Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Académie française · Chapitre 122 sur 1 033

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Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Bossuer

 

v. tr.

Déformer par des bosses. Bossuer une cuiller d'argent. Bossuer un casque, une cuirasse. Ce plat d'argent, d'étain, s'est bossué en tombant. Ce verbe est souvent remplacé aujourd'hui par BOSSELER.

 

BOSTON

 

n. m.

Sorte de jeu de cartes qui se joue à quatre personnes et avec un jeu de cinquante-deux cartes. Le boston est un jeu compliqué. Faire une partie de boston, un boston.

Il se dit aussi d'une Sorte de valse.

 

BOT

 

adj. m.

Il est usité seulement dans cette locution, Pied bot, Pied contrefait. Avoir un pied bot.

Pied bot se dit aussi adjectivement d'une Personne ou d'un animal qui a le pied contrefait. Cheval pied bot. Les deux frères sont pieds bots.

 

BOTANIQUE

 

adj. des deux genres

. Qui a rapport aux végétaux. Jardin botanique, Jardin où l'on a rassemblé une collection plus ou moins considérable de plantes exotiques et indigènes pour faciliter l'étude de la botanique. Géographie botanique, Science qui recherche les faits relatifs à la distribution des plantes sur le globe et les lois qu'on en peut déduire.

Il s'emploie aussi comme nom féminin et désigne la Science qui a pour objet la connaissance, la description et la classification des végétaux. Étudier la botanique. Faire un cours de botanique. Traité de botanique.

 

BOTANISTE

 

n. m.

Celui qui s'occupe de botanique.

 

BOTTE

n. f.

Assemblage de plusieurs choses de même nature liées ensemble. Botte de paille. Botte de foin. Mettre du foin en bottes. Lier des bottes. Botte d'asperges.

Les racines de cette plante naissent en botte, Leur assemblage forme une espèce de botte, de paquet.

Botte de soie, Assemblage de plusieurs écheveaux de soie liés ensemble. On dit dans un sens analogue Une botte de chanvre.

Il se dit encore, familièrement, d'une Grande quantité de plusieurs choses.

 

BOTTE

 

n. f.

Chaussure de cuir qui enferme le pied et la jambe, quelquefois même une partie de la cuisse. De grosses bottes. Bottes de cavalerie. Bottes à l'écuyère. Botte à revers. Bottes vernies. Bottes de chasse. Une paire de bottes. Remonter, ressemeler des bottes. Bottes à éperons. Bottes d'égoutier.

Fig. et fam., Prendre ses bottes de sept lieues, Se disposer à marcher, à voyager rapidement; par allusion au personnage de l'Ogre dans le conte du Petit Poucet.

Fig. et fam., Graisser ses bottes, Se préparer à partir pour quelque voyage; et, dans un sens plus figuré, Se disposer à mourir.

Fig. et fam., Mettre du foin dans ses bottes, Amasser beaucoup d'argent dans un emploi, y bien faire ses affaires.

Fig. et fam., Avoir du foin dans ses bottes, Être à son aise, être riche.

Prov. et fig., À propos de bottes, Sans motif raisonnable, hors de propos. Il dit des injures à propos de bottes.

En termes de Manège, Serrer la botte, Serrer les jambes contre les flancs du cheval pour l'exciter à avancer. Ce cheval va à la botte, Il se défend du cavalier qui le monte, en tâchant de le mordre à la jambe.

Être botte à botte, se dit des Cavaliers lorsqu'ils sont si serrés que les jambes se touchent.

 

BOTTE

 

n. f.

T. d'Escrime

. Coup que l'on porte avec un fleuret, ou avec une épée, à celui contre qui on se bat. Porter une botte. Allonger une botte. Parer une botte. Esquiver une botte. Une botte franche. Serrer la botte.

Botte secrète, Manière particulière de porter un coup d'épée à son adversaire.

Fig. et fam., Pousser, porter une botte à quelqu'un, Lui faire une question embarrassante, une attaque imprévue. Elle lui a porté une botte à laquelle il ne s'attendait pas. On l'a attaqué sur le paradoxe qu'il avançait et on lui a porté de rudes bottes. Il signifie aussi Desservir quelqu'un par des discours ou par des actions qui lui nuisent. On lui a porté une vilaine botte, une terrible botte, en révélant ce fait.

 

BOTTELAGE

 

n. m.

Action de botteler.

Le bottelage est bon, se dit lorsque la botte de foin, de paille, etc., est du poids requis, de la grosseur requise, ou même lorsqu'elle l'excède un peu.

 

BOTTELER

 

(Je bottelle; nous bottelons.) v. tr.

Lier en bottes. Botteler du foin. Botteler de la paille. Botteler des raves, des asperges.

 

BOTTELEUR

 

n. m.

Celui qui fait des bottes de foin, de paille, etc. Payer des botteleurs.

 

BOTTELEUSE

 

n. f.

Machine à botteler.

 

BOTTELOIR

 

n. m.

