et approuvé la doctrine et les décisions sur les choses de la foi ou sur la morale et la discipline chrétiennes. Les Pères de l'Église grecque, de l'Église latine. Les Pères grecs. Les Pères latins. La plupart des Pères pensent que... C'est le sentiment de tous les Pères. Je m'en tiens à la décision des Pères. Les Pères des premiers siècles. Les anciens Pères. C'est un homme qui a lu tous les Pères.
Les Pères du désert, Les anciens anachorètes, qui se retiraient dans les déserts pour y faire pénitence.
Les Pères du concile, Les évêques qui assistent au concile. Tous les Pères du concile furent du même avis.
PÈRE se dit, figurément et familièrement, d'un Homme d'un certain âge que l'on traite avec une familiarité dans laquelle peut entrer une nuance de déférence ou même d'admiration affectueuse. Bonjour, père un tel. Le père Mathurin. Le père Bugeaud.
Pop., Un père la joie, Un rieur, un homme qui excite les autres à la gaieté.
Pop., Un gros père, Un homme qui a de l'embonpoint. Il se dit quelquefois, en plaisantant, d'un Enfant gros et fort. Voyez-vous ce gros père-là?
PÈRE désigne, dans la doctrine chrétienne, la Première personne de la Sainte Trinité, par rapport au Fils, seconde personne. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Dans le langage de l'Écriture, Le Père des miséricordes. On dit aussi Le Père éternel, Dieu.
DE PÈRE EN FILS,loc. adv.
Par hérédité du père au fils. Ils sont goutteux de père en fils. Il se dit aussi de la transmission d'une charge, d'un emploi, etc. Dans cette famille, ils sont notaires de père en fils.
PÉRÉGRIN, INE
adj.
T. de Jurisprudence
. Qui est dans l'état de pérégrinité. Il s'emploie substantivement au masculin.
PÉRÉGRINATION
n. f.
Voyage fait dans des pays éloignés. Il ne s'emploie plus guère qu'au pluriel pour désigner des Allées et venues, des voyages multiples et compliqués. Ses continuelles pérégrinations l'ont épuisé.
PÉRÉGRINER
v. intr.
Voyager par fantaisie, se déplacer.
PÉRÉGRINITÉ
n. f.
T. de Jurisprudence
. État de celui qui est étranger dans un pays.
Vice de pérégrinité, Incapacité résultant de la qualité d'étranger.
PÉREMPTION
n. f.
T. de Procédure
. Sorte de prescription qui détruit et annule une procédure civile, lorsqu'il y a eu discontinuité de poursuites pendant un certain temps limité. Il y a péremption d'instance. La péremption est encourue, est acquise. Empêcher, couvrir la péremption.
PÉREMPTOIRE
adj. des deux genres
. T. de Procédure
. Il n'est guère usité que dans cette locution, Exception péremptoire, Défense qui consiste dans la seule allégation de la péremption. Il y a exception péremptoire.
Il signifie, dans le langage ordinaire, Qui est décisif, contre quoi il n'y a rien à alléguer, à répliquer. Raisons péremptoires. Moyens péremptoires. Réponse péremptoire. Ton péremptoire.
PÉREMPTOIREMENT
adv.
D'une manière péremptoire, d'une manière décisive. Il a répondu péremptoirement.
PÉRENNITÉ
n. f.
Perpétuité; État de ce qui dure très longtemps. La pérennité de la nature. La pérennité de certains usages.
PÉRÉQUATION
n. f.
T. d'Administration
. Égalité, répartition égale. La péréquation de l'impôt. La péréquation des traitements.
PERFECTIBILITÉ
n. f.
Qualité de ce qui est perfectible. La perfectibilité de l'espèce humaine.
PERFECTIBLE
adj. des deux genres
. Qui est susceptible d'être perfectionné ou de se perfectionner. L'homme est de sa nature un être perfectible.
PERFECTION
n. f.
Qualité de ce qui est parfait dans son genre. En ce sens, il n'a point de pluriel. Il faut aspirer à la perfection. Il est difficile d'atteindre, d'arriver à la perfection. Il est encore bien éloigné de la perfection. Approcher de la perfection. Porter un ouvrage à sa perfection. Donner à un ouvrage toute la perfection dont il est susceptible.
Dans le langage religieux, La perfection chrétienne, la perfection de la vie religieuse et, absolument, La perfection, L'état le plus accompli de la vie chrétienne, de la vie religieuse. Travailler à sa perfection.
PERFECTION se dit aussi des Qualités excellentes, soit de l'âme, soit du corps. En ce sens, il est usité surtout au pluriel. Être doué de toute sorte de perfections.
Dans le langage religieux, Les perfections divines, Les qualités qui sont en Dieu à l'état parfait.
Fam., Cette personne est une perfection, Elle a toutes les qualités.
PERFECTION signifie quelquefois Achèvement. Il faut porter cet ouvrage à sa perfection.
EN PERFECTION, À LA PERFECTION,loc. adv. Parfaitement. Cet ouvrier travaille en perfection. Il joue de la flûte en perfection. Elle danse à la perfection.
PERFECTIONNEMENT
n. m.
Action de perfectionner ou Résultat de cette action. Il a apporté un nouveau perfectionnement à sa machine. Les discussions grammaticales contribuent au perfectionnement d'une langue. Conseil de perfectionnement.
PERFECTIONNER
v. tr.
Rendre meilleur, corriger des défauts, faire faire des progrès. Perfectionner un ouvrage, une industrie. Ce peuple perfectionne ce que les autres ont inventé. Perfectionner les procédés d'un art, la méthode d'une science. Perfectionner son goût, son style par l'étude, par le travail, par la lecture.
