Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Académie française · Chapitre 796 sur 1 033

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Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Prunier

 

n. m.

Arbre de la famille des Rosacées, qui produit les prunes. Prunier en plein vent. Prunier en espalier. Secouer un prunier. Cueillir un prunier.

Fam., Secouer quelqu'un comme un prunier, Le secouer vigoureusement. Cette locution s'emploie aussi figurément et signifie Faire de très vifs reproches à quelqu'un.

 

PRURIGINEUX, EUSE

 

adj.

T. de Médecine

. Qui cause de la démangeaison. Douleur prurigineuse.

 

PRURIGO

 

n. m.

T. de Médecine

. Éruption de petits boutons qui causent de la démangeaison.

 

PRURIT

 

(On prononce le T.).n. m.

T. de Médecine

. Démangeaison vive.

Fig., Un prurit d'honneurs, d'ambition, Un désir d'honneurs vif et impatient, une poussée d'ambition.

 

PRUSSIATE

 

n. m.

T. de Chimie

. Terme par lequel on désigne communément le Cyanure. Voyez ce mot.

 

PRUSSIQUE

 

adj. m.

T. de Chimie

. Terme par lequel on désigne communément un Acide produit par la combinaison de l'hydrogène et du cyanogène. L'acide prussique est un des poisons les plus violents. L'action de l'acide prussique sur le fer donne le bleu de prusse. On l'appelle plus habituellement aujourd'hui CYANHYDRIQUE.

 

PRYTANE

 

n. m.

T. d'Antiquité grecque

. Nom qu'on donnait à Un des premiers magistrats, dans certaines républiques. À Athènes, ce nom était commun aux cinquante sénateurs de la tribu qui avait à son tour la préséance dans le sénat. Le prytane de Corinthe. Le sénat d'Athènes était présidé par le chef des prytanes, dont les fonctions ne duraient qu'un jour. Les prytanes participaient au gouvernement de la république et rendaient la justice.

 

PRYTANÉE

 

n. m.

T. d'Antiquité grecque

. Édifice qui était destiné à l'habitation des prytanes et qui servait encore à d'autres usages civils et religieux. La plupart des villes considérables de la Grèce avaient leur prytanée. Chez les Athéniens, on entretenait dans le prytanée les citoyens qui avaient rendu des services importants ou qui avaient remporté des prix aux jeux Olympiques.

Avant le rétablissement de l'Université, on appelait ainsi une Maison d'instruction publique. Il avait été élevé au prytanée. On appelle encore aujourd'hui Prytanée le Collège militaire de La Flèche.

 

PSALMISTE

 

n. m.

Auteur de psaumes. Ce nom est donné partie particulièrement et par excellence à David. Le Psalmiste est plein de ces sortes d'expressions.

 

PSALMODIE

 

n. f.

Manière de chanter ou de réciter, à l'église, les psaumes et le reste de l'office, toujours sur la même note.

Il se dit figurément d'une Manière monotone de déclamer, de débiter des vers ou de la prose. Le débit de cet acteur est une ennuyeuse psalmodie, une psalmodie continuelle.

 

PSALMODIER

v. intr.

Réciter des psaumes, à l'église, toujours sur la même note. Dans tel ordre, les religieux ne chantent point, ils ne font que psalmodier.

Il s'emploie figurément et signifie Déclamer des vers ou de la prose d'une manière monotone. Il endort son auditoire à force de psalmodier.

Il s'emploie quelquefois transitivement. Psalmodier une prière. Fig., Psalmodier un discours.

 

PSALTÉRION

 

n. m.

T. d'Antiquité

. Instrument de musique à plusieurs cordes que l'on pinçait ou que l'on touchait avec le plectre.

Il se dit aujourd'hui d'un Instrument triangulaire à treize rangs de cordes, les unes d'acier et les autres de laiton, que l'on touche avec une petite verge de fer ou avec un petit bâton recourbé. Jouer du psaltérion.

 

PSAUME

 

n. m.