Bâton sur lequel on serre le lien des bottes.

 

BOTTER

v. tr.

Pourvoir quelqu'un de bottes, à sa mesure, soit en les lui fabriquant, soit simplement en les lui vendant. Quel est le cordonnier qui vous botte? Je me suis botté à ce magasin.

Il signifie aussi Chausser quelqu'un avec des bottes. Venez me botter. Je vais me botter.

Fig. et fam., C'est un singe botté, il a l'air d'un singe botté, se dit d'un Homme petit, mal fait, qui est embarrassé dans son accoutrement.

 

BOTTIER

 

n. m.

Cordonnier qui fait des bottes et aussi d'autres sortes de chaussures.

 

BOTTINE

 

n. f.

Petite botte de cuir fort mince ou d'étoffe dont la tige avait peu de hauteur.

Il désigne aujourd'hui une Sorte de brodequin à boutons, à élastiques ou à lacets.

 

BOUBOULER

 

v. intr.

En parlant du hibou, Faire entendre son cri.

 

BOUC

 

(On prononce le C.)n. m.

Animal à cornes, qui est le mâle de la chèvre. Bouc puant. Une peau de bouc. Les cornes d'un bouc. La barbe d'un bouc.

Fig. et fam., Barbe de bouc se dit de la Barbe d'un homme lorsqu'il n'en a que sous le menton.

En termes de Botanique, Barbe-de-bouc se dit du Salsifis sauvage.

En termes d'Ancien Testament, Bouc émissaire, Bouc que l'on chassait dans le désert, après l'avoir chargé des malédictions qu'on voulait détourner de dessus le peuple. Il s'emploie, figurément et familièrement, en parlant d'une Personne sur laquelle on fait retomber les torts des autres. Ils l'ont pris pour leur bouc émissaire.

En termes de Nouveau Testament, Au jour du Jugement, JÉSUS-CHRIST séparera les agneaux, les brebis d'avec les boucs, Il séparera les bons d'avec les méchants, les élus d'avec les réprouvés.

 

BOUCAGE

 

n. m.

T. de Botanique

. Plante de la famille des Ombellifères dont on extrait une huile bleue. L'espèce la plus connue est l'anis.

 

BOUCAN

 

n. m.

Lieu où les sauvages de l'Amérique fument leurs viandes. On appelle aussi de ce nom le Gril de bois sur lequel ils les fument et les font sécher.

 

BOUCANAGE

 

n. m.

Action de boucaner.

 

BOUCANER

 

v. tr.

Exposer et faire sécher à la fumée. Boucaner de la viande, du poisson. On dit dans un sens analogue Boucaner des cuirs.

Il signifie aussi, intransitivement, Aller à la chasse des boeufs sauvages ou autres bêtes pour en avoir les cuirs.

 

BOUCANIER

 

n. m.

Celui qui va à la chasse des boeufs sauvages. On le disait particulièrement autrefois de Certains pirates de l'Amérique. Voyez AVENTURIER.

Il désigne, par extension, une Sorte de gros et long fusil dont se servaient les boucaniers.

 

BOUCAUT

n. m.

Tonneau, futaille grossièrement faite, qui sert à renfermer certaines marchandises sèches. Un boucaut de sucre, de café, de riz, de tabac. Un boucaut de morue.

 

BOUCHAGE

 

n. m.

Action de boucher.

 

BOUCHE-TROU

 

n. m.

Personne qui ne sert qu'à faire nombre, à laquelle on n'a recours qu'au besoin, pour remplir, tant bien que mal, une place vide, un emploi vacant. Ce comédien n'est pas bon, c'est un bouche-trou. Être invité en bouche-trou. Au pluriel, Des bouche-trous.

 

BOUCHE

 

n. f.

Orifice du visage de l'homme considéré comme organe de la respiration par où sort la voix et par où se reçoivent les aliments. Ouvrir, fermer la bouche. Le sang lui sortait par le nez et par la bouche. Se rincer la bouche. Avoir du mal dans la bouche. Avoir la bouche saine. Il sent mauvais de la bouche. Il a toujours la pipe à la bouche.

Il se dit particulièrement de Cet orifice considéré comme organe de la voix et de la parole. On recueillait jusqu'aux moindres paroles qui sortaient de sa bouche. Dieu a parlé par la bouche de ses Prophètes. La vérité sort de la bouche des enfants. Je l'ai appris de sa propre bouche. Il n'ouvrit pas la bouche de toute la soirée. Il n'osait ouvrir la bouche devant eux. Rester bouche close. Son coeur n'était point d'accord avec sa bouche. Les discours qu'un poète met dans la bouche de son héros.

Fig., Fermer la bouche à quelqu'un, Le faire taire d'autorité ou le réduire à ne savoir que répondre. Je ne souffrirai point qu'il s'oublie devant moi et je lui fermerai la bouche. Cette raison, cet argument lui ferma la bouche. On dit aussi Le respect me ferme la bouche, Le respect m'interdit de répondre, de parler.