SE PERFECTIONNER signifie S'améliorer, faire des progrès. Cet ouvrier s'est perfectionné dans son art. Ce jeune homme s'est bien perfectionné par la fréquentation de la bonne société.
PERFIDE
adj. des deux genres
. Qui est déloyal, qui manque à sa foi, à sa parole, ou à la confiance qu'on a mise en lui. Un homme perfide. Une nation perfide. Amant perfide. Substantivement, C'est un perfide. Le perfide m'a trahi.
Il se dit également des Choses où il y a de la perfidie. Il lui a fait un tour bien perfide. Voilà une action bien perfide. Après tant de perfides serments. Des caresses, des louanges perfides. Un sourire perfide.
PERFIDEMENT
adv.
Avec perfidie.
PERFIDIE
n. f.
Déloyauté, manquement de foi, abus de confiance. Insigne perfidie. Quelle perfidie!
Il signifie aussi Action perfide. Commettre une perfidie. Il m'a fait mille perfidies.
PERFOLIÉ, ÉE
adj.
T. de Botanique
. Il se dit d'une Feuille qui embrasse la branche qui la porte. Feuille perfoliée.
Il se dit aussi des Plantes qui ont de semblables feuilles. Plante perfoliée.
PERFORANT, ANTE
adj.
T. didactique
. Qui est propre à perforer, à percer, à pénétrer les corps. Un instrument perforant.
En termes d'Anatomie, Artères perforantes, Artères qui traversent certains muscles. Muscles perforants, Muscles dont les tendons passent à travers ceux d'autres muscles.
PERFORATEUR, TRICE
adj.
T. didactique
. Qui perfore.
Il s'emploie particulièrement au féminin, comme nom, pour désigner une Machine-outil, qui sert à creuser des trous dans la pierre, les roches, les matières dures. Une perforatrice.
PERFORATION
n. f.
T. didactique
. Action de percer quelque chose. La perforation du tympan de l'oreille.
Il se dit aussi d'une Ouverture accidentelle produite par une blessure, une affection interne. La perforation de l'estomac.
PERFORER
v. tr.
T. didactique
. Percer. Estomac perforé. Intestins perforés.
En termes d'Anatomie, Muscles perforés, Muscles qui donnent passage aux tendons des muscles perforants.
PERFORMANCE
n. f.
T. de Sport
. Manière dont s'est comporté un cheval dans une course. Une remarquable performance.
Les performances d'un cheval, Ses antécédents. Les parieurs, avant de jouer aux courses, étudient les performances des chevaux engagés.
Il se dit, par extension, en parlant des Athlètes, coureurs à pied, cyclistes, etc., qui ont pris part à une épreuve sportive et de Ceux qui ont accompli un exploit sportif isolé. La performance du gagnant de l'année dernière a été beaucoup moins brillante dans le Tour de France de cette année. Cette traversée de l'Atlantique en avion est une magnifique performance.
PERGOLA
n. f.
Construction légère, entièrement à claire-voie, faite de poutrelles qui servent de soutien à des plantes grimpantes, et placée dans un jardin ou sur une terrasse.
PÉRI
Particule grecque
qui signifie Autour et qui entre comme préfixe dans la formation d'un grand nombre de mots scientifiques, dont on trouvera ci-après les principaux.
PÉRI
n. f.
On donne ce nom aux Génies féminins qui, dans les contes persans, jouent un rôle analogue à celui des fées dans les nôtres. Une péri.
PÉRIANTHE
n. m.
T. de Botanique
. Enveloppe extérieure de la fleur.
PÉRIBOLE
n. m.
Enceinte sacrée autour des temples anciens. Le péribole du temple de Palmyre était un des plus vastes.
Il se dit aussi, dans l'Architecture moderne, de l'Espace laissé entre un édifice et la clôture qui est autour.
PÉRICARDE
n. m.
T. d'Anatomie
. Sac membraneux dans lequel est logé le coeur. L'inflammation du péricarde. Le coup perça le péricarde.
PÉRICARDITE
n. f.
T. de Médecine
. Inflammation du péricarde.
PÉRICARPE
n. m.
T. de Botanique
. Enveloppe de la graine, des semences. Péricarpe sec. Péricarpe charnu.
PÉRICLITER
v. intr.
Être en péril, aller à la ruine. Il ne se dit guère que des Choses. Cette affaire périclite. Tout l'État périclitait. Sa santé périclite.
PÉRICRÂNE
n. m.
T. d'Anatomie
. Périoste externe du crâne.
PÉRIDOT
n. m.
Sorte de pierre de couleur verdâtre employée en joaillerie.
PÉRIÉGÈTE
n. m.
T. d'Antiquité
. Auteur de description géographique, de récit de voyage. Il ne s'emploie que comme surnom. Pausanias le Périégète.
PÉRIGÉE
n. m.
T. d'Astronomie
. Point de l'orbite d'une planète où elle est le plus proche de la terre. La lune est dans son périgée.
PÉRIGUEUX
n. m.
Pierre noire, fort dure, qu'emploient les verriers, les émailleurs et les potiers.
PÉRIHÉLIE
n. m.
T. d'Astronomie
. Point de l'orbite d'une planète où elle est le plus près du soleil. Une planète à son périhélie.
Il est aussi adjectif des deux genres. Cette planète est périhélie.
PÉRIL
(On prononce l'L.)n. m.
