Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Académie française · Chapitre 695 sur 1 033

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Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Offensive

 

n. f.

Attaque que l'on fait sans avoir été provoqué par l'adversaire. Prendre l'offensive. Le général, après avoir été longtemps sur la défensive, a pris l'offensive. Les premières offensives de cette armée furent malheureuses. Préparer, déclencher une offensive. Le plein succès d'une offensive.

 

OFFENSIVEMENT

 

adv.

D'une manière offensive.

 

OFFERTOIRE

 

n. m.

T. de Liturgie

. Prière qui, dans la messe, précède immédiatement l'oblation du pain et du vin.

Il désigne aussi la Partie de la messe dans laquelle le prêtre offre à Dieu le pain et le vin avant de les consacrer. Le prêtre en était à l'offertoire.

Il désigne encore Un Morceau de musique composé pour l'orgue et exécuté dans l'intervalle qui se trouve entre le Credo et le Sanctus.

 

OFFICE

 

n. m.

Il se disait autrefois des Devoirs que chacun de nous est tenu de remplir dans la vie privée et sociale. Le Traité des Offices de Cicéron. On dit encore aujourd'hui dans ce sens : C'est l'office d'un bon père, d'un bon fils, d'un bon ami, d'un bon citoyen.

Il signifie aussi Fonction, emploi dont on doit s'acquitter. Il n'a plus de secrétaire, mais sa fille en fait l'office. Mon estomac fait fort bien son office, ne fait plus son office.

Spécialement, en termes de Palais, Le juge a informé d'office, Il a informé sans en être requis et par le seul devoir de sa charge. Avocat, expert nommé d'office, Avocat, expert nommé par le juge. Personne ne s'étant présenté pour défendre l'accusé, un avocat fut nommé d'office par le tribunal.

Fig., Faire quelque chose d'office, Faire quelque chose de son propre mouvement, sans en être requis.

OFFICE se disait encore de Certains emplois, de certaines charges avec juridiction. L'office de connétable, de chancelier, de maréchal de France. Office de la maison du roi. Office de grand maître, de grand aumônier. Être pourvu, être revêtu d'un office. La vénalité des offices. Remplir un office. Dans la plupart des cas, on dit aujourd'hui de préférence CHARGE.

Office de notaire, d'avoué. On dit aujourd'hui Offices ministériels.

Le Saint-Office, La congrégation de l'Inquisition, établie à Rome, le tribunal de l'Inquisition. Il a été détenu deux ans dans les prisons du Saint-Office.

OFFICE signifie aussi Assistance qu'on prête à quelqu'un, service qu'on lui rend. Accordez- moi vos bons offices auprès d'un tel. De bons offices mutuels, réciproques. Je vous demande vos bons offices pour un de mes amis.

Il désigne en outre le Service de l'église, les prières publiques et les cérémonies qu'on y fait. L'office divin. Entendre l'office. Lire l'office. Assister à l'office.

Il désigne aussi la Manière particulière de dire l'office de chaque jour, en raison du mystère ou du saint dont l'Église fait commémoration. L'office du jour. Aujourd'hui, l'office est double, semi-double, simple. L'office de cette fête est fort long. L'office de la Vierge.

Le petit office, Office abrégé de la Vierge.

L'office des morts, Certaines prières que l'Église a réglées en commémoration des morts.

Livre d'office, Livre qui contient les prières chantées ou récitées au service divin.

OFFICE se dit encore de la Partie du bréviaire que tout ecclésiastique, dans les ordres sacrés, est obligé de dire chaque jour; et en ce sens il se joint ordinairement avec l'adjectif possessif. Dire son office.

Il désigne, en termes d'Administration, un Organisme autonome qui est rattaché à un ministère. L'Office national du commerce extérieur. L'Office national de la propriété industrielle.

Il se dit aussi de la Classe de domestiques qui mange à l'office dans une maison. Dans cette maison, l'office est très nombreux.

Il se disait, en outre, de la Fonction de préparer le service de la table. Il désigne aujourd'hui, par extension, le Lieu où se fait cette fonction et où les domestiques prennent leurs repas. Dans ce dernier sens Office est du féminin. Manger à l'office. Une grande office.