Cantique religieux. Il se dit particulièrement des Cantiques sacrés composés par David ou qui lui sont communément attribués. Les psaumes sont au nombre de cent cinquante. Le psaume trentième. Le psaume cinquante. Un commentaire sur les psaumes. Traduire les psaumes. Paraphrase sur les psaumes.

Les Psaumes de la Pénitence ou Les Psaumes pénitentiaux et, vulgairement, Les sept Psaumes, Sept psaumes que l'Église a choisis pour servir de prière à ceux qui demandent pardon à Dieu de leurs péchés. Dire les Psaumes de la Pénitence. On lui a donné les sept Psaumes pour pénitence.

 

PSAUTIER

 

n. m.

Recueil des psaumes composés par David ou qui lui sont communément attribués. Savoir le psautier par coeur.

Il se dit aussi d'un Livre, manuscrit ou imprimé, qui contient les psaumes. Le psautier de saint Louis.

 

PSEUDO

Mot tiré du grec, qui s'unit à certains noms pour marquer que la qualité qu'ils expriment est fausse, ou qu'elle ne convient pas à la chose ou à la personne. Pseudo-prophète. Pseudo-acacia. Pseudo-diptère. Pseudo- narcisse. Le pseudo-Frédégaire.

 

PSEUDONYME

 

adj. des deux genres

. Il se dit des Auteurs qui publient des livres, des écrits sous un nom supposé. Il y a eu beaucoup d'auteurs pseudonymes parmi les écrivains de Port-Royal.

Il se dit aussi des Ouvrages mêmes. Ouvrage pseudonyme. Écrit pseudonyme. Poème pseudonyme.

Il s'emploie aussi substantivement et désigne un Nom supposé. Cet écrivain a pris un pseudonyme. C'est le pseudonyme dont il signe certains de ses articles.

 

PSITTACISME

 

n. m.

T. didactique

. Disposition d'esprit qui consiste à répéter les paroles d'autrui à la façon des perroquets.

 

PSITTACOSE

 

n. f.

T. de Médecine

. Maladie des perroquets et des perruches, qui est contagieuse pour l'homme et dont les symptômes rappellent ceux de la grippe et de la typhoïde.

 

PSORA ou PSORE

 

n. f.

T. de Médecine

emprunté du grec. Nom de différentes maladies de la peau, caractérisées par des vésicules et des pustules.

Il se dit aussi quelquefois de la Gale.

 

PSORIASIS

 

n. m.

T. de Médecine

. Inflammation chronique de la peau.

 

PSORIQUE

 

adj. des deux genres

. T. de Médecine

. Qui est de la nature des maladies pustuleuses et particulièrement de la gale. Virus psorique.

Il se dit aussi des Remèdes qu'on emploie contre la gale. Remèdes psoriques.

 

PSYCHANALYSE

 

(Dans ce mot et dans le suivant, CH se prononce K.)n. f. T. didactique

. Méthode d'investigation psychologique qui croit pouvoir déceler dans l'esprit l'existence de souvenirs, désirs ou images, dont la présence subconsciente cause des troubles psychiques ou physiques. L'observation des rêves est un des principaux procédés de la psychanalyse.

 

PSYCHASTHÉNIE

 

n. f.

T. de Médecine

. Faiblesse mentale, état mental morbide.

 

PSYCHÉ

 

n. f.

Grand miroir mobile que l'on peut incliner à volonté, au moyen de deux axes qui l'attachent par le milieu aux deux montants d'un châssis.

 

PSYCHIATRE

 

(Dans ce mot et dans le suivant, CH se prononce K.)n. m. T. didactique

. Médecin qui se spécialise dans la psychiatrie.

 

PSYCHIATRIE

 

n. f.

T. didactique

. Médecine des maladies mentales.

 

PSYCHIQUE

 

adj. des deux genres

. T. de Philosophie

. Qui a rapport à l'âme, aux facultés intellectuelles et morales. Phénomènes psychiques.

 

PSYCHO-PHYSIQUE

 

n. f.

T. didactique

. Étude et spécialement Mesure des relations qui existent entre les phénomènes psychologiques et les conditions physiques où se trouve l'être humain.