Danger, risque, état où il y a quelque chose de fâcheux à craindre. Péril imminent. Affronter, braver le péril, les périls. Se jeter au milieu des périls. Craindre, éviter, fuir le péril. Échapper au péril. Se dérober au péril. S'exposer au péril pour secourir quelqu'un. Être en péril. Ce malade est en péril de mort. Il y a du péril, beaucoup de péril à faire telle chose. Sortir du péril. Être hors de péril, hors du péril. Être en péril de la vie, de sa vie. Courir un grand péril. Vous ne courez point de péril. Votre argent ne court aucun péril. Je vous servirai au péril de ma vie. Au péril de la mer.
En termes de Procédure, Prendre une affaire à ses risques, périls et fortunes, Se charger de tout ce qui en peut arriver, se charger du bon et du mauvais succès. On dit communément, dans le même sens, Faire une chose à ses risques et périls.
Il y a péril en la demeure, Le moindre retard peut causer du préjudice. Il n'y a pas péril en la demeure, On ne risque rien à attendre.
PÉRILLEUSEMENT
adv.
Dangereusement, avec péril. Marcher périlleusement entre des précipices.
PÉRILLEUX, EUSE
adj.
Qui est dangereux, où il y a du péril. Occasion périlleuse. Poste périlleux. Situation périlleuse. Entreprise périlleuse. Il est périlleux de décider, de parler d'une manière si tranchante. L'affaire est périlleuse.
Saut périlleux. Voyez SAUT.
PÉRIMÈTRE
n. m.
T. de Géométrie
. Contour d'une figure plane. Le périmètre d'un des grands cercles de la sphère.
Il signifie, par extension et dans le langage courant, Surface environnante. Il est interdit de construire dans un certain périmètre autour des forts ou des places fortes.
PÉRINÉE
n. m.
T. d'Anatomie
. Région qui est entre l'anus et les parties sexuelles.
PÉRIODE
n. f.
Intervalle de temps au bout duquel un phénomène ou un groupe de phénomènes se reproduit dans les mêmes conditions.
En termes de Physique, il se dit de l'Oscillation d'un pendule ou d'une onde. Les ondes à courtes périodes sont très employées en télégraphie sans fil.
En termes d'Astronomie, il désigne la Révolution d'un astre tournant autour d'un autre. La période de la lune autour de la terre est de vingt-sept jours sept heures. La période de la planète Neptune autour du soleil est de cent soixante-quatre ans. Le Saros des Chaldéens est la période d'environ dix-neuf ans, au bout de laquelle les éclipses de soleil et de lune se reproduisent dans le même ordre.
PÉRIODE signifie aussi Temps qu'une chose met à accomplir les phases de sa durée.
En termes de Médecine, il désigne les Différentes phases d'une maladie. La période d'accroissement. La période de déclin. Les fièvres intermittentes ont leurs périodes déterminées.
En termes de Géologie, il désigne les Espaces de temps entre lesquels on partage l'histoire de la terre. Périodes géologiques. Période primaire, secondaire, tertiaire, quaternaire. Des sauriens gigantesques ont vécu pendant la période secondaire.
En termes d'Histoire, il désigne aussi un Espace de temps. La période révolutionnaire. La période romantique.
Il s'emploie au même sens dans le langage courant. Il vient de traverser une période difficile. Cette période de sa vie a été la plus intéressante. La période des débuts.
En termes militaires, il se dit dans un sens analogue. Accomplir une période d'instruction, ou absolument une période.
En termes de Grammaire, il désigne l'Enchaînement logique et ordonné de propositions dont le sens complet demeure en suspens jusqu'à leur point final. Période oratoire. Période nombreuse. Période obscure et embarrassée. Arranger, arrondir ses périodes.
En termes de Musique, il se dit dans un sens analogue. Période musicale. Ce compositeur excelle dans l'art de lier et d'arrondir ses périodes.
PÉRIODE est aussi masculin; et alors il désigne le Point, le degré où une chose, une personne est arrivée. Démosthène et Cicéron ont porté l'éloquence à son plus haut période. Il est au plus haut période de la gloire. Cet homme est au dernier période de sa vie.
PÉRIODICITÉ
n. f.
Qualité de ce qui est périodique. On n'a observé la périodicité que d'un petit nombre de comètes. La périodicité de cet ouvrage, de cette publication, de cette statistique.
PÉRIODIQUE
adj. des deux genres
. Qui a ses périodes, qui revient à des temps marqués. Le mouvement des planètes est périodique. Révolution périodique. Fièvre périodique. Retour périodique.
Ouvrage, écrit périodique, Celui qui paraît par livraisons successives, dans des temps fixes et réglés. La presse périodique. Les revues sont des ouvrages périodiques. Substantivement, Un périodique. Les grands périodiques.
En termes d'Arithmétique, Fraction périodique, Fraction décimale dont, à partir d'un certain rang, un chiffre ou un groupe de chiffres se reproduit indéfiniment dans le même ordre.
PÉRIODIQUE signifie aussi, en termes de Grammaire, Qui abonde en périodes, qui procède par périodes. Un style périodique.
PÉRIODIQUEMENT
adv.
D'une manière périodique. Les planètes se meuvent périodiquement. Une fièvre qui revient périodiquement. Ce recueil paraît périodiquement.
PÉRIOSTE
n. m.
T. d'Anatomie
. Membrane fibreuse qui recouvre les os. Le périoste est susceptible de régénérer l'os en cas de fracture.
PÉRIOSTITE
n. f.
T. de Médecine
. Inflammation du périoste.
PÉRIPATÉTICIEN, IENNE
adj.
