Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Académie française · Chapitre 36 sur 1 033

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Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Antisepsie

 

n. f.

T. de Médecine

. Ensemble de procédés employés contre les infections microbiennes.

 

ANTISEPTIQUE

 

adj. des deux genres

. T. de Médecine

. Qui a rapport à l'antisepsie. Remède antiseptique.

Il s'emploie comme nom masculin. User des antiseptiques. Un puissant antiseptique.

 

ANTISOCIAL, ALE

 

adj.

Qui est contraire à la société, qui tend à la dissolution de la société. Doctrine antisociale. Principes antisociaux.

 

ANTISPASMODIQUE

 

adj. des deux genres

. T. de Médecine

. Qui combat les spasmes, les convulsions. Potion antispasmodique. Pilules antispasmodiques.

Il s'emploie comme nom masculin. C'est un bon antispasmodique.

 

ANTISTROPHE

 

n. f.

T. de Prosodie grecque

. La seconde stance d'un choeur lyrique, semblable pour la mesure et le nombre des vers à la première, qu'on nommait Strophe. Dans les pièces dramatiques le choeur chantait l'antistrophe en marchant sur le théâtre de gauche à droite, après qu'il avait chanté la strophe en tournant de droite à gauche.

 

ANTISYPHILITIQUE

 

adj. et n. m.

T. de Médecine

. Qui combat la syphilis.

 

ANTITHÈSE

 

n. f.

T. de Rhétorique

. Figure par laquelle on oppose, dans un discours, des choses contraires les unes aux autres. Les antithèses dans cet auteur sont trop fréquentes. Il n'y a rien de solide dans cet ouvrage, je n'y vois que des antithèses froides et puériles.

En termes de Philosophie, il désigne une Proposition contraire à une proposition énoncée qu'on appelle Thèse. Soutenir la thèse et l'antithèse.

 

ANTITHÉTIQUE

 

adj. des deux genres

. Qui tient de l'antithèse. Phrase antithétique. Style antithétique.

 

ANTITOXINE

 

n. f.

T. de Médecine

. Substance sécrétée par l'organisme, dont l'effet est de détruire une toxine.

 

ANTITUBERCULEUX, EUSE

 

adj.

T. de Médecine

. Qui est propre à combattre la tuberculose. Ligue antituberculeuse.

 

ANTIVÉNÉRIEN, IENNE

 

adj.

T. de Médecine

. Qui est propre à guérir les affections vénériennes.

 

ANTONOMASE

 

n. f.

T. de Rhétorique . Figure qui consiste à mettre un nom commun ou une périphrase à la place d'un nom propre, ou un nom propre à la place d'un nom commun. L'Apôtre, pour saint Paul; L'Orateur romain, pour Cicéron; Le père des dieux, pour Jupiter. C'est un Néron, pour dire C'est un prince cruel, un tyran, etc.

 

ANTRE

 

n. m.

Caverne, grotte naturelle. Antre obscur. Antre profond. Se cacher dans un antre. L'antre d'un lion. L'antre de la Sibylle.

Fig., C'est l'antre du lion, Lieu où il est dangereux d'entrer, d'où l'on n'est pas sûr de sortir. On dit aussi ironiquement L'antre de la chicane. L'antre de la réaction.

 

ANUITER (S')

 

v. pron.

S'exposer à être surpris en chemin par la nuit. Si vous m'en croyez, ne vous anuitez pas. Il est vieux.

 

ANURIE

 

n. f.

T. de Médecine

. Défaut total de production d'urine.

 

ANUS

 

(On prononce l'S.)n. m.

T. d'Anatomie

. Ouverture extérieure par laquelle se termine l'intestin nommé RECTUM. Avoir une fistule à l'anus.

 

ANXIÉTÉ

 

n. f.

Pénible embarras, vive inquiétude. Être dans une grande anxiété d'esprit. Une pénible anxiété. Vivre dans l'anxiété.

Il se dit, en termes de Médecine, d'un Malaise général, accompagné d'un resserrement à l'épigastre et d'un besoin continuel de changer de position.

ANXIEUX, EUSE

 

adj.

Qui a le caractère de l'anxiété, qui exprime l'anxiété. Un regard anxieux. Un esprit anxieux. Une âme anxieuse.

 

AORISTE

 

(AO se prononce O.)n. m.

Temps de la conjugaison grecque, qui présente l'action comme passée, mais à un moment indéterminé. Aoriste premier. Aoriste second. Aoriste actif. Aoriste moyen. Aoriste passif.

 

AORTE

 

n. f.

T. d'Anatomie

. Artère qui sort du ventricule gauche du coeur.

 

AORTITE

 

n. f.

T. de Médecine

. Inflammation de l'aorte.

 

AOÛT

 

(On prononce Oû plutôt que Aou.) n. m.

Le huitième mois de l'année. Au mois d'août. Le premier jour d'août.

Par extension, il signifie Moisson. Faire l'août. L'août n'était pas commencé. Il a vieilli dans cette acception.