Il s'emploie aussi adjectivement.

 

PSYCHOLOGIE

 

(Dans ce mot et dans les quatre suivants, CH se prononce K.)n. f. T. didactique

. Partie de la philosophie qui traite de l'âme, de ses facultés et de ses opérations.

Fam., Manquer de psychologie, Ne pas se rendre compte des sentiments humains. Choisir ce moment pour lui demander un service, c'est manquer de psychologie.

PSYCHOLOGIE se dit aussi, dans le langage courant, d'une Série d'états d'âme. Ce romancier excelle à analyser la psychologie féminine.

 

PSYCHOLOGIQUE

 

adj. des deux genres

. Qui appartient, qui a rapport à la psychologie. Le désir, la passion, la volonté sont des phénomènes psychologiques. Études psychologiques. Méthodes psychologiques.

Fig., Le moment psychologique. Voyez MOMENT.

 

PSYCHOLOGUE

 

n. m.

T. didactique

. Celui qui s'occupe de psychologie.

Il désigne, dans le langage courant, Celui qui a une grande connaissance du coeur humain. Racine est un grand psychologue.

Fam., Il n'est pas psychologue, Il ne se rend pas compte des sentiments d'autrui.

 

PSYCHOSE

 

n. f.

T. de Médecine

qui fait pendant à Névrose et qui désigne d'une façon très générale toutes les Maladies mentales, avec troubles de la perception, du jugement et du raisonnement, par opposition aux états purement névropathiques, tels que la neurasthénie.

Dans le langage usuel, PSYCHOSE désigne plus particulièrement un Trouble des fonctions intellectuelles qui n'est pas proprement la démence, mais plutôt l'obsession. La folie obsidionale, la hantise de l'espionnage sont des psychoses de guerre.

 

PSYLLE

 

n. m.

Charmeur de serpents. Les psylles égyptiens. Les psylles de l'Inde.

 

PTÉRODACTYLE

 

n. m.

T. d'Histoire naturelle

. Genre de reptiles sauriens, qu'on a rangés tantôt parmi les oiseaux, tantôt parmi les poissons et dont on ne connaît que des débris fossiles.

 

PTOMAINE

 

n. f.

T. de Chimie organique

. Alcaloïde provenant de la décomposition des matières animales.

 

PTÔSE

 

n. f.

T. de Médecine

. Chute des organes abdominaux, causée par le relâchement des ligaments viscéraux ou des parois abdominales.

PUANT, PUANTE

 

adj.

Qui sent mauvais, qui a une mauvaise odeur. Herbe puante.

En termes de Chasse, Bêtes puantes, Certaines bêtes, comme les renards, les blaireaux, etc.

Fam. et fig., Mensonge puant, Mensonge grossier et impudent.

PUANT signifie, familièrement, Qui est d'une fatuité, d'une vanité insupportable. Il est puant.

 

PUANTEUR

 

n. f.

Odeur infecte. D'où vient cette puanteur? Quelle puanteur! La puanteur d'un égout.

 

PUBÈRE

 

adj. des deux genres

. T. de Physiologie

. Qui a atteint l'âge de puberté. Sous ce climat, les garçons et les filles sont pubères beaucoup plus tôt que dans nos contrées.

Il signifie, en termes de Jurisprudence, Qui a atteint l'âge où la loi permet de se marier. Suivant la loi romaine, un garçon était pubère à quatorze ans, et une fille à douze.

 

PUBERTÉ

 

n. f.

État des garçons et des filles qui sont en âge de se marier. Les signes de la puberté. Le passage de l'enfance à la puberté. L'époque de la puberté. Elle n'est pas encore dans l'âge de puberté. Les femmes arrivent plus tôt que les hommes à l'âge de puberté.

Âge de puberté signifie aussi Âge auquel la loi permet de se marier. Suivant nos lois, l'âge de puberté est de dix-huit ans pour les garçons, et de quinze ans pour les filles.

 

PUBESCENT, ENTE

 

adj.