Qui suit la doctrine d'Aristote. Un philosophe péripatéticien. On dit aussi La doctrine, la philosophie péripatéticienne.
Il s'emploie également comme nom. Un péripatéticien. Les péripatéticiens.
PÉRIPATÉTISME
n. m.
Philosophie péripatéticienne.
PÉRIPÉTIE
(TIE se prononce CIE.)n. f.
Changement subit et imprévu d'un état dans un autre. Il se dit particulièrement des Changements de ce genre qui ont lieu dans les pièces de théâtre, les romans, etc. La péripétie est bien amenée dans cette pièce. Une péripétie ingénieuse, touchante, inattendue. Ce roman, ce poème abonde en péripéties qui renouvellent et accroissent sans cesse l'intérêt.
Il se dit, par extension, des Événements imprévus, des circonstances successives et diverses, des changements de fortune. Il y a eu dans sa vie bien des péripéties. Son existence a été féconde en péripéties.
PÉRIPHÉRIE
n. f.
T. de Géométrie
. Courbe ou surface limitant une aire plane ou un volume.
Il se dit aussi en parlant de la Ceinture d'une ville et de ses faubourgs.
PÉRIPHRASE
n. f.
Figure de langage, tour dont on se sert pour exprimer ce qu'on ne veut pas dire en termes propres. L'oiseau de Jupiter pour l'aigle; les portes du matin pour l'orient sont des périphrases. Une longue périphrase. Une périphrase obscure, embarrassée, entortillée. Ne trouvant pas le mot propre, il s'est servi d'une périphrase.
PÉRIPLE
n. m.
T. de Géographie ancienne
. Navigation autour d'une mer ou autour des côtes d'un pays, d'une partie du monde, etc. Le périple d'Hannon.
Il signifie aussi Récit d'une navigation de ce genre. Arrien nous a laissé un Périple du Pont-Euxin.
PÉRIPNEUMONIE
n. f.
T. de Médecine
. Inflammation de la plèvre. Il est le plus souvent employé comme synonyme de pneumonie. Péripneumonie des bêtes à cornes.
PÉRIPTÈRE
adj. des deux genres
. T. d'Architecture
. Qui est entouré d'une colonnade. Le Parthénon est un temple périptère. Substantivement, Un périptère.
PÉRIR
v. intr.
Prendre fin, cesser d'être.
Il signifie ordinairement Avoir une fin malheureuse, violente. La population, une partie de la population a péri de faim et de misère. Il ne peut manquer de périr. Il périrait plutôt, il aimerait mieux périr que de manquer à sa parole.
Il se dit aussi des Choses et signifie Être détruit. Les vaisseaux périrent corps et biens. Périr au port, dans le port. Les plus grands empires ont péri. Périssent avec eux leurs détestables enseignements!
Par exagération, Périr d'ennui, Être excédé d'ennui. On dit aussi S'ennuyer à périr.
PÉRIR signifie, figurément, Être ruiné, anéanti. La liberté périt par la licence. Les arts périssent s'ils ne sont pas encouragés. Ce genre de commerce a péri.
Il se dit, en termes de Jurisprudence, à propos d'une Instance qu'on a négligé de poursuivre pendant un certain temps. Il a laissé périr son appel. On dit aussi Périmer.
PÉRISCOPE
n. m.
T. d'Optique
. Instrument d'optique permettant, dans les sous- marins ou dans les tranchées, de voir ce qui se passe à la surface de la mer ou du terrain.
PÉRISSABLE
adj. des deux genres
. Qui est sujet à périr; qui est peu durable. Les biens du corps et de la fortune sont périssables, sont fragiles et périssables. Quitter sans regret un monde périssable. Les denrées périssables.
PÉRISSOIRE
n. f.
Embarcation légère et étroite qui se manoeuvre avec une pagaie double.
PÉRISTALTIQUE
adj. des deux genres
. T. de Physiologie
. Qui se fait par contraction. Il n'est guère usité que dans cette locution : Mouvement péristaltique, Mouvement par lequel les intestins se contractant sur eux-mêmes favorisent l'acte de la digestion.
PÉRISTOLE
n. f.
T. de Physiologie
. Le mouvement péristaltique.
PÉRISTYLE
n. m.
T. d'Architecture
. Colonnade intérieure. Les cloîtres à colonnes sont une imitation des péristyles antiques.
Il se dit, par extension, d'une Galerie fermée d'un côté par une colonnade. Le péristyle de la Madeleine. Le péristyle du Louvre. Je vous attendrai sous le péristyle.
Adjectivement, Temple péristyle, Celui qui est orné à l'intérieur de colonnes parallèles aux murs, à distance d'un entrecolonnement.
PÉRISYSTOLE
n. f.
T. de Physiologie
. Intervalle de temps qui est entre la systole et la diastole, entre la contraction et la dilatation du coeur et des artères. La périsystole est insensible dans l'état naturel et ne s'aperçoit que chez les moribonds. Il est peu usité.
PÉRITOINE
n. m.
T. d'Anatomie
. Membrane séreuse qui revêt intérieurement la cavité abdominale. Le coup avait perforé le péritoine.
PÉRITONITE
n. f.
T. de Médecine
. Inflammation du péritoine.
PERLÉ, ÉE
adj.
Qui est orné de perles. Dans ce sens, il n'est guère usité qu'en termes de Blason. Croix perlée. La couronne de comte est perlée.
Il signifie aussi Qui est en forme de perle.
Orge perlé, Grains d'orge dépouillés de leur enveloppe et arrondis par la meule.
Sucre perlé, Sucre auquel les confiseurs ont donné le second degré de cuisson.