 

OFFICIAL

 

n. m.

T. de Droit canon

. Juge ecclésiastique délégué par l'évêque pour exercer en son nom la juridiction contentieuse. L'official de Paris, l'official de Lyon, etc. On le cita devant l'official.

OFFICIALITÉ

 

n. f.

T. de Droit canon

. Juridiction de l'official. L'officialité de Paris, de Lyon, etc. Sentence de l'officialité.

Il désigne aussi le Lieu où l'official rend la justice. Aller à l'officialité. Être mandé à l'officialité.

 

OFFICIANT

 

adj. m.

T. de Liturgie

. Qui officie à l'église. Le prêtre officiant. Substantivement, L'officiant encensa l'autel.

Par analogie, La soeur officiante et substantivement L'officiante, La religieuse qui est de semaine au choeur.

 

OFFICIEL, ELLE

 

adj.

T. d'Administration publique

. Qui émane du gouvernement, qui est déclaré par lui. Lettre officielle. Nouvelle officielle. J'en ai reçu l'avis officiel. La nomination est officielle.

Journal officiel, Feuille quotidienne qui publie les actes du gouvernement, le texte des débats parlementaires, les lois, les règlements, etc.

Un personnage officiel, et, substantivement et très familièrement, Un officiel, Un personnage qui fait partie du gouvernement ou de l'administration.

Candidat officiel, candidature officielle, Candidat, candidature soutenus par le gouvernement.

 

OFFICIELLEMENT

 

adv.

D'une manière officielle. Il n'a pas été encore averti officiellement de sa nomination à ce poste.

 

OFFICIER

 

v. intr.

Célébrer l'office divin à l'église.

Il se dit, plus particulièrement, de Celui qui célèbre une grand-messe, ou qui préside à l'office divin. C'était l'évêque qui officiait à cette cérémonie.

 

OFFICIER

 

n. m.

Celui qui a un office, qui remplit une charge, qui occupe un emploi civil. Dans l'ancienne France, Officier de police. Officier de justice. Les grands officiers de la couronne. On appelait Officiers de l'Académie française le directeur, le chancelier, le secrétaire perpétuel. De nos jours, Officiers ministériels. Voyez MINISTÉRIEL.

Officier de santé se disait d'un Médecin qui exerçait la profession médicale sans le grade de docteur.

OFFICIER se disait autrefois des Serviteurs de grande maison ayant soin de la table et de l'office. Officier de la bouche, du gobelet, du commun.

OFFICIER se dit plus ordinairement de Celui qui, revêtu de tel ou tel grade, exerce le commandement afférent à ce grade, dans l'armée de terre ou de mer. Le grade d'officier le moins élevé est celui de sous-lieutenant. Officier d'infanterie, de cavalerie, d'artillerie. Officier du génie. Officier de marine. Officier au deuxième régiment. Officier d'état-major. Officier breveté. Officier de réserve. Officier de complément.

Officiers généraux, Les généraux de division, les généraux de brigade, les vice- amiraux, les contre-amiraux, ou assimilés.

Officiers supérieurs, Les colonels, les lieutenants-colonels, les commandants, les chefs d'escadron et les officiers de grade correspondant dans les diverses armes de l'armée de terre et dans l'armée de mer.

Officiers subalternes, Les capitaines, les lieutenants, les sous-lieutenants et les officiers de grade correspondant dans les diverses armes de l'armée de terre et dans l'armée de mer.

Sous-officiers désigne Ceux qui ont un grade inférieur à celui de sous-lieutenant.

OFFICIER se dit aussi de Dignitaires d'un degré déterminé de certains ordres. Officier de la Légion d'honneur, Titulaire du grade qui vient immédiatement au-dessus de celui de chevalier. Grand officier, Titulaire du grade qui est au-dessus de celui de commandeur. Officier d'Académie, Titulaire de la décoration universitaire du premier degré. Officier de l'Instruction publique, Titulaire de la décoration universitaire du second degré. On dit aussi Officier du mérite agricole.