T. de Botanique

. Qui est garni de poils fins, courts et mous, plus ou moins rapprochés, mais distincts. Tige pubescente. Feuilles pubescentes.

PUBIEN, IENNE

 

adj.

T. d'Anatomie

. Qui appartient ou qui a rapport au pubis. Symphyse pubienne. Ligaments pubiens.

 

PUBIS

 

(On prononce l'S.)n. m.

T. d'Anatomie

. Os situé à la partie antérieure et supérieure du bassin. On dit aussi adjectivement L'os pubis.

Il se dit encore de l'Éminence triangulaire située à la partie inférieure du bas-ventre, qui se couvre de poils à l'époque de la puberté.

 

PUBLIC, IQUE

 

adj.

Qui appartient à tout un peuple, qui concerne tout un peuple. L'intérêt public. Le trésor public. Les revenus publics. La dette publique. Les fonds publics. Toutes les révoltes ont ordinairement pour prétexte le bien public. Le salut public. Le service public. Les services publics. La voix publique est pour lui. L'opinion publique s'est déclarée en sa faveur. Il jouit de l'estime publique. Il brave la clameur publique. Le bonheur public est son ouvrage. Soulager la misère publique. Ceux qui ont été dans les emplois publics, dans les charges publiques. Exercer des fonctions publiques.

Esprit public, L'opinion, le sentiment du public.

Une personne publique, Une personne revêtue d'une partie de l'autorité publique, qui exerce quelque emploi, quelque magistrature.

Les pouvoirs publics, Les organes de l'autorité publique.

Vie publique, Les actions d'un homme revêtu de quelque dignité, ou chargé de quelque emploi, en tant qu'elles ont rapport à cette dignité, à cet emploi; par opposition à Vie privée, La vie particulière et domestique. Il cherche, dans les douceurs de la vie privée, un dédommagement aux soucis de la vie publique.

Ministère public, Magistrature établie près de chaque tribunal, pour y veiller aux intérêts publics et y requérir l'application des lois. Il s'emploie aussi pour désigner le Magistrat qui, dans les causes civiles ou criminelles, porte la parole au nom de la société.

Officier public, fonctionnaire public, Celui qui exerce quelque charge ou fonction publique.

Charges publiques, Les impositions que tout le monde est obligé de payer pour subvenir aux dépenses et aux besoins de l'État.

Droit public, Science qui fait connaître la constitution des États, leurs droits, leurs intérêts, etc.

Édifices publics, Édifices employés aux différents services publics.

PUBLIC signifie aussi Qui est commun, à l'usage de tous. La voie publique. Une place publique. Une promenade publique. Les lieux publics. Les jardins publics.

Femmes publiques, filles publiques, Les prostituées.

PUBLIC signifie aussi Qui est manifeste, qui est connu de tout le monde. C'est une nouvelle qui est déjà publique. Apprendre une nouvelle par le bruit public. Rendre une chose publique. Le cri public s'élève contre lui. La chose n'est pas secrète, elle est publique, tout le monde la sait. Il fait profession publique de vous être dévoué. Cela est de notoriété publique.

Il se dit particulièrement de Ce qui a lieu en présence de tout le monde. Audience publique. Séance publique. Cours public. Débats publics. Affront public.

PUBLIC s'emploie aussi substantivement et se dit du Peuple en général. Travailler pour le public. Servir le public. Se sacrifier pour le public. L'intérêt du public doit être préféré à celui des particuliers. Cela s'est fait aux dépens du public. Il s'est répandu dans le public que... Que dit-on dans le public? Avis au public. Donner un ouvrage au public.

Il se dit, particulièrement, d'un Nombre plus ou moins considérable de personnes, réunies pour assister à un spectacle, pour voir une exposition, etc. Le public a mal accueilli cette tragédie. Satisfaire le goût du public. Les suffrages d'un public éclairé. Un public sévère. Un public indulgent. Un public d'élite. Ce conférencier a son public qui lui est fidèle.

EN PUBLIC,loc. adv.

En présence de tout le monde, à la vue de tout le monde. Paraître en public, Se montrer en public. Parler en public.