PERLÉ signifie, figurément, Qui a les qualités de perfection, de netteté de la perle. Un travail perlé.
Fig. et fam., C'est un ouvrage perlé, se dit d'un Ouvrage de couture ou de broderie, dont les points sont très réguliers, qui est parfaitement bien fait.
PERLÉ se dit figurément, en termes de Musique pour qualifier une Exécution légère et nette, dont les notes se détachent comme une suite de perles. Un jeu perlé.
PERLE
n. f.
Globule ordinairement d'un blanc argentin, à reflets irisés, qui se forme dans certaines coquilles par une extravasation de la substance appelée Nacre. Perle ronde. Perle en poire. Perle plate. Perle baroque. Des perles d'un bel orient. Un collier, un fil, un bracelet, une parure de perles. Enfiler des perles. La pêche des perles.
Gris perle, Couleur approchant de celle des perles. Des bas de soie gris perle.
Perles fines, Les véritables perles. Perles fausses, Les perles d'imitation.
Perles de culture, Perles dont la formation a été provoquée par l'introduction d'un corps étranger dans la coquille de l'huître.
Perles noires, Perles de couleur foncée.
Semence de perles, Les plus petites perles qui se trouvent dans les huîtres perlières.
Fig., Ses dents sont de véritables perles.
Prov. et fig., Jeter des perles devant les pourceaux, Montrer, présenter à quelqu'un des choses dont il est incapable de comprendre le prix; Lui dire quelque chose dont il ne sent pas la délicatesse, la finesse.
PERLE désigne, par extension, de Petites boules de verre, d'émail, de métal, qui sont percées d'un trou et dont on se sert pour faire divers ornements. Une couronne mortuaire en perles.
Prov. et fig., Nous ne sommes pas ici pour enfiler des perles, Nous ne sommes pas ici pour nous amuser à des bagatelles, pour perdre le temps; il faut nous occuper sérieusement.
PERLES, au pluriel, se dit encore des Gouttes d'un liquide, et particulièrement des Gouttes de rosée suspendues à la pointe des herbes.
Il se dit aussi des Globules qui contiennent des préparations pharmaceutiques. Perles d'éther.
Il désigne, en termes d'Architecture, de Petits grains ronds qu'on taille dans les moulures appelées Baguettes.
PERLE se dit figurément et familièrement de Ce qu'il y a de mieux dans son genre. C'est la perle des hommes, des femmes, C'est un homme, une femme des plus estimables, des plus aimables qu'on connaisse. Cette femme de chambre est une perle, Elle est parfaite.
C'est une perle se dit ironiquement d'un Mot, d'une réflexion particulièrement fâcheuse ou ridicule. Il a laissé échapper quelques perles dans son discours. Il est familier.
PERLER
v. intr.
Se détacher en forme de perles. Il ne s'emploie guère que dans cette locution, La sueur lui perlait au front, en parlant des Gouttes de sueur qui paraissent sur le front.
PERLIER, IÈRE
adj.
T. de Zoologie
. Qui produit, qui renferme des perles. Moule perlière. Huître perlière.
PERLIMPINPIN
n. m.
Mot populaire qui ne s'emploie que dans cette locution : Poudre de perlimpinpin. Voyez POUDRE.
PERLURE
n. f.
T. de Vénerie
. Il se dit des Petites inégalités qui se trouvent le long des perches et des andouillers de la tête du cerf, du daim, du chevreuil.
PERMANENCE
n. f.
Durée constante de quelque chose. Une tradition, une erreur, dont on constate la permanence. Un emploi dont la permanence n'est pas assurée.
Il se dit aussi en parlant des personnes et signifie État de celui qui reste, qui demeure longtemps dans le même lieu. Vous me trouverez à mon bureau à toute heure : j'y reste en permanence. Je suis resté là en permanence à vous attendre.
L'assemblée s'est déclarée en permanence, Elle a déclaré qu'elle ne se séparerait pas, qu'elle resterait en séance jusqu'à ce que telle affaire fût terminée.
Commission de permanence, Commission qu'une assemblée délègue à la surveillance des affaires quand elle se sépare.
En termes de Théologie, La permanence du corps de JÉSUS-CHRIST dans l'hostie consacrée, La présence continuée du corps de JÉSUS-CHRIST dans l'Eucharistie.
PERMANENCE désigne aussi un Local dans lequel se tiennent constamment certaines personnes chargées d'un service public ou privé. La permanence d'un député. PERMANENT, ENTE
adj.
Qui est stable, immuable, qui dure constamment. Il n'y a point ici-bas de félicité permanente.
Armées permanentes, Armées qui existent en temps de paix comme en temps de guerre.
PERMANGANATE
n. m.
T. de Chimie
. Sel de l'acide permanganique. Permanganate de potasse.
PERMANGANIQUE
adj. des deux genres
. T. de Chimie
. Il se dit du Plus oxygéné des acides de manganèse. Acide permanganique.
PERMÉABILITÉ
n. f.
Qualité de ce qui est perméable.
PERMÉABLE
adj. des deux genres
. Qui laisse passer les liquides, les gaz, la lumière, etc. Le verre, l'eau sont perméables à la lumière. Ce drap, ce cuir est très perméable à l'eau, est très perméable.
PERMETTRE
(Il se conjugue comme METTRE.)v. tr.
Donner liberté, pouvoir de faire, de dire. Il n'a fait que ce que la loi lui permettait. Les lois ne permettent pas l'exportation de telle denrée, ne permettent pas le port de certaines armes. Il n'est pas permis de se venger soi-même. Permettez que je m'absente.