Être, demeurer bouche béante, Être, rester étonné, très attentif, etc. Ils l'écoutaient tous la bouche béante, bouche béante. On dit maintenant Rester bouche bée.

Avoir toujours quelque chose à la bouche. Le répéter, l'employer continuellement. C'est un mot qu'il a toujours à la bouche. Avoir sans cesse l'injure à la bouche.

Elliptiq., Bouche close, Locution par laquelle on avertit qu'il faut garder le secret sur l'affaire dont il s'agit. On dit de même, figurément et familièrement, Bouche cousue. Aller, passer, etc., de bouche en bouche, se dit de Ce qui devient public, de ce qui court et se transmet d'une personne à une autre par le moyen de la parole. Cette nouvelle va de bouche en bouche. Son nom volait de bouche en bouche. On dit à peu près de même Cette nouvelle est dans toutes les bouches. Son nom est dans toutes les bouches, etc.

Poétiq., La déesse aux cent bouches, La Renommée.

Fam., C'est saint Jean bouche d'or, un saint Jean bouche d'or, C'est un homme qui dit toujours sa pensée avec franchise et sans ménagement.

Il se dit aussi de cet Orifice considéré particulièrement comme destiné à recevoir et à goûter les aliments. Avoir la bouche pleine. Porter quelque chose à sa bouche. Mettre un morceau de pain, un morceau de viande dans sa bouche. Cela laisse à la bouche un goût fort agréable. Provisions, munitions de bouche.

Fam., À bouche que veux-tu, Avec profusion, en n'épargnant rien.

Avoir la bouche amère, sèche, mauvaise, pâteuse, etc., Y éprouver une sensation d'amertume, de sécheresse, etc. On dit de même Cela rend la bouche amère, pâteuse, etc.

Faire bonne bouche se dit de Ce qui laisse un bon goût à la bouche. Cette liqueur fait bonne bouche.

Fam., Laisser quelqu'un sur la bonne bouche, Terminer le repas qu'on lui donne par quelque chose d'exquis, et, figurément, Le laisser avec quelque espérance flatteuse ou avec quelque pensée agréable.

Fig., Rester, demeurer sur la bonne bouche, Cesser de manger ou de boire, après qu'on a bu ou mangé quelque chose qui flatte le goût. Il signifie, dans un emploi plus figuré, S'arrêter après quelque chose d'agréable, dans la crainte d'un changement, d'un retour fâcheux.

Fam., Garder quelque chose pour la bonne bouche, Réserver pour la fin quelque chose de très bon, d'agréable. Il se dit au propre et au figuré. Ironiquement, Il la lui gardait pour la bonne bouche, se dit de Celui qui, après avoir fait plusieurs mauvais tours à quelqu'un, lui en fait un dernier plus sanglant que les autres.

Prov., L'eau vient à la bouche; cela fait venir l'eau à la bouche, se dit d'une Chose agréable au goût et dont l'idée excite l'appétit quand on en parle ou qu'on en entend parler. Cela se dit aussi figurément de Tout ce qui peut exciter les désirs. Ce que vous avez dit sur les avantages de cette entreprise lui a fait venir l'eau à la bouche.

Fig., Prendre sur sa bouche, Épargner sur la dépense de sa nourriture. Il prend sur sa bouche les charités qu'il fait.

Fig. et fam., S'ôter les morceaux de la bouche, Se priver du nécessaire pour secourir ou obliger quelqu'un.

Fig. et pop., Être sur sa bouche, être porté sur sa bouche, Être gourmand.

La dépense de bouche, La dépense qu'on fait pour la nourriture.

Les officiers de la bouche, ou absolument La bouche, s'est dit des Officiers qui apprêtaient à manger pour le roi. On a dit dans un sens analogue Le service de la bouche. Les offices mêmes où l'on apprêtait à manger pour le roi s'appelaient également La bouche.

Il se dit aussi des Personnes mêmes, par rapport à la nourriture qu'elles consomment. Il a tous les jours dix bouches à nourrir. Les vivres commençant à manquer dans la place, on en fit sortir toutes les bouches inutiles, Toutes les personnes qui consommaient une partie des vivres sans être capables de contribuer à la défense.

Il désigne quelquefois la Conformation ou la Partie extérieure de la bouche. Avoir une grande bouche, une jolie bouche. Baiser à la bouche, sur la bouche. Sa bouche me souriait. Les coins de la bouche.

Fig., Faire la petite bouche, Faire le difficile, le dégoûté, le dédaigneux sur quelque chose.

Fam., Faire la bouche en coeur, Donner à sa bouche une forme mignarde, affectée. Il signifie figurément Manifester une amabilité extrême et affectée.

Il se dit encore en parlant des Chevaux et de quelques autres bêtes de somme et d'attelage. La bouche d'un cheval, d'un mulet, d'un âne.

Ce cheval est fort en bouche, il n'a point de bouche, Il n'obéit point au mors; et Il n'a ni bouche, ni éperon, Il est fort en bouche et dur à l'éperon.