La mi-août, Le quinzième jour d'août. Notre-Dame de la mi-août. À la mi-août.

 

AOÛTERON

 

(AOU se prononce OU.)n. m.

Ouvrier loué pour les travaux de la campagne dans le mois d'août. Il faut tant d'aoûterons à ce fermier.

 

APACHE

n. m.

Malfaiteur qui vit hors la loi, en révolte ouverte contre la société, ne reculant ni devant le vol, ni devant l'assassinat, par allusion à une tribu d'Indiens Peaux-Rouges, réputés pour être rusés et cruels et auxquels s'applique l'expression proverbiale : Une ruse d'apache.

 

APAISEMENT

 

n. m.

Action d'apaiser ou Résultat de cette action. L'apaisement des flots. L'apaisement des troubles. L'apaisement des esprits. L'apaisement des passions.

 

APAISER

 

v. tr.

Ramener au calme, à un état paisible. Apaiser un furieux. Cet enfant ne cesse de crier, apaisez-le. Fig., Apaiser une sédition. Quand le bruit fut apaisé. La mer s'apaise. Sa douleur, sa colère commence à s'apaiser.

On dit de même Apaiser sa faim, Satisfaire sa faim. Ma soif s'est enfin apaisée, Elle s'est enfin assouvie.

 

APALACHINE

 

n. f.

T. de Botanique

. Sorte de houx qui croît particulièrement sur les monts Apalaches dans l'Amérique septentrionale et dont les feuilles se prennent en infusion comme le thé.

 

APANAGE

 

n. m.

Ce que les souverains donnaient à leurs puînés pour leur tenir lieu de partage. Donner une terre en apanage, ou pour apanage. Ces apanages sont réversibles à la couronne.

Il signifie aujourd'hui Ce qui est le propre de quelqu'un, soit en bien, soit en mal. La raison est l'apanage de l'homme. Les vertus et les faiblesses qui sont notre apanage.

Il se dit également de Ce qui est la suite et la dépendance d'une autre chose. Les infirmités sont les apanages, le triste apanage de la vieillesse.

 

APANAGER

v. tr.

Pourvoir d'un apanage. Le roi avait apanagé tous ses puînés. Ce prince fut apanagé du duché de...

 

APANAGISTE

 

adj. m.

Qui possédait un apanage. Prince apanagiste.

On l'emploie aussi comme nom. Un apanagiste.

 

APATHIE

 

n. f.

État d'une âme qui n'est susceptible d'aucune émotion. Les stoïciens voulaient que leur sage fût dans une entière apathie. Il est peu usité en ce sens.

Il signifie le plus communément en mauvaise part Nonchalance, indolence. Tomber dans l'apathie. Il est d'une apathie dont rien ne peut le faire sortir.

 

APATHIQUE

 

adj. des deux genres

. Qui est dans l'apathie. Un homme apathique n'est touché de rien. Un caractère, une nature apathique.

 

APEPSIE

 

n. f.

T. de Médecine

. Défaut de digestion.

 

APERCEPTION

 

n. f.

T. de Philosophie

. Action de percevoir clairement.

 

APERCEVABLE

adj. des deux genres

. Qui peut être aperçu. Il y a des corps qui ne sont point apercevables sans microscope.

 

APERCEVANCE

 

n. f.

Faculté d'apercevoir. Apercevance fine, prompte. Il est peu usité.

 

APERCEVOIR

 

(J'aperçois, tu aperçois, il aperçoit; nous apercevons, vous apercevez, ils aperçoivent. J'apercevais. J'aperçus. J'ai aperçu. J'apercevrai. J'apercevrais. Aperçois, apercevez. Que j'aperçoive. Que j'aperçusse. Apercevant. Aperçu.)v. tr. Commencer à voir. J'aperçois dans l'éloignement un objet dont je ne distingue pas bien la forme. En passant par cette rue, il aperçut celui qu'il cherchait. Nous vous avons aperçu de loin. Je ne fis que l'apercevoir et il disparut. Apercevoir confusément. Apercevoir nettement. Apercevoir en gros. Un clocher s'apercevait au loin.

Il s'emploie aussi figurément au sens moral. Il fut le premier qui aperçut cette vérité. J'aperçois, je crois apercevoir l'intention qui le dirige. Apercevoir les beautés et les défauts dans une composition littéraire.

S'APERCEVOIR DE, S'APERCEVOIR QUE signifie Remarquer une chose qui avait échappé d'abord. Il s'aperçut du piège qu'on lui tendait. Il y a longtemps que je me suis aperçu qu'il n'est pas de mes amis. Il cache si bien son dessein, qu'il est difficile de s'en apercevoir. Elle s'est aperçue, ils se sont aperçus de l'erreur. On le raille et il ne s'en aperçoit pas.

 

APERÇU

 

n. m.