 

OFFICIEUSEMENT

 

adv.

D'une manière officieuse. Il ne connaît encore sa nomination qu'officieusement. OFFICIEUX, EUSE

 

adj.

Qui est prompt à rendre de bons offices, serviable. Il est très officieux. Il est vieux. On dit encore toutefois, par extension, Mensonge officieux, Mensonge qu'on se permet pour faire plaisir à quelqu'un, ou pour lui rendre service sans nuire à personne.

OFFICIEUX se dit plus ordinairement à propos de renseignements de source autorisée qui ne sont pas donnés officiellement, qui ne sont donnés qu'à titre de complaisance. Je connais cette nouvelle, non pas d'une manière officielle, mais d'une manière officieuse.

 

OFFICINAL, ALE

 

adj.

T. de Pharmacie

. Qui se trouve dans l'officine. Il n'est guère usité que dans ces expressions : Plantes officinales. Préparations officinales.

 

OFFICINE

 

n. f.

Laboratoire d'un pharmacien, endroit où il prépare ses médicaments.

Il s'emploie aussi figurément et se prend toujours alors dans un sens péjoratif. Cette maison est une officine de calomnie. Ce journal est une officine de fausses nouvelles.

 

OFFRANDE

 

n. f.

Don que l'on offre à Dieu, aux saints ou à l'Église. Offrande agréable à Dieu. Faire une offrande. Les offrandes et les aumônes.

Il se dit encore, par extension, de Tout don que l'on fait à une oeuvre de bienfaisance. Veuillez bien accepter, agréer ma modeste offrande.

Il signifie aussi la Cérémonie qui se pratique aux messes dans lesquelles le prêtre, tourné vers le peuple, présente la paix à baiser et reçoit les offrandes des fidèles. Aller à l'offrande. Donner à l'offrande. Présenter le pain bénit à l'offrande.

 

OFFRANT

 

adj. m.

Celui qui offre. Il n'est usité que dans cette locution, Au plus offrant, À celui qui offre le plus haut prix de la chose mise à l'enchère. On a vendu ces meubles à l'encan et on les a adjugés au plus offrant et dernier enchérisseur.

 

OFFRE

 

n. f.

Action d'offrir ou Ce que l'on offre. Faire une offre. Offre de service. Il m'a fait l'offre de me conduire chez vous. Recevoir une offre. Une offre avantageuse, séduisante, insuffisante. Accepter, agréer des offres. Refuser, rejeter, repousser des offres.

En termes de Commerce, il se dit de la Quantité de produits mise en vente par les fabricants, les marchands, ou de la Quantité de services offerte par les ouvriers, les employés, les domestiques. L'offre et la demande constituent l'état du marché. La loi de l'offre et de la demande.

OFFRE se dit particulièrement, en termes de Jurisprudence, d'un Acte par lequel on propose de payer ce qu'on doit, ou de faire quelque autre chose, afin de prévenir une action judiciaire ou d'arrêter des poursuites. Ses offres ont été reçues en justice, ont été déclarées bonnes et valables. Ces offres sont raisonnables, suffisantes.

 

OFFRIR

 

(J'offre; nous offrons. J'offrais. J'offris. J'offrirai. J'offrirais. Que j'offre. Que j'offrisse. Offert.)v. tr.

Présenter ou proposer quelque chose à quelqu'un, en souhaitant qu'il l'accepte. Offrir un présent. Offrir de l'argent. Il m'offre sa maison, sa protection, son crédit, son secours, ses services. Il m'a offert de venir me chercher. Il s'emploie aussi avec une personne comme complément direct. Il a offert son fils pour les guider. Il s'est offert de lui-même à me servir.

Offrir le bras, la main à quelqu'un, Lui présenter le bras, la main pour l'aider à marcher, ou par civilité.

Fig., Offrir sa main, Proposer à un homme de l'épouser.

Fig., Offrir son nom, Proposer à une femme de l'épouser.

Offrir l'hommage de son respect, de ses respects à quelqu'un, est une Formule de civilité dont on se sert à l'égard de personnes pour lesquelles on a beaucoup de considération.

