Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Académie française · Chapitre 272 sur 1 033

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Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Cotisation

 

n. f.

Action de se cotiser pour un usage collectif. Ils firent entre eux une cotisation qui produisit la somme nécessaire. Envoyer sa cotisation au trésorier d'une oeuvre. Verser sa cotisation. Réclamer les cotisations.

Il se dit quelquefois pour Quote-part. J'ai donné tant pour ma cotisation.

 

COTISER (SE)

 

v. pron.

Donner, chacun selon ses moyens, de quoi former une certaine somme. Ils se cotisèrent tous et lui firent la somme dont il avait un pressant besoin.

 

COTON

 

n. m.

Sorte de bourre végétale, composée de filaments longs, fins, soyeux, qui enveloppe les graines d'un arbuste appelé Cotonnier. Coton des Indes, de Géorgie, d'Égypte. Coton longue soie. Coton courte soie. Coton brut. Coton filé. Coton cardé. Coton épluché. Balle de coton. Toile de coton. Étoffe de coton. Bas de coton. Matelas de coton. Couverture de coton. Chemise de coton. Bonnet de coton. Papier de coton. Se boucher les oreilles avec du coton.

Fig. et fam., Élever un enfant dans du coton, L'élever trop mollement.

Il se dit, par extension, d'une Espèce de duvet formé de poils longs, entrecroisés et crépus, qu'on observe à la surface des fruits, des feuilles, etc., de certains végétaux.

Il se dit également de Certaine bourre qui enveloppe le bourgeon de la vigne et de quelques autres arbres.

Il se dit aussi figurément du Poil follet qui vient aux joues et au menton des jeunes gens. Son menton commençait à se couvrir du premier coton.

Cette étoffe jette son coton, du coton, se dit d'une Étoffe qui se couvre d'une espèce de bourre, de duvet, semblable à du coton.

Fig. et fam., Filer un mauvais coton se dit de Quelqu'un dont la santé décline au point de donner les plus graves inquiétudes, et aussi de Quelqu'un qui est sur une pente dangereuse où il risque de perdre sa fortune son crédit, sa réputation, sa probité.

COTON-POUDRE. Voyez FULMICOTON.

 

COTONNADE

n. f.

Toute espèce d'étoffe faite de coton. Une pièce de cotonnade.

 

COTONNER (SE)

 

v. pron.

Se couvrir d'un léger duvet analogue au coton.

Il se dit principalement des Étoffes. Le drap d'Espagne se cotonne. Cette toile s'est cotonnée. On dit aussi intransitivement Cette étoffe cotonne.

Ces artichauts, ces raves, ces pommes, etc., se cotonnent, Leur substance devient mollasse et spongieuse comme du coton.

 

COTONNEUX, EUSE

 

adj.

T. de Botanique

. Qui est couvert d'un duvet analogue au coton. Tige cotonneuse.

Il signifie aussi, dans le langage ordinaire, Qui est devenu mollasse et comme spongieux. Pommes, pêches, poires cotonneuses. Fig., Un style cotonneux.

 

COTONNIER, IÈRE

 

adj.

Qui a rapport au coton. Industrie cotonnière.

 

COTONNIER

 

n. m.

Arbuste de la famille des Malvacées qui porte le coton.

 

CÔTOYER

 

(Il se conjugue comme BROYER.) v. tr.

Aller tout le long de. Il faut côtoyer toujours la forêt. Côtoyer la rivière. Leurs navires côtoyaient le rivage. Absolument, Ils n'osèrent prendre le large et ne firent que côtoyer.

 

COTRE

n. m.

T. de Marine

. Petit bâtiment de guerre à un mât dont la grande voile a beaucoup d'étendue.

 

COTRET

 

n. m.

Petit fagot composé de morceaux de bois courts et de médiocre grosseur. Cotret de bois rond, de bois de hêtre, de chêneau, de bois blanc. Un cent, un millier de cotrets.

Il se dit aussi de Chacun des bâtons dont se compose le fagot. Un coup de cotret.

Fam., Être sec comme un cotret, Être maigre et décharné.