Il se dit aussi en parlant de Certains poissons, des grenouilles et de certains autres animaux, etc. Bouche de saumon, de carpe.

Il se dit, par analogie, de Plusieurs sortes d'ouvertures. La bouche d'un volcan, d'un four, d'un tuyau, d'un puits, d'un égout, etc. La bouche d'un canon, d'un mortier.

Bouche à feu est le terme générique par lequel on désigne les Canons, mortiers, obusiers, etc. Il y avait tant de bouches à feu.

Bouche de chaleur, Ouverture pratiquée sur les côtés d'une cheminée, d'un poêle ou sur le parcours d'un calorifère, pour donner passage à l'air chaud.

Bouche d'eau, Bouche d'arrosage, Ouverture pratiquée dans une conduite d'eau et à laquelle on peut adapter un appareil d'arrosage.

Bouche d'incendie, Ouverture pratiquée dans une conduite d'eau pour servir à l'alimentation des pompes ou des tuyaux en cas d'incendie.

Il se dit encore, surtout au pluriel, des Embouchures par où de grands fleuves se déchargent dans la mer. Les bouches du Nil. Les bouches du Danube. Les bouches du Gange. Le département des Bouches-du-Rhône.

 

BOUCHÉE

 

n. f.

Morceau d'aliment solide qu'on met dans la bouche en une seule fois. Une bouchée de pain. Une bouchée de viande. Il n'y en a qu'une bouchée.

Par exagération, Ne faire qu'une bouchée de quelque mets, Le manger avidement et promptement. On lui servit un poulet dont il ne fit qu'une bouchée. Fig. et fam., Il n'en ferait qu'une bouchée, se dit pour exprimer la Facilité avec laquelle un homme grand et fort aurait raison dans une lutte d'un adversaire beaucoup plus faible que lui.

Il se dit aussi, par extension, de Certaines pâtisseries. Bouchées à la reine.

 

BOUCHER

 

v. tr.

Fermer une ouverture ou ce qui présente une ouverture. Boucher un trou. Boucher un tonneau. Boucher une bouteille. Boucher une porte. Boucher une fenêtre. Se boucher le nez. Se boucher les oreilles. Se boucher les yeux. L'ouverture s'est tout à fait bouchée.

Boucher les vues d'une maison, Murer celles de ses fenêtres qui voient de trop près sur une propriété voisine, contrairement à la coutume, à la loi. On l'a obligé à boucher ses vues.

Boucher la vue d'un objet, Empêcher de l'apercevoir. Ce bâtiment, ce bois, ce mur bouche la vue du jardin.

Fig., Se boucher les yeux, Ne vouloir point voir; et Se boucher les oreilles, Ne vouloir point écouter.

Fig. et fam., Boucher un trou, Payer quelque dette et dédommager de quelque perte avec une somme d'argent.

Le participe passé s'emploie comme adjectif. Fig. et fam., Avoir l'esprit bouché, être bouché, Avoir peu d'intelligence, ne pouvoir comprendre les choses les plus simples. Il a aujourd'hui l'esprit si bouché qu'on ne peut rien lui faire comprendre. Il faut que ce garçon- là soit bien bouché pour n'avoir pas compris une chose si simple!

 

BOUCHER

 

n. m.

Celui qui tue des boeufs, des moutons, etc., et qui en vend au détail la chair crue. L'étal d'un boucher. Un couteau de boucher. Garçon boucher.

Fig., C'est un boucher, un vrai boucher, C'est un homme cruel et sanguinaire.

Il a un féminin, BOUCHÈRE, qui désigne Celle qui aide le boucher dans la vente au détail de la viande.

 

BOUCHERIE

n. f.

Endroit où l'on abat les bêtes dont la chair doit être vendue. Envoyer un boeuf à la boucherie. On dit plutôt aujourd'hui ABATTOIR.

Il désigne plus ordinairement le Commerce que font les bouchers. La boucherie a haussé ses prix. La boucherie est soumise à certains règlements.

Il signifie au figuré Tuerie, massacre, carnage. Ce ne fut pas un combat, ce fut une boucherie. Il se fit une grande boucherie dans ce combat. Ces malheureux ne pouvaient se défendre, on en fit une horrible boucherie. Mener, envoyer des soldats à la boucherie, Les exposer à une mort presque certaine.

 

BOUCHOIR

 

n. m.

Grande plaque de fer qui sert à fermer la bouche d'un four.

 

BOUCHON

 

n. m.

Poignée de paille tortillée ou de foin tortillé. Faire un bouchon de paille pour frotter un cheval. Mettre un bouchon de paille à la queue d'un cheval pour indiquer qu'il est à vendre.

Bouchon de linge, Paquet de linge tortillé. Mettre du linge en bouchon, Le chiffonner et le mettre tout en un tas.

Il se dit aussi d'un Rameau de verdure, d'une couronne de lierre ou de quelque autre signe qu'on attache à une maison pour faire connaître qu'on y vend du vin. Un bouchon de cabaret.