Offrir le combat, Présenter la bataille, défier l'ennemi.

OFFRIR signifie, en matière de Religion, Faire une offrande, un don en hommage à Dieu. Offrir un sacrifice. Offrir en sacrifice. Offrir de l'encens. Offrir les prémices des fruits de la terre. JÉSUS-CHRIST s'est offert en sacrifice pour nous sauver.

Fig., Offrir à Dieu ses maux, ses douleurs, Les présenter à Dieu, en expiation de ses péchés. OFFRIR se dit aussi en parlant de Ce qu'on propose de donner ou de faire à telle ou telle condition. Il offre un gros prix de cette étude de notaire, de cette charge d'agent de change. Il offre de prendre ma maison à telle ou telle condition.

OFFRIR signifie aussi figurément Présenter à la vue ou à l'esprit. Cette campagne offre aux yeux, aux regards des aspects agréables, n'offre qu'une triste solitude. Le premier objet qui s'est offert à mes yeux. Il ne s'offrira jamais d'occasion plus favorable. Il a pris le premier emploi qui s'est offert. Ce pays offre beaucoup de singularités remarquables. Ce poème offre de grandes beautés.

 

OFFUSCATION

 

n. f.

T. d'Astronomie

. Nom qu'on donne à des Affaiblissements passagers qu'éprouve l'éclat du soleil.

 

OFFUSQUER

 

v. tr.

Empêcher d'être vu. Les nuages offusquent le soleil, offusquent le jour.

Il signifie aussi Empêcher de voir en éblouissant, éblouir. Offusquer la vue. Le soleil m'offusque les yeux. Une trop grande clarté offusque.

Fig., Les vapeurs du vin offusquent le cerveau, les passions offusquent la raison, etc., Les vapeurs du vin troublent le cerveau, les passions troublent la raison, etc. Il est vieux.

Il signifie, au figuré, Choquer, déplaire, donner de l'ombrage. Il n'y a pas de quoi s'offusquer. Y a-t-il là quelque chose qui vous offusque? Cet homme est un envieux qu'offusquent les succès d'autrui.

 

OGIVAL, ALE

 

adj.

T. d'Architecture

. Qui présente des ogives, dont le caractère est l'ogive. Style ogival.

Architecture ogivale, Architecture caractérisée par l'emploi de l'ogive et que l'on appelle ordinairement, mais inexactement, Gothique.

 

OGIVE

 

n. f.

T. d'Archéologie . Chacun des arcs qui, en se croisant en X, soutiennent la voûte dans l'architecture dite gothique. Croisée d'ogives. Voûte d'ogives. Branches d'ogives.

Il se dit parfois, abusivement, des Arcs brisés employés en architecture.

Il désigne, en termes d'Artillerie, la Partie supérieure des obus.

 

OGRE

 

n. m.

Personnage des contes de fées, sorte de monstre, de géant qui passe pour se nourrir de chair humaine. Il a un féminin : OGRESSE.

Fam., Manger comme un ogre, Manger beaucoup, de fort appétit.

 

OH

 

Interjection

qui marque la surprise. Oh! quelle chute! Oh! oh! je n'y prenais pas garde.

Elle sert aussi à donner au sens plus de force. Oh! je me vengerai. Oh! pour cela, non. Oh! combien j'aimerais à le voir! Oh! si nous pouvions réussir! Oh! que ne puis-je vous prouver ma reconnaissance!

 

OHÉ

 

Interjection

servant à appeler familièrement quelqu'un. Ohé, là-bas, arrivez!

 

OÏDIUM

 

(UM se prononce OME.)n. m.

Genre de champignons très petits, dont une espèce s'attaque au raisin, aux feuilles, aux sarments de la vigne et les fait dépérir.

Il se dit, par extension, de la Maladie produite par ces champignons.

 

OIE

 

n. f.

Espèce d'oiseau palmipède, de la même famille que le canard, vivant soit à l'état sauvage, soit à l'état domestique. Oie grasse. Plume d'oie.