 

PUBLICAIN

 

n. m.

Chez les Romains, on appelait ainsi les Fermiers des deniers publics. L'ordre des publicains. Les gens de cette profession étaient odieux parmi les Juifs; c'est pourquoi l'Évangile dit : Il faut le traiter comme un païen et comme un publicain.

Il est quelquefois appliqué, chez les modernes, aux Traitants, aux financiers, à ceux qui se chargent de percevoir les revenus publics; et alors on le prend toujours en mauvaise part. D'avides publicains.

 

PUBLICATION

 

n. f.

Action par laquelle on rend une chose publique et notoire. La publication de la paix. La publication des bans d'un mariage. La publication de l'Évangile.

Il se dit spécialement de l'Action de publier, de faire paraître, de mettre en vente. Je ne sais quelle cause a retardé la publication de son livre. La publication d'un journal, d'un écrit périodique.

Il se dit, par extension, des Ouvrages publiés. Les publications nouvelles.

 

PUBLICISTE

 

n. m.

Celui qui écrit sur le droit public, sur la politique. En ce sens il est vieux.

Il se dit aujourd'hui de Quiconque écrit habituellement dans les feuilles publiques.

 

PUBLICITAIRE

 

adj. des deux genres

. Qui a rapport à la publicité, qui a un caractère de publicité.

 

PUBLICITÉ

 

n. f.

Notoriété publique. La publicité du crime en rend la punition plus nécessaire.

Il signifie plus ordinairement Qualité de ce qui est rendu public. La publicité des débats judiciaires en matière criminelle est consacrée par nos lois. Leurs démêlés ont eu, ont reçu la plus grande publicité. Il a donné toute la publicité possible à ses réclamations.

Il signifie aussi Annonce de caractère commercial par les journaux, les affiches, les prospectus et tous autres moyens de réclame. Frais de publicité. Un office de publicité. Publicité lumineuse. Une débauche de publicité. Une publicité tapageuse, indiscrète, éhontée.

 

PUBLIER

 

v. tr.

Rendre public et notoire. Publier une loi, un édit. Publier un manifeste. Publier la paix. L'Évangile a été publié par toute la terre. La renommée eut bientôt publié un événement si extraordinaire. C'est une chose que je lui avais dite en secret, et il est allé la publier partout. Publier une nouvelle. Publier des bans.

Fam., Publier quelque chose sur les toits, Le divulguer avec éclat.

PUBLIER signifie spécialement Faire paraître, mettre en vente. Publier un livre, un journal.

 

PUBLIQUEMENT

 

adv.

En public, devant tout le monde. C'est une chose qu'il a faite publiquement, il ne s'en est point caché. Je le lui ai déclaré publiquement. Professer publiquement une doctrine dangereuse.

 

PUCE

 

n. f.

Petit insecte parasite qui se nourrit du sang de l'homme et de divers animaux. Un chien plein de puces, couvert de puces. Le saut d'une puce. Piqûre de puces. Morsures de puces. Chercher ses puces. Tuer une puce.

Fig. et fam., Avoir la puce à l'oreille, Être inquiet pour le succès de quelque affaire. Mettre à quelqu'un la puce à l'oreille, Lui inspirer des inquiétudes.

Fig. et pop., Secouer les puces à quelqu'un, L'admonester vigoureusement.

PUCE est aussi adjectif des deux genres et signifie Qui est d'un brun semblable à celui de la puce. Couleur puce. Habit puce. Étoffe puce. Ruban puce.

 

PUCEAU

 

n.

etadj. m.

Garçon qui n'a point connu de femme. Il est grossier.

 

PUCELAGE

 

n. m.

État d'un homme qui n'a point connu de femme, et d'une femme qui n'a point connu d'homme. Avoir son pucelage. Perdre son pucelage. Il est grossier.

 

PUCELLE

 

n. f.

Femme qui n'a point connu d'homme. Une jeune pucelle. Il est familier excepté dans cette expression : La Pucelle d'Orléans, Jeanne d'Arc, qui délivra la ville d'Orléans, assiégée par les Anglais.