Il se dit quelquefois, par extension, du Cabaret même. Il n'y a dans ce village qu'un mauvais bouchon.

Il désigne aussi Ce qui sert à boucher une bouteille ou quelque autre vase de même nature. Bouchon de liège. Bouchon de bois. Bouchon de papier. Bouchon de filasse. Bouchon de verre, de cristal. Le bouchon d'une bouteille.

Faire sauter le bouchon, Faire partir avec bruit le bouchon qui ferme une bouteille de vin fumeux, tel que le vin de Champagne mousseux.

Jouer au bouchon, Jouer à qui abattra, de loin, avec des palets, les pièces de monnaie placées sur un bouchon de liège ou de bois.

En termes de Pêche, il désigne la Partie de la ligne qui sert de flotteur.

 

BOUCHONNER

v. tr.

Mettre en bouchon, chiffonner. Bouchonner du linge.

Bouchonner un cheval, Le frotter avec un bouchon de paille.

 

BOUCHONNIER

 

n. m.

Celui qui fait, qui vend des bouchons de liège pour les bouteilles.

 

BOUCLE

 

n. f.

Sorte d'anneau de diverses formes, garni d'une ou de plusieurs pointes mobiles fixées sur un axe et qui sert à tendre à volonté une ceinture, une courroie, une sangle, etc. Des boucles de souliers. Une paire de boucles. Une ceinture à boucle. Une boucle de ceinture. Des boucles de jarretières. Les boucles d'un harnais, etc. Boucle d'argent, d'acier, de cuivre. Boucle ronde, carrée, ovale. L'ardillon, les ardillons d'une boucle.

Il se dit aussi d'une Espèce d'anneau que les femmes portent à leurs oreilles comme ornement. Des boucles d'oreilles. Des boucles d'or. Des boucles de diamants.

Il se dit encore des Anneaux de cuivre qu'on met aux juments pour les empêcher d'être saillies.

Il se dit, en termes de Marine, de Gros anneaux de fer où l'on attache un câble, un cordage et particulièrement ceux qui, dans un port, sont destinés à recevoir les amarres des bâtiments.

Il se dit figurément des Anneaux que forment les cheveux, naturellement ou par la frisure. Ses cheveux tombaient en boucles sur ses épaules. Une boucle de cheveux. Friser à boucles, en boucles, à grandes boucles, à grosses boucles, à petites boucles. Les boucles d'une coiffure, d'une perruque.

En termes d'Architecture, il désigne un Petit cercle en forme d'anneau qui sert d'ornement à une moulure ronde.

En termes d'Aviation, il se dit de l'Évolution en forme de boucle que le pilote fait dessiner dans les airs à son appareil.

 

BOUCLER

 

v. tr.

Attacher, serrer avec une boucle. Boucler ses souliers, ses jarretières, sa ceinture.

Fig. et fam., Boucler quelqu'un. Le mettre en prison.

Boucler une jument, Lui mettre des boucles pour empêcher qu'elle ne soit saillie. Boucler un porc, Lui mettre une boucle au groin pour l'empêcher de fouir la terre.

Boucler un dossier, Enfermer dans une enveloppe les pièces d'un dossier dont on n'a plus besoin. D'où Terminer, clore une affaire. Voilà une affaire bouclée!

Boucler le budget, Le mettre en équilibre.

Il signifie aussi Faire prendre la forme de boucles à des cheveux, mettre des cheveux en boucles. Boucler des cheveux. Boucler une perruque. Boucler un enfant. Elle est, tous les soirs, une heure à se friser, à se boucler.

Il est quelquefois intransitif, dans le même sens. Ses cheveux bouclent naturellement.

En termes de Maçonnerie, Ce mur boucle, Les parements de ce mur s'écartent, faute de liaison suffisante dans la construction.

Raie bouclée, Nom donné à l'espèce de raie dont la peau est semée d'aspérités analogues à des boutons.

 

BOUCLIER

 

n. m.

Arme défensive que les gens de guerre portaient au bras gauche et dont ils se servaient pour protéger leur corps. Un bouclier rond. Un bouclier ovale. Un bouclier de fer, d'airain, de cuir. Se couvrir de son bouclier. Parer du bouclier.

Levée de boucliers, Démonstration par laquelle les soldats romains témoignaient leur résistance aux volontés de leur général. Il signifie figurément Opposition bruyante ou Attaque à main armée. Faire une levée de boucliers. De quoi leur a servi cette grande levée de boucliers?

Par extension, Faire un bouclier de son corps à quelqu'un, Se mettre au-devant de quelqu'un pour le préserver des coups qui lui sont portés.

Il se dit figurément, au sens moral, de Ce que l'on considère comme une sauvegarde, une protection, une défense. Son âge, sa faiblesse lui sert de bouclier. Il se fait un bouclier de la faveur dont il jouit. Ce général est le bouclier de l'État. Ce prélat est le bouclier de la foi, le bouclier de la religion.

