Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35
Osmonde
n. f.
T. de Botanique
. Plante de la famille des Fougères, dont le fruit est en forme de bouquet. On nomme l'espèce commune Osmonde royale, et abusivement Fougère à fleurs.
OSMOSE
n. f.
T. de Physique et de Biologie
. Il se dit du Phénomène concernant les échanges entre deux solutions séparées par une membrane. Les échanges opérés par osmose dépendent de la nature des solutions et de celle des membranes.
OSSATURE
n. f.
Ensemble de la charpente osseuse d'un homme, d'un animal.
Il désigne, par extension, la Charpente, l'ensemble des parties solides qui tiennent un tout. L'ossature d'une voûte.
Fig., L'ossature d'un discours.
OSSELET
n. m.
Petit os. Les osselets de l'oreille.
OSSELETS, au pluriel, se dit de Petits os avec lesquels les enfants jouent et qui sont tirés de la jointure d'un gigot de mouton. Jouer aux osselets. Les tabletiers font des osselets d'ivoire.
OSSELET, en termes d'Art vétérinaire, désigne une Tumeur osseuse placée sur la partie inférieure de la jambe d'un cheval, à côté du boulet. L'osselet est une exostose.
OSSEMENTS
n. m. pl.
Os décharnés des hommes ou des animaux morts. Des ossements humains. Un monceau d'ossements. Les ossements fossiles.
OSSEUX, EUSE
adj.
Qui est de la nature des os, qui a rapport aux os. Partie, substance osseuse. La charpente osseuse. Tissu osseux.
Il signifie aussi Qui a les os apparents, saillants. Une figure osseuse. Une main osseuse.
OSSIFICATION
n. f.
Formation des os. Cet anatomiste a étudié l'ossification dans le foetus.
Il se dit aussi du Changement insensible des parties membraneuses et cartilagineuses en tissu osseux. L'ossification du coeur, de l'aorte. Le point d'ossification.
OSSIFIER
v. tr.
Changer en substance osseuse les parties membraneuses et cartilagineuses. Plusieurs causes contribuent à ossifier, dans la vieillesse, certaines parties du corps qui auparavant étaient molles. Les membranes et les cartilages s'ossifient quelquefois.
OSSU, UE
adj.
Qui a de gros os.
OSSUAIRE
n. m.
Amas d'ossements.
Il se dit spécialement d'un Endroit couvert où l'on met des ossements humains. Dans un caveau de l'église on trouva un ossuaire. L'ossuaire de Verdun, de Douaumont. L'ossuaire des Carmes.
OSTÉINE
n. f.
T. de Chimie et de Physiologie
. Substance du tissu osseux.
OSTÉITE
n. f.
T. de Médecine
. Inflammation du tissu osseux.
OSTENSIBLE
adj. des deux genres
. Qui peut être montré, qui est fait pour être montré. Lettre ostensible. Réponse ostensible.
Il signifie aussi Qui est visible, apparent. Porter un insigne d'une manière ostensible.
OSTENSIBLEMENT
adv.
D'une manière ostensible.
OSTENSION
n. f.
Action de montrer. Il s'emploie surtout, en termes de Liturgie, dans cette expression : Ostension des reliques.
OSTENSOIR
n. m.
Pièce d'orfèvrerie dans laquelle les catholiques romains exposent à l'adoration des fidèles la sainte hostie qu'on y voit à travers une glace. L'ostensoir sert à exposer solennellement le Saint Sacrement, à donner la bénédiction à la fin des saluts et à porter le Saint Sacrement pendant les processions.
OSTENTATEUR, TRICE
adj.
Qui montre de l'ostentation. Un esprit ostentateur. Une attitude ostentatrice.
OSTENTATION
n. f.
Affectation de montrer quelque qualité ou quelque avantage dont on veut faire parade. Vaine ostentation. À quoi bon toute cette ostentation? Il y a de l'ostentation dans tout ce qu'il fait. Faire ostentation de ses richesses, de sa fortune. Les pharisiens faisaient leurs bonnes oeuvres par ostentation. Sa générosité n'est que de l'ostentation.
OSTENTATOIRE
adj. des deux genres
. Qui marque de l'ostentation. Il se dit aussi des Choses. Manières ostentatoires. Démarche ostentatoire.
OSTÉO
Particule
formée du grec, qui signifie Os et qui entre comme préfixe dans la composition de nombreux mots médicaux, dont nous ne donnons ci-dessous que les plus usités.
OSTÉOCOPE
adj. des deux genres
. T. de Médecine
. Il se dit de Douleurs osseuses profondes, aiguës.
OSTÉOGÉNIE
n. f.
T. didactique
. Science de la formation et du développement des os. L'ostéogénie est une branche de la physiologie et de l'anatomie comparée.
OSTÉOGRAPHIE
n. f.
T. didactique
. Étude, description des os.
OSTÉOLITHE
n. m.
T. d'Histoire naturelle
. Os pétrifié.
OSTÉOLOGIE
n. f.
T. didactique
. Partie de l'anatomie qui traite des os. Traite d'ostéologie.
OSTÉOMYÉLITE
n. f.