Vous me permettrez ou Permettez-moi de vous dire, de vous faire remarquer, Formule de politesse dont on fait usage en disant à quelqu'un une chose contraire au sentiment, à l'opinion qu'il vient de manifester. On dit aussi simplement, dans le même cas, Permettez. On adresse encore cette formule à une Personne à laquelle on cause quelque dérangement.
S'il m'est permis de parler ainsi se dit Quand on se sert d'un mot, d'une manière de parler qui n'est pas usitée, qui peut surprendre et qu'on hasarde.
Fam., Il n'est pas permis à tout le monde de, Il n'est pas donné à tout le monde, tout le monde n'a pas l'avantage de. Il n'est pas permis à tout le monde d'avoir du génie, du talent. Il n'est pas permis à tout le monde de s'élever si haut.
Fam., Permis à vous, Vous pouvez faire tout ce qu'il vous plaira, je ne m'en soucie point. Il se dit ordinairement par indifférence ou par mépris. Permis à vous de le penser, de vous fâcher. On dit à peu près dans le même sens Je vous permets d'en penser ce qu'il vous plaira ou Pensez-en ce qu'il vous plaira, je vous le permets.
PERMETTRE signifie encore Autoriser à faire usage d'une chose. Les médecins lui ont permis le café. La loi de Mahomet ne permet pas le vin.
Il signifie aussi Tolérer. Il faut bien permettre ce qu'on ne peut empêcher. La société permet certains désordres, afin d'en prévenir de plus grands. Dieu permet souvent que les méchants prospèrent.
Dieu a permis que, L'ordre de la Providence, de la justice divine a voulu que. C'était une famille opulente, Dieu a permis qu'elle soit tombée tout d'un coup dans la misère. Dieu permit qu'après tous ces crimes il tombât enfin entre les mains de la justice.
PERMETTRE se dit aussi des Choses; et alors il signifie Donner le moyen, la commodité, le loisir, etc. J'irai vous voir dès que mes affaires me le permettront. Ma santé ne m'a pas permis de sortir. L'état de la mer ne leur a pas permis de s'embarquer.
SE PERMETTRE signifie Se donner la licence de faire des choses dont on devrait s'abstenir. C'est un homme qui se permet beaucoup de choses, qui se permet tout. Elle s'est permis de tenir des propos contre moi. Vous ne devriez pas vous permettre un pareil langage devant une jeune fille.
Je me permettrai de vous dire, de vous faire remarquer, Formule de civilité ou d'adoucissement.
PERMIEN, IENNE
adj.
T. de Géologie
. Il se dit de la Couche géologique située à la partie supérieure des terrains primaires.
PERMIS
n. m.
Permission écrite. Il se dit particulièrement en matière de Douanes et de Police. Demander, obtenir un permis. Il a montré son permis. Permis de séjour. Permis de chasse.
En termes de Chemin de fer, Permis de circulation ou simplement Permis, Billet gratuit.
PERMISSION
n. f.
Autorisation qui donne le pouvoir, la liberté de faire, de dire, etc. Demander, solliciter la permission de faire une chose. Cela ne se peut sans permission. On lui a donné, on lui a accordé la permission de s'absenter, permission de s'absenter. Permission écrite, verbale. Il faut se procurer, il faut obtenir une permission de l'évêque. Par permission des magistrats. Avec la permission de ses supérieurs. User, abuser d'une permission.
Fig. et fam., Abuser de la permission, se dit de Celui à qui l'on peut reprocher de l'excès en quelque chose que ce soit. Il y a six semaines qu'il est établi chez moi, il abuse de la permission, c'est abuser de la permission. Une femme peut être coquette; mais l'être à ce point, c'est abuser de la permission. Il abuse de la permission qu'on a d'être bête.
Avec votre permission, Formule de civilité. Je vous dirai, avec votre permission, que la chose s'est passée un peu différemment. On s'en sert aussi comme d'une sorte d'adoucissement à quelque reproche que l'on veut faire. Mais, avec votre permission, de quel droit pouvez-vous me parler ainsi, me traiter ainsi?
Permission de Dieu, Ordre de la Providence, de la justice divine. Cela est arrivé par la permission de Dieu. C'est une permission de Dieu.
PERMISSION se dit, en langage militaire, d'un Congé, d'une autorisation d'absence. Ces soldats sont en permission, s'en vont en permission, reviennent de permission. Permission de minuit.
PERMISSIONNAIRE
adj. des deux genres
. T. militaire
. Il se dit des Soldats qui ont une permission. Un soldat permissionnaire. La moitié de la section, de la batterie est permissionnaire. Substantivement, Un permissionnaire. Les permissionnaires de dix heures.
PERMUTABLE
adj. des deux genres
. T. didactique
. Qui peut être permuté.
PERMUTANT
n. m.
T. didactique
. Celui qui permute. Il se dit des Personnes qui font ensemble l'échange d'un emploi. Les deux permutants ont passé un acte.
PERMUTATION
n. f.
T. didactique
. Échange. Il se dit en parlant de l'Échange d'un emploi contre un autre. Permutation d'emploi.
Il désigne aussi Différentes manières de disposer des objets à la suite les uns des autres. Les trois lettres A, B, C ont six permutations : abc, acb, bac, bca, cab, cba.
PERMUTER
v. tr.
T. didactique
. Échanger. Il se dit en parlant des Emplois. On lui a permis de permuter l'emploi qu'il avait en province contre un emploi inférieur dans telle administration de Paris. En ce sens, il est vieux.