Il se dit encore, en termes de Ponts et Chaussées ou de Mines, d'un Appareil qui sert à étayer les terrains et à empêcher les éboulements dans les travaux d'excavation.

Par analogie, il se dit de Tout ce qui rappelle la forme d'un bouclier; en particulier, en termes d'Entomologie, il désigne l'Élytre de certains insectes, convexe et relevé sur les bords, et, en termes d'Automobilisme, une Sorte de pare-brise.

 

BOUDDHIQUE

adj. des deux genres

. Qui a rapport au bouddhisme.

 

BOUDDHISME

 

n. m.

Doctrine philosophique et religieuse fondée dans l'Inde et qui est une réformation du brahmanisme.

 

BOUDDHISTE

 

n. m.

Adepte du bouddhisme.

 

BOUDER

 

v. intr.

Témoigner par une certaine expression du visage ou par son silence qu'on est mécontent de quelque chose. Un enfant qui boude toujours. Une femme qui ne fait que bouder. Je ne sais ce qu'il a contre moi, mais il boude depuis quelque temps et ne me parle plus.

Bouder contre quelqu'un, ou transitivement Bouder quelqu'un.

Fam., Bouder contre son ventre, se dit d'un Enfant qui, par caprice ou mutinerie, ne veut pas manger. Il se dit figurément d'une Personne qui, par dépit, refuse ce qu'on sait qu'elle désire.

BOUDER,intransitif

, se dit, au jeu de Dominos, du Joueur qui n'a point de numéro à placer.

Fig., Bouder à la besogne, Être paresseux. Ne pas bouder à la besogne, à l'ouvrage, Travailler avec ardeur.

 

BOUDERIE

 

n. f.

Action de bouder; État d'une personne qui boude. Il y a toujours quelque bouderie entre eux. Ce sont des bouderies continuelles de sa part. Quand sa bouderie le prend, le tient. C'est une bouderie qui se passera.

 

BOUDEUR, EUSE

 

adj.

Qui boude habituellement, fréquemment. C'est un enfant naturellement boudeur. Par extension, Air boudeur. Humeur boudeuse.

On l'emploie aussi comme nom. C'est un vilain boudeur. Fuyez les boudeurs.

 

BOUDIN

 

n. m.

Boyau rempli de sang et de graisse de porc, avec l'assaisonnement nécessaire. Faire du boudin. Faire griller du boudin. Manger du boudin.

Boudin blanc, Sorte de boudin fait avec du lait et des viandes blanches (veau, volaille), par opposition au boudin ordinaire qui est noir.

Eau de boudin, Eau que l'on jette après y avoir lavé les tripes du porc. Fig., S'en aller en eau de boudin, se dit d'une Affaire, d'une entreprise bien commencée et qu'on voit peu à peu s'évanouir.

En termes de Marine, il désigne les Coussinets de grosse toile emplis de sable qui maintiennent les plats et les assiettes à bord des navires dans les grands roulis. Il se dit aussi du Bourrelet de cuir qui fait le tour du navire à la hauteur du second pont.

Par analogie, il se dit, en termes d'Architecture, du Gros cordon de la base d'une colonne; en termes de Sellerie, du Petit porte- manteau de cuir, en forme de valise, qu'on attache sur le dos d'un cheval; en termes de Serrurerie, de l'Espèce de ressort qui est formé d'une spirale de fil de fer, d'acier, de cuivre; en termes de Perruquier, d'une Boucle de cheveux en spirale qui est ferme et un peu longue. Être frisé en boudins. On portait autrefois des perruques à boudins; en termes de Mines, d'une Fusée, sorte de mèche avec laquelle on met le feu à la mine. On se sert, en termes de Guerre, du mot SAUCISSON.

 

BOUDINE

 

n. f.

T. de Verrerie

. Masse de verre qui forme une espèce de noyau au milieu d'un plateau de verre.

 

BOUDINER

 

v. tr.

Tordre en forme de boudin des écheveaux de fil, de soie.

 

BOUDOIR

 

n. m.

Sorte de cabinet orné avec élégance, à l'usage particulier des dames, et dans lequel elles se retirent lorsqu'elles veulent être seules ou s'entretenir avec des personnes intimes. Propos de boudoir.

 

BOUE

 

n. f.

Fange des rues et des chemins. Un chemin plein de boue. Des rues pleines de boue. Un tas de boue. Être tout couvert de boue. Tomber dans la boue. Faire rejaillir de la boue. La boue des rues. Enlever les boues des rues.

Fig. et fam., Cette maison n'est faite que de boue et de crachat, Elle n'est bâtie que de mauvais matériaux.

Fam., Ne pas faire plus de cas d'une chose que de la boue de ses souliers, Ne s'en soucier aucunement, la mépriser.

Fig., Tirer quelqu'un de la boue, Le tirer d'un état bas et abject. Traîner quelqu'un dans la boue, Proférer ou écrire contre lui des injures graves, des imputations diffamantes. Cet homme est dans la boue, est tombé dans la boue, Il est plongé dans l'abjection.