Jeu de l'oie, Jeu que l'on joue avec deux dés, sur un carton où il y a, entre autres, des figures d'oies, placées dans un certain ordre.

Contes de ma Mère l'Oie. Voyez conte.

Fig. et fam., C'est une oie se dit d'une Personne sotte et niaise.

Une petite oie blanche se dit d'une Jeune fille très innocente et élevée à l'ancienne mode.

Patte d'oie. Voyez PATTE-D'OIE.

Fig., Petite oie se disait autrefois pour désigner les Bas, le chapeau, les gants et autres accessoires de toilette.

Fig. et fam., Petite oie désignait encore, dans le langage de la galanterie, les Menues faveurs.

 

OIGNON

 

(L'I ne se prononce pas.)n. m.

Plante potagère qui a une racine bulbeuse de forme ronde, communément un peu aplatie, de saveur et d'odeur fortes, composée de plusieurs tuniques ou pellicules qui se recouvrent les unes les autres. Botte d'oignons. Oignon blanc. Oignon rouge. Soupe à l'oignon.

Chapelet d'oignons, Une grande quantité d'oignons attachés ensemble.

Pelure d'oignon, Une des enveloppes de l'oignon. Il se dit figurément d'une Étoffe, d'un papier très mince. Il se dit aussi de la Couleur rose violacée que présente la pellicule de l'oignon. Du vin pelure d'oignon.

Fam., Être couvert comme un oignon, Être très chaudement vêtu.

Par analogie, en termes de Botanique, il se dit du Bulbe de certaines plantes, dont la base produit des racines fibreuses. Dans cette acception, on l'écrit souvent OGNON. Ognon de jacinthe, de tulipe.

OIGNON se dit aussi d'une Certaine callosité douloureuse qui vient aux pieds. Avoir des oignons.

Il se dit également d'une Grosseur de la sole du cheval, qui se manifeste plus souvent en dedans qu'en dehors et qui ne vient presque jamais aux pieds de derrière.

OIGNON se dit encore d'une Montre ancienne, très bombée.

EN RANG D'OIGNONS,loc. adverbiale et familière dont on se sert en parlant de Plusieurs personnes ou de plusieurs choses qui sont rangées sur une même ligne.

 

OIGNONIÈRE

n. f.

Terre semée d'oignons.

 

OÏL

 

n. m.

Ancienne forme du mot Oui. Elle n'est plus employée que dans cette locution, La langue d'oïl, ainsi appelée parce que Oui se disait Oïl, au nord de la Loire, et par opposition à la langue d'oc, qui se parlait au sud de la Loire.

 

OILLE

 

(On prononce OYE.)n. f.

Mot emprunté de l'espagnol. Sorte de ragoût fait de divers légumes et viandes cuits ensemble. On dit aussi OLLA-PODRIDA.

Pot à oille, Grand vase de table fait pour servir l'oille.

 

OINDRE

 

(Il se conjugue comme JOINDRE, mais il est rarement employé.)v. tr. Il signifiait autrefois Frotter d'huile ou de quelque autre matière grasse. On oignait les athlètes pour la lutte. Les anciens se faisaient oindre au sortir du bain.

Prov. et fig., Oignez vilain, il vous poindra; poignez vilain, il vous oindra, En traitant avec égards un homme grossier, on n'en reçoit que de mauvais procédés et, au contraire, en le traitant durement, on en obtient ce qu'on veut.

OINDRE ne s'emploie plus aujourd'hui que dans la langue religieuse et signifie Attoucher quelques parties du corps avec de l'huile consacrée. On oignait les rois de France à leur sacre avec l'huile de la sainte ampoule. On oint les évêques à leur sacre. Oindre un malade avec les saintes huiles. Dans la Confirmation, l'évêque oint avec du saint chrême le front de celui à qui il confère ce sacrement.

Le participe passé OINT s'emploie comme nom et on dit, en termes de l'Écriture sainte : Les rois sont les oints du Seigneur. JÉSUS-CHRIST est appelé, par excellence, l'Oint du Seigneur.

 

OISEAU-MOUCHE

 

n. m.

Nom vulgaire du colibri.