Absolument, Il voudrait permuter avec un de ses confrères.
PERNICIEUSEMENT
adv.
D'une manière pernicieuse. Cela est pernicieusement imaginé, pernicieusement inventé.
PERNICIEUX, EUSE
adj.
Qui est mauvais, dangereux, qui peut nuire, qui cause ou qui peut causer quelque grand préjudice. Cela est pernicieux pour la santé. Remède pernicieux. Voilà un mets pernicieux.
Il s'emploie plus ordinairement au figuré. Conseil pernicieux. Maxime pernicieuse. Invention pernicieuse. Dessein pernicieux. Cela est d'un exemple pernicieux. Auteur pernicieux. La fréquentation de pareilles gens est pernicieuse.
En termes de Médecine, Fièvre pernicieuse, Sorte de fièvre maligne fort dangereuse.
PÉRONÉ
n. m.
T. d'Anatomie
. Os long et grêle qui se trouve à la partie externe du tibia. Le tibia et le péroné sont deux os de la jambe.
PÉRONNELLE
n. f.
Terme familier dont on se sert en parlant d'une Jeune femme sotte et bavarde. C'est une péronnelle. Vous êtes une péronnelle. Taisez-vous, péronnelle.
PÉRORAISON
n. f.
T. de Rhétorique
. La conclusion d'une harangue, d'un plaidoyer, d'un sermon, d'un discours d'apparat. La péroraison doit être frappante, émouvante. Les péroraisons de Cicéron sont les modèles du genre.
PÉRORER
v. intr.
Parler, discourir longuement et avec une sorte d'emphase. Cet homme ne cause pas, il pérore. Il pérore sans cesse. Avez-vous fini de pérorer? Il est familier.
PÉROT
n. m.
T. d'Eaux et Forêts
. Arbre ou baliveau qui a deux fois l'âge de la coupe du bois, en sorte que, si le bois se coupe tous les vingt-cinq ans, le pérot, au moment de la coupe, en a cinquante.
PÉROU
n. m.
Contrée de l'Amérique méridionale, très riche en mines d'or et d'argent. On met ici ce nom de pays parce qu'il s'emploie figurément dans cette phrase familière : Ce n'est pas le Pérou, Ce n'est qu'un salaire, qu'un profit, qu'un avoir médiocre.
PEROXYDE
n. m.
T. de Chimie
. Nom donné aux oxydes qui contiennent la plus grande quantité possible d'oxygène. Peroxyde de fer, de manganèse, etc.
PERPENDICULAIRE
adj. des deux genres
. T. de Géométrie
. Qui se dirige à angle droit vers une ligne, vers un plan. Perpendiculaire à une droite, Droite faisant un angle droit avec elle. Perpendiculaire à un plan, Droite faisant des angles droits avec toutes les droites du plan. Tirer une ligne perpendiculaire. Le fil à plomb est perpendiculaire au plan horizontal.
Écriture perpendiculaire, Écriture dans laquelle les lignes sont dirigées de haut en bas ou de bas en haut. L'écriture des Chinois et des Japonais est perpendiculaire.
PERPENDICULAIRE s'emploie aussi substantivement, au féminin. Tirer une perpendiculaire, élever une perpendiculaire, abaisser une perpendiculaire. Tirer, élever, abaisser une ligne perpendiculaire.
PERPENDICULAIREMENT
adv.
D'une manière perpendiculaire. Une ligne qui tombe perpendiculairement sur une autre. Mener une ligne perpendiculairement à une autre.
PERPENDICULARITÉ
n. f.
T. didactique
. État de ce qui est perpendiculaire.
PERPÉTRATION
n. f.
Achèvement, accomplissement. Il ne s'emploie guère que dans cette locution : La perpétration d'un crime.
PERPÉTRER
v. tr.
Faire, commettre. Il n'est usité qu'en parlant de Crimes. Perpétrer un crime.
PERPÉTUATION
n. f.
T. didactique
. Action de perpétuer ou Résultat de cette action. La perpétuation de l'espèce.
PERPÉTUEL, ELLE
adj.
Qui ne cesse point, qui dure toujours. Rente annuelle et perpétuelle. Fonder un service perpétuel. Un feu perpétuel brûlait dans le temple de Vesta. Ériger un monument perpétuel. Il règne dans cette contrée un printemps perpétuel.
Neiges perpétuelles, Neiges qui ne fondent jamais.
En termes d'Horticulture, Roses perpétuelles, fraises perpétuelles, Roses, fraises qui fleurissent, fructifient pendant toute la bonne saison. On dit plutôt aujourd'hui Roses, fraises remontantes.
En termes de Physique, Mouvement perpétuel, Mouvement qui, une fois déclenché, se continuerait toujours de lui-même, en produisant un travail, et sans jamais exiger un renouvellement de force motrice. C'est un postulat fondamental de la mécanique que le mouvement perpétuel est impossible.
Fig. et fam., Chercher le mouvement perpétuel, Chercher la solution d'une question insoluble.
Fig. et fam., C'est le mouvement perpétuel se dit d'une Personne qui est toujours en mouvement, qui ne peut rester en place.
PERPÉTUEL se dit aussi de Certaines choses qui durent toute la vie d'un homme. Être condamné à un bannissement perpétuel.
Il se dit en ce sens de Certaines charges, de certaines dignités dont on est pourvu pour toute la vie, à la différence de celles qu'on ne possède que pour un temps limité. Cette dignité, cette fonction est perpétuelle. Dans les cinq sections de l'Institut, les secrétaires sont perpétuels. Secrétaire perpétuel de l'Académie française.