Fig., C'est une âme de boue, C'est une âme basse et vile.

Il se dit quelquefois du Dépôt d'encre épaisse qui se forme au fond de l'encrier. Ce n'est plus de l'encre, c'est de la boue. Comment voulez-vous écrire avec cette boue?

BOUES, au pluriel, se dit d'une Sorte de limon qui se trouve près de certaines eaux minérales et qui, imprégné des mêmes sels, participe aux mêmes propriétés. Les médecins prescrivent les boues sous la forme de bain, pour combattre certaines affections rhumatismales, etc. Prendre les boues de Saint-Amand, de Barbotan, etc.

 

BOUÉE

 

n. f.

T. de Marine

. Morceau de bois ou de liège, fagot ou baril vide, ou appareil de métal qui flotte au-dessus d'une ancre pour indiquer l'endroit où elle est mouillée.

Il se dit aussi de Toute marque semblable qui sert à indiquer les passages difficiles, les écueils, les bris de bâtiments, etc.

Bouée de sauvetage, Grand plateau ou anneau de liège, ou d'une autre matière insubmersible, qu'on jette à la mer lorsqu'un homme y est tombé afin de l'aider à se sauver. On l'appelle aussi Bouée radeau.

 

BOUEUR

n. m.

Employé municipal chargé d'enlever chaque matin les ordures ménagères et les boues des rues. On dit plus ordinairement BOUEUX.

 

BOUEUX, EUSE

 

adj.

Qui est plein de boue. Des chemins tout boueux. Une rue boueuse.

Il s'emploie aussi comme nom masculin. Voyez BOUEUR.

Fig., Source boueuse, Source dont l'eau est mêlée de boue minérale, utilisée dans certaines stations thermales.

En termes d'Imprimerie, Impression boueuse, Celle dont l'encre s'écarte et tache le papier au-delà de l'empreinte du caractère. On dit aussi Écriture boueuse. Estampe boueuse, Estampe tirée sur une planche mal essuyée et où il est resté du noir entre les hachures.

 

BOUFFANT, ANTE

 

adj.

Qui bouffe. Une étoffe bouffante. Une garniture bouffante. Une jupe bouffante.

Il s'emploie aussi comme nom. Le bouffant d'une robe, d'une jupe.

 

BOUFFARDE

 

n. f.

Nom vulgaire donné à la pipe.

 

BOUFFE

 

adj. des deux genres

. Qui est plaisant, comique. Une pièce bouffe. Un acteur bouffe.

Il se disait spécialement d'un Genre de musique et de théâtre importé d'Italie en France. Opéra bouffe.

Il s'employait comme nom pour désigner un Chanteur dans des pièces de ce genre. Aujourd'hui, il est surtout nom propre et désigne les théâtres où elles se jouent. Les Bouffes-Parisiens. Aller aux Bouffes.

 

BOUFFÉE

n. f.

Souffle de l'haleine. Envoyer des bouffées de vin. Il nous empoisonnait par des bouffées d'ail. Il fumait auprès de nous et nous envoyait des bouffées de tabac.

Il se dit aussi d'un Souffle de vent ou courant de vapeur qui arrive brusquement et qui dure peu. Une bouffée de vent. Une bouffée de fumée. Il vient de temps en temps des bouffées de chaleur.

Il se dit figurément d'un Accès subit et passager, en parlant de la fièvre, des passions, etc. Une bouffée de fièvre. Ce n'est qu'une bouffée d'humeur, de colère. Il a quelquefois des bouffées de dévotion, de générosité. Ses bouffées d'orgueil sont très ridicules.

Fig. et fam., Ne faire une chose, ne s'y adonner que par bouffées, Ne la faire, ne s'y adonner que par intervalles et par boutades. Il ne s'adonne au travail que par bouffées.

 

BOUFFER

 

v. intr.

Se soutenir de soi-même et se courber en rond au lieu de s'aplatir, en parlant de certaines étoffes. Une jupe qui bouffe. Du ruban qui bouffe.

En termes de Maçonnerie, il se dit du Plâtre qui gonfle et d'un mur qui pousse en dehors ou qui boucle.

Il se dit également du Pain, lorsqu'il enfle dans le four par l'effet de la chaleur.

 

BOUFFETTE

 

n. f.

Petite houppe qu'on attache à divers objets pour servir d'ornement. Il faut des bouffettes à ce harnais.

Il se dit particulièrement des Noeuds de ruban un peu renflés qui font partie de certains ajustements d'homme ou de femme.

 

BOUFFIR

 

v. tr.

Rendre enflé. Il ne se dit au propre qu'en parlant des chairs. L'hydropisie lui a bouffi tout le corps.

Il est aussi intransitif. Le visage lui bouffit tous les jours, Il s'enfle progressivement.