Fig. et pop., De l'huile de cotret, Des coups de bâton.

 

COTTAGE

 

n. m.

Mot venu de l'anglais. Petite et élégante maison de campagne. Il habite un charmant cottage.

 

COTTE

 

n. f.

Jupe courte, encore en usage chez les femmes de la campagne.

Il désigne aussi une Sorte de blouse courte ou de Pantalon de travail porté par les ouvriers.

Cotte d'armes, Casaque que les chevaliers, les hommes d'armes mettaient autrefois par- dessus leurs cuirasses.

Cotte de mailles, Chemise faite de mailles ou petits anneaux de fer qui servait autrefois d'arme défensive.

 

COTUTEUR, TRICE

 

n.

Celui, celle qui est chargé d'une tutelle avec un autre.

 

COTYLE

 

n. f.

T. d'Antiquité

. Mesure de capacité pour les liquides et les choses sèches. La cotyle attique valait, à peu près, le quart de notre litre.

En termes d'Anatomie, il désigne la Cavité d'un os dans laquelle un autre os s'articule.

 

COTYLÉDON

 

n. m.

T. d'Anatomie

. Chacun des deux lobes qui forment le placenta.

Il se dit, par analogie, en termes de Botanique, d'une Feuille insérée sur le premier noeud de l'embryon végétal né de graine. Les deux cotylédons d'une fève, d'un haricot, etc.

 

COTYLÉDONÉ, ÉE

 

adj.

T. de Botanique

. Qui est pourvu d'un ou de plusieurs cotylédons. Embryon cotylédoné.

 

COTYLÉDONES

 

n. f.

pl. Genre de plantes à feuilles charnues et concaves qui renferme un grand nombre d'espèces.

 

COTYLOÏDE

 

adj.

T. d'Anatomie

. Qui a la forme d'un cotyle. Cavité cotyloïde de l'os iliaque, Cavité où s'articule le fémur.

 

COU-DE-PIED

 

n. m.

Voyez COU.

 

COU

 

(On dit quelquefois Col devant une voyelle et dans certaines expressions.)n. m. Partie du corps qui joint la tête aux épaules. Les vertèbres du cou. Porter un enfant à son cou. Appréhender quelqu'un au col. Par extension, Le cou d'un cheval, d'un chien. Le cou d'une cigogne, d'un héron. Tordre le cou à un poulet.

Sauter au cou, se jeter au cou de quelqu'un, L'embrasser avec beaucoup d'empressement, de tendresse, d'affection. On dit aussi familièrement Se pendre au cou de quelqu'un, Avoir les bras passés autour de son cou et l'embrasser à plusieurs reprises. Cet enfant est toujours pendu au cou de sa mère.

Fig. et pop., Prendre ses jambes à son cou, Partir au plus vite.

Couper le cou à quelqu'un. Voyez DÉCAPITER.

Fig., Tendre le cou, S'offrir en victime, subir la violence et l'injustice sans résister. Devant cette indigne persécution il ne sut que tendre le cou.

Fam. et par exagération, Se casser le cou, Se blesser en tombant.

Fig. et fam., Mettre la corde au cou à quelqu'un, Le mettre sous sa sujétion. Se mettre la corde au cou, Se mettre sous la domination de quelqu'un.

Fig. et fam., Être plongé jusqu'au cou dans les affaires, dans les plaisirs, Y être profondément engagé.

Cou-de-pied, Partie supérieure et antérieure du pied près de son articulation avec la jambe.

Le col ou le cou d'une bouteille, d'une cruche, d'un matras, etc., Cette partie longue et étroite par laquelle on emplit et on vide ces vases.

 

COUAC

 

n. m.

Onomatopée qui s'emploie pour désigner une Fausse note rendue par une voix ou par un instrument de musique. Ce chanteur, ce soliste a fait un couac.

 

COUARD, ARDE

 

adj.

Qui est poltron, qui n'a point de courage. Il s'est montré couard en présence du danger. Substantivement, Un couard. Il est peu usité au féminin.

 

COUARDISE

 

n. f.

Caractère de celui qui est couard. Il a fait preuve d'une pitoyable couardise.