PERPÉTUEL signifie aussi Qui est continuel. Il est dans des exercices perpétuels de pénitence, dans des austérités perpétuelles. Son emploi lui donne un travail perpétuel, une occupation perpétuelle. C'est un tourment perpétuel que de vivre avec de telles responsabilités.
Il signifie encore, par exagération, Qui est fréquent, habituel. Ce sont des vicissitudes perpétuelles. De perpétuelles interruptions. Un changement perpétuel de domestiques. Des plaintes perpétuelles. Des débats perpétuels.
PERPÉTUELLEMENT
adv.
Sans cesse, sans discontinuation; ou, par exagération, Habituellement, fréquemment. On y entend perpétuellement du bruit. Ils sont perpétuellement en querelle.
PERPÉTUER
v. tr.
Rendre perpétuel, faire durer sans cesse, constamment. C'est la génération qui perpétue les espèces. Perpétuer des querelles, des procès. Perpétuer sa gloire, son nom. C'est une ancienne tradition qui s'est perpétuée jusqu'à nous. Les abus se perpétuent d'eux-mêmes.
Se perpétuer dans une charge, Trouver le moyen de se maintenir toujours dans une charge, qu'on ne devait posséder que pour un temps.
PERPÉTUITÉ
n. f.
Durée sans interruption, sans discontinuation. Il allègue pour sa défense l'ancienneté et la perpétuité de la possession. La perpétuité de la religion, de la foi.
À PERPÉTUITÉ,loc. adv.
Pour toujours. Fonder une messe, un service à perpétuité. Des règlements faits pour être observés à perpétuité. Concession d'un terrain de sépulture à perpétuité ou elliptiquement Concession à perpétuité.
Il signifie aussi Pour la vie. Condamné aux travaux forcés à perpétuité.
PERPLEXE
adj. des deux genres
. Qui est dans une grande incertitude, dans une irrésolution pénible sur ce qu'il doit faire. Je suis perplexe. Cela me rend perplexe. Il a l'esprit perplexe.
Il se dit aussi de Ce qui cause de la perplexité, de l'irrésolution. Situation perplexe.
PERPLEXITÉ
n. f.
Irrésolution fâcheuse, incertitude, embarras où se trouve une personne qui ne sait quel parti prendre. Il est dans une grande perplexité, en grande perplexité. Je me trouve dans une étrange perplexité, dans d'étranges perplexités. Cela me jette dans une cruelle perplexité.
PERQUISITION
n. f.
T. de Jurisprudence
. Recherche exacte que l'on fait de quelque chose, de quelque personne. Perquisition à domicile. Le commissaire de police a dressé un procès-verbal de perquisition.
PERQUISITIONNER
v. intr.
T. de Jurisprudence
. Faire une perquisition judiciaire. On a perquisitionné à son domicile.
PERRON
n. m.
Construction extérieure qui est formée de plusieurs marches et d'un palier et qui sert à établir une communication directe entre deux sols de différente hauteur. Ce perron communique du premier étage au jardin. À l'extrémité de la terrasse se trouve un perron. Perron de pierre de taille. Perron en fer à cheval. Perron à double rampe ou Perron double.
Il se dit aussi du Palier lui-même. Il nous a reçu sur le perron.
PERROQUET
n. m.
Oiseau des pays chauds, à bec gros et bombé, qui imite la parole humaine. Perroquet vert. Perroquet gris. Perroquet blanc. Perroquet de diverses couleurs.
Bâton de perroquet, Bâton établi sur un plateau de bois et garni de distance en distance d'échelons sur lesquels le perroquet monte et descend.
Fig. et fam., Cette maison est un bâton de perroquet se dit d'une Maison étroite, à plusieurs étages.
Fig. et pop., De la soupe de perroquet, Du pain trempé dans du vin.
Parler comme un perroquet, Ne parler qu'en répétant ce qu'on a entendu et sans savoir ce qu'on dit. On dit figurément, dans le même sens, C'est un perroquet, ce n'est qu'un perroquet. Réciter comme un perroquet.
PERROQUET, en termes de Marine, se dit du Mât, de la vergue et de la voile qui se gréent au-dessus d'un mât de hune. Mât de perroquet ou, simplement, Perroquet. Vergue de perroquet. Voile de perroquet.
PERRUCHE
n. f.
Oiseau de la famille des Psittacidés, de taille plus petite que le perroquet ordinaire.
Il désigne aussi communément la Femelle du perroquet.
Il se dit figurément d'une Femme prétentieuse et qui parle à tort et à travers.
Il désigne, en termes de Marine, le Mât, la vergue et la voile qui se trouvent au-dessus du perroquet d'artimon. Mât de perruche.
PERRUQUE
n. f.
Coiffure de faux cheveux. Perruque blonde, noire, brune, grise, blanche. Perruque d'homme, de femme. Perruque ronde. Perruque à noeuds. Porter perruque.
Tête à perruque, Tête de bois sur laquelle on pose et l'on accommode des perruques. Il se dit, figurément et familièrement, d'un Vieillard qui tient opiniâtrement à d'anciens préjugés. On dit aussi dans ce sens Vieille perruque.
PERRUQUIER
n. m.
Celui qui fait des perruques.
Il s'est dit aussi autrefois de Celui qu'on nomme aujourd'hui Coiffeur.
On appelle Perruquière la Femme d'un perruquier ou une Ouvrière en perruques.
PERS, ERSE
adj.
D'une couleur entre le vert et le bleu. Minerve aux yeux pers. Un chaperon de couleur perse.