Le participe passé s'emploie comme adjectif. Visage bouffi. Par extension, Bouffi de rage, de colère, Qui a le visage altéré, gonflé par une violente colère. Fig., Être bouffi d'orgueil, de vanité, Être plein d'orgueil, de vanité, et le manifester par son air et ses manières. Style bouffi, Style ampoulé.

 

BOUFFISSURE

 

n. f.

État des chairs qui sont bouffies. Bouffissure du visage.

Fig., Bouffissure du style, Emploi de termes ampoulés, d'expressions exagérées.

 

BOUFFON

 

n. m.

Personnage de théâtre dont l'emploi est de faire rire.

On le dit, par extension et par dénigrement, d'un Homme qui prend à tâche de faire rire. Cet acteur est un bouffon assez amusant. C'est un excellent bouffon. Faire le personnage de bouffon. Il se plaît à faire le bouffon. Un mauvais, un insipide bouffon.

On l'emploie aussi au féminin. Faire la bouffonne. C'est une petite bouffonne.

Servir de bouffon, Être dans quelque société un objet de moquerie, de risée. Je vois bien, dit-il, que je sers ici de bouffon. On dit de même, Je ne prétends pas être votre bouffon. Suis-je donc votre bouffon?

Il s'emploie aussi comme adjectif. C'est un personnage bouffon. Avoir la mine bouffonne, l'humeur bouffonne. Discours bouffon. Style bouffon. Aventure bouffonne. Cela est bouffon, très bouffon.

On dit aussi, en parlant des Ouvrages de l'esprit, Le genre, le style bouffon et, par ellipse, Le bouffon.

 

BOUFFONNER

 

v. intr.

Faire ou dire des bouffonneries. Cet homme ne fait que bouffonner.

 

BOUFFONNERIE

 

n. f.

Ce qu'on fait ou ce qu'on dit pour exciter le rire. Plaisante bouffonnerie. Plate bouffonnerie.

 

BOUGE

n. m.

Logement étroit et malpropre ou une Maison mal famée. C'est un bouge, un vrai bouge.

 

BOUGE

 

n. m.

T. d'Arts

. Ce qui est convexe ou aussi concave dans tel ou tel objet. Le bouge d'une futaille. Le bouge d'une assiette.

 

BOUGEOIR

 

n. m.

Petit chandelier sans pied auquel est adapté un manche ou un anneau. Un bougeoir d'argent. Un bougeoir de cuivre doré.

 

BOUGER

 

v. intr.

Se mouvoir de l'endroit où l'on est. Si vous bougez de votre place, vous me désobligerez. Il s'emploie le plus ordinairement avec la négation. Je ne bougerai de là, puisque vous l'ordonnez. Ne bougez de là. Ne bougez pas. Il ne bouge pas plus qu'une statue, pas plus que s'il était mort.

Fam., Ne bouger d'un lieu, Y être fort assidu. Il ne bouge de cette maison. Il ne bouge pas du cabaret. Quand une fois il est à son atelier, dans son cabinet, il n'en bouge plus.

Il signifie aussi au figuré S'agiter d'une manière hostile, se révolter. S'ils bougent, c'est à moi qu'ils auront affaire.

 

BOUGIE

 

n. f.

Chandelle de cire ou de stéarine.

En termes de Chirurgie, il se dit d'une Tige flexible ou rigide que l'on introduit dans un canal de l'organisme pour l'explorer ou le dilater.

En termes d'Électricité, il sert à indiquer la Mesure de la quantité de lumière émise. Une lampe de vingt bougies.

En termes de Mécanique automobile, il se dit d'un Cylindre destiné à produire les étincelles électriques au moment de l'allumage.

BOUGON, ONNE

 

adj.

Qui bougonne souvent. Un homme bougon et, par ellipse, Un bougon, une bougonne. Il est familier.

 

BOUGONNER

 

v. intr.

Gronder entre ses dents. Cette vieille ne fait que bougonner. Il est familier.

 

BOUGRAN

 

n. m.

Sorte de toile forte et gommée dont les tailleurs se servent pour mettre dans quelques parties d'un habit, entre la doublure et l'étoffe, afin de les tenir plus fermes.

 

BOUGRE

 

Interjection populaire

servant à marquer la colère. On dit, par atténuation, BIGRE.

Il s'emploie aussi comme nom, pour désigner Quelqu'un de coquin ou de méprisable. Il fait au féminin BOUGRESSE. Un bon bougre. Une mauvaise bougresse.

 

BOUILLABAISSE

 

n. f.

T. de Cuisine

. Soupe provençale au poisson avec des tranches de pain.

 

BOUILLANT, ANTE

 

adj.

Qui bout. De l'eau bouillante. De l'huile bouillante.

Il se dit figurément des personnes et signifie Qui est prompt, vif, ardent. Un homme bouillant. Un courage bouillant. Un esprit bouillant. Une jeunesse bouillante. C'est un homme qui a le sang bouillant.

Bouillant de colère, d'impatience, etc., Plein de colère, d'impatience, etc.