Vue d'ensemble, exposé succinct d'un sujet. Ce que je vous dis là n'est qu'un aperçu de la question. Il y a dans cet ouvrage des aperçus très fins, mais rien n'est développé. Donnez-moi un aperçu des dépenses que j'aurai à faire. L'avocat a donné au public un aperçu de la cause.

 

APÉRITIF, IVE

 

adj.

Qui provoque l'appétit. Liqueur apéritive.

Il est le plus souvent employé comme nom masculin et désigne une Liqueur considérée comme un stimulant pour l'appétit. Faire usage, abuser des apéritifs.

 

APÉTALE

adj.

T. de Botanique

. Qui n'a pas de pétales. Les fleurs du saule, du noisetier, de l'amarante sont apétales.

 

APETISSEMENT

 

n. m.

Action d'apetisser ou Résultat de cette action. L'apetissement qui paraît dans les objets éloignés, etc. Il est peu usité.

 

APETISSER

 

v. tr.

Rendre plus petit. Cette figure est trop grande, il faut l'apetisser.

Il est aussi intransitif et signifie Devenir plus petit. Après le solstice d'été, les jours apetissent.

On dit plus ordinairement dans les deux emplois RAPETISSER.

 

APEURÉ, ÉE

 

adj.

Qui est pris de peur.

 

APHASIE

 

n. f.

T. de médecine

. Privation de la parole attribuée à une lésion cérébrale. Être atteint d'aphasie.

 

APHASIQUE

 

adj. des deux genres

. Qui est atteint d'aphasie.

Il est plus souvent employé comme nom. Un, une aphasique.

 

APHÉLIE

 

n. m.

T. d'Astronomie

. Point de l'orbite d'une planète où elle se trouve à sa plus grande distance du soleil. L'aphélie de la terre.

Il est aussi adjectif des deux genres. L'époque où la terre est aphélie.

 

APHÉRÈSE

 

n. f.

T. de Grammaire

. Retranchement d'une syllabe ou d'une lettre au commencement d'un mot.

 

APHONE

 

adj. des deux genres

. T. de Médecine

. Qui est atteint d'aphonie. Une affection du larynx rend ce malade aphone.

 

APHONIE

 

n. f.

T. de Médecine

. Perte plus ou moins complète de la voix.

 

APHORISME

 

n. m.

Sentence énoncée en peu de mots. Les aphorismes d'Hippocrate. Les aphorismes de Schopenhauer sur la sagesse dans la vie.

 

APHRODISIAQUE

 

adj. des deux genres

. T. de Médecine

. Qui est propre à exciter aux plaisirs de l'amour.

Il s'emploie aussi comme nom masculin. Un dangereux aphrodisiaque.

 

APHTE

 

n. m.

T. de Médecine

. Éruption vésiculaire qui a son siège sur la muqueuse de la bouche. Cette affection est dite aussi Stomatite aphteuse.

 

APHTEUX, EUSE

 

adj.

T. de Médecine

. Qui est caractérisé par la présence d'aphtes sur la muqueuse de la bouche. Fièvre aphteuse, Fièvre contagieuse particulière aux Bovidés et qui peut se transmettre au porc, au chien et même à l'homme.

 

APHYLLE

 

adj. des deux genres

. T. de Botanique

. Qui n'a pas de feuilles. L'orobanche est une plante aphylle.

 

API

 

n. m.

Nom que l'on ajoute avec la préposition de à Pomme pour désigner une Variété de pommes colorées d'un rouge vif. Des pommes d'api.

 

APICOLE

 

adj. des deux genres

. Qui a rapport à l'apiculture. Exposition apicole.

 

APICULTEUR

 

n. m.

Celui qui se livre à l'élève des abeilles.

 

APICULTURE

 

n. f.

Art d'élever les abeilles.

 

APITOIEMENT

n. m.

Action de s'apitoyer.

 

APITOYER

 

v. tr.

Toucher de pitié. Rien ne put l'apitoyer sur mon sort.

S'APITOYER signifie Être touché de pitié. S'apitoyer sur les malheurs de quelqu'un. Elle s'est apitoyée sur votre sort.

 

APLANIR

 

v. tr.

Rendre plan, uni. Aplanir un chemin. Aplanir des allées dans un jardin. Aplanir une montagne. Ce terrain s'est aplani.

Fig., Aplanir les obstacles, les difficultés, Lever les difficultés, les obstacles, les empêchements qui se rencontrent dans une affaire, Toutes les difficultés, tous les obstacles s'aplanissent devant lui.

 

APLANISSEMENT

 

n. m.

Action d'aplanir ou Résultat de cette action. L'aplanissement d'un chemin. L'aplanissement des allées d'un jardin.

 

APLATIR

 

v. tr.

Rendre plat. Cette surface est trop bombée, il faudrait un peu l'aplatir. La balle vint s'aplatir contre la muraille.

 

APLATISSEMENT

 

n. m.

Action d'aplatir ou Résultat de cette action. L'aplatissement d'une boule de cire. L'aplatissement d'une balle de plomb.

Aplatissement de la terre, Dépression sensible qui existe aux deux pôles.