T. de Médecine
. Inflammation simultanée de l'os et de la moelle osseuse.
OSTÉOPLASTIE
n. f.
T. de Chirurgie
. Opération qui a pour but de restaurer un os à l'aide de fragments osseux.
OSTÉOTOMIE
n. f.
T. d'Anatomie
. Partie de l'anatomie qui a pour objet la dissection des os.
Il désigne, en termes de Chirurgie, Toute opération dans laquelle on pratique la section d'un os dans une partie saine pour redresser un membre difforme.
OSTRACISME
n. m.
T. d'Antiquité
. Vote par lequel certaines cités grecques bannissaient pour dix ans les citoyens qui avaient encouru la défaveur publique.
Il se dit, par analogie, dans le langage courant, d'un Parti pris d'exclusion à l'égard d'une personne ou d'un groupement. Être victime d'un ostracisme. Un ostracisme que rien ne justifie.
OSTRÉICULTEUR
n. m.
Celui qui s'occupe d'ostréiculture.
OSTRÉICULTURE
n. f.
Élevage des huîtres.
OSTROGOT, OTE
n.
Nom que portait un peuple barbare d'origine germanique et qui a passé dans notre langue, où il désigne familièrement Quelqu'un qui ignore les usages, les bienséances, tel que serait un barbare venu d'un pays lointain. Qui m'a donné un pareil ostrogot? Vous me prenez pour un ostrogot. Elle a l'air d'une ostrogote. On écrit aussi Ostrogoth, othe.
OTAGE
n. m.
Personne qu'une armée qu'un parti se fait livrer ou, au contraire, livre en garantie. Il était en otage chez les ennemis. On a demandé des otages de part et d'autre. Servir d'otage. Par extension, Les ennemis se firent donner des villes en otage.
Il se dit encore de Personnes que l'on arrête et que l'on détient, comme une sorte de gage, pour obtenir ou pour arracher ce que l'on exige. Prendre quelqu'un pour otage. Vous me servirez d'otage.
OTALGIE
n. f.
T. de Médecine
. Douleur d'oreille.
OTARIE
n. f.
Mammifère du genre Phoque, à oreilles pendantes.
ÔTER
v. tr.
Tirer une chose de la place où elle est. Il se dit aussi en parlant des Personnes et des animaux. Ôtez cette table de là. Ôtez-moi tous ces papiers. Il a ôté tous les meubles de la maison. Ôtez cet enfant d'auprès du feu. Faites ôter ces meubles qui encombrent le passage. Ôter le couvert. Ôter la nappe. Il a ôté ce passage de son livre. Ôtez-vous de devant moi, de devant mes yeux. Ôtez-vous du chemin. Ôtez-vous de cette place. Ôtez-vous de mon soleil.
Fig. et fam., Ôte-toi de là que je m'y mette se dit Pour qualifier la conduite de gens qui veulent sans droit occuper la place d'un autre, qui n'ont pour mobile qu'une ambition impatiente.
Fig., Ôter à quelqu'un quelque chose de l'esprit, de la tête, Faire en sorte qu'il n'y songe plus, qu'il ne soit plus attaché à la pensée, à l'opinion, au dessein qu'il avait. Vous ne lui ôterez jamais cela de l'esprit.
Fig., Ôter quelqu'un de peine, d'inquiétude. On dit plutôt aujourd'hui Tirer de peine, d'inquiétude.
ÔTER se dit en parlant des Différentes parties du vêtement et signifie Enlever, déposer. Ôter son manteau à un enfant. Ôter ses chaussures à quelqu'un. Ôter sa chemise, son veston, son pantalon, ses bas, sa cravate, ses gants. Ôter son chapeau à quelqu'un, Le saluer en se découvrant la tête. On dit plutôt aujourd'hui Tirer son chapeau.
Il signifie aussi Ravir, enlever, prendre quelque chose à quelqu'un, l'en priver. Ils voulaient lui ôter la vie. On lui a ôté son emploi, sa place, la moitié de ses appointements. Je ne veux point vous ôter le plaisir de faire telle chose. Cette maladie lui a ôté l'usage de la parole. Ne m'ôtez pas la bonne opinion que j'ai de vous.
Fig. et fam., Ôter le pain de la bouche à quelqu'un, Lui ôter le moyen de subsister.
Il signifie encore Faire cesser, faire passer, délivrer quelqu'un de quelque chose qui l'incommode. Ces cachets sont ce qu'il y a de meilleur pour ôter la fièvre. Cette benzine ôte les taches. Ôtez-moi cette inquiétude, cette incertitude.
Il signifie aussi Retrancher. Ce morceau de bois est trop long, il faut en ôter cinquante centimètres. Ôter une branche d'un arbre. Qui de six ôte deux, reste quatre. Ôtez la santé et la paix de l'âme, vous ôtez tous les plaisirs de la vie.
ÔTÉ s'emploie quelquefois comme préposition et signifie Excepté, hormis Ôté deux ou trois chapitres, cet ouvrage est excellent.
OTITE
n. f.
T. de Médecine
. Inflammation de la membrane muqueuse de l'oreille. Otite simple. Otite double. Otite purulente. Otite chronique.