Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Académie française · Chapitre 336 sur 1 033 · partie 3/3

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Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Duodi

Ce chapitre est long, il est donc découpé en 3 parties.

Fig., C'est une économie de bouts de chandelles. Voyez BOUT.

Il se dit aussi, dans un sens plus large, de l'Ordre, de la règle que l'on apporte dans la conduite d'un ménage, dans la dépense d'une maison, dans l'administration d'un bien. On voit régner chez lui une économie admirable.

L'économie domestique se dit aussi quelquefois des Usages domestiques en général. Cela est très souvent employé dans l'économie domestique.

Économie rurale, Administration des propriétés rurales. Traité d'économie rurale.

Économie politique, Science qui traite de la formation, de la distribution et de la consommation des richesses. Traité d'Économie politique.

Économie sociale, Science qui traite des conditions de l'existence, du travail, des droits civils et politiques des différentes classes de la société.

Il se dit figurément de l'Harmonie qui existe entre les différentes parties, les différentes qualités d'un corps organisé. Cela trouble toute l'économie du corps humain. L'économie animale. L'économie végétale.

Il désigne encore figurément la Disposition des parties d'un dessin, d'un tableau, la distribution ou le plan d'un ouvrage d'esprit, et en général Toute coordination de parties, quel que soit l'ensemble qu'elles contribuent à former. L'économie d'un tableau, d'un discours, d'une pièce de théâtre. Cela détruisait toute l'économie de son système. C'est renverser toute l'économie d'un État. L'économie du corps social.

 

ÉCONOMIQUE

 

adj. des deux genres

. Qui diminue les frais, la dépense. Un procédé économique. Chauffage économique.

Il signifie aussi Qui concerne l'économie, le gouvernement d'un ménage, d'une maison. Prudence économique. Sagesse économique.

Il signifie également Qui se rapporte à l'Économie politique. Science économique. Géographie, histoire économique.

 

ÉCONOMIQUEMENT

 

adv.

D'une manière économique. Vivre économiquement.

 

ÉCONOMISER

v. tr.

Dépenser avec ménagement, avec le souci d'épargner. Il a bien économisé les revenus de cette terre. Économiser un faible revenu. Économiser le bois, la lumière. Fig., Économiser ses forces, son temps.

On l'emploie aussi absolument dans le sens de Faire des économies. Économiser sur ses revenus. Cet homme s'applique à économiser.

 

ÉCONOMISTE

 

n. m.

Celui qui s'occupe spécialement d'Économie politique. Un savant économiste.

 

ÉCOPE

 

n. f.

T. de Marine

. Sorte de pelle de bois creuse qui sert à vider l'eau qui entre dans un bateau. On dit aussi ÉPUISETTE et SASSE.

 

ÉCOPER

 

v. tr.

Vider un bateau avec une écope.

On l'emploie aussi intransitivement dans la langue familière et alors il signifie Éprouver un dommage, recevoir une forte réprimande, souvent imméritée. Il a écopé.

 

ÉCOPERCHE

 

n. f.

T. d'Arts

. Perche qui, dans un échafaudage, soutient des perches ou planches horizontales.

 

ÉCORCE

 

n. f.

Enveloppe d'un arbre ou d'une plante ligneuse. La première, la grosse écorce. La seconde, la petite écorce. Cet arbre a l'écorce tendre, l'écorce mince. Ôter l'écorce. Dépouiller un arbre de son écorce. On fait des cordes avec des écorces de tilleul. On fait des étoffes avec l'écorce de certains arbres. La filasse est l'écorce du chanvre, du lin.

Prov. et fig., Entre l'arbre et l'écorce il ne faut pas mettre le doigt. Voyez ARBRE.

Il se dit également de l'Enveloppe de certains fruits, quand elle est épaisse. Écorce de citron. Écorce d'orange.

Prov. et fam., Quand on a pressé l'orange on jette l'écorce. Voyez ORANGE.

En termes de Géologie, L'écorce du globe terrestre, L'espèce d'enveloppe que forment les couches et les amas de matières minérales dont le globe terrestre est recouvert extérieurement.

Il signifie au figuré Superficie, apparence. Vous vous arrêtez à l'écorce, il faut pénétrer plus avant.

Prov. et fig., Il ne faut pas juger de l'arbre par l'écorce, Il ne faut pas juger sur l'apparence.

 

ÉCORCER

 

v. tr.

Dégarnir de l'écorce. Écorcer un arbre. On écorce le bois en mai. Un arbre qui s'écorce. Le bois écorcé s'appelle Bois pelard.

 

ÉCORCHEMENT

 

n. m.

Action d'écorcher. L'écorchement d'un cheval.

 

ÉCORCHER

 

v. tr.

Dépouiller un animal de sa peau. Écorcher un cheval, un boeuf, une anguille.

Écorcher vif se disait d'un Supplice infligé à certains condamnés.

Prov. et fig., Il faut tondre les brebis, et non pas les écorcher. Voyez TONDRE.

Fam., Il crie comme si on l'écorchait, Il jette de grands cris. Cela se dit aussi d'une Personne qui se plaint beaucoup pour peu de chose.

Prov. et fig., Il ressemble aux anguilles de Melun, il crie avant qu'on l'écorche. Voyez ANGUILLE.

Fig. et fam., Écorcher l'anguille par la queue. Voyez ANGUILLE.

Il signifie aussi Déchirer, enlever une partie de la peau d'une personne, d'un animal, ou de l'écorce d'un arbre. Vous m'avez écorché la jambe. Je me suis écorché le bras. Je me suis écorché à la main. La selle a écorché ce cheval. Les charrettes en passant ont écorché cet arbre.

Fig. et fam., Écorcher une langue, La parler mal, en prononcer mal les mots. On dit de même Écorcher un mot, le nom de quelqu'un.

Il signifie, par analogie, Être rude au palais, à la gorge, en parlant d'un Aliment, d'une boisson. Le pain de son, le pain dur écorche le gosier. Ce vin est si âpre, qu'il écorche le palais.

Prov. et fig., Jamais beau parler n'écorcha la langue, Il est toujours bon de parler honnêtement.

Fig. et fam., Écorcher l'oreille, les oreilles, Faire sur l'ouïe une impression désagréable, en parlant des Sons rudes, aigres ou discordants. Un jargon barbare qui écorche les oreilles. Une voix, une musique qui écorche les oreilles.

En termes de Sculpture, il signifie Ôter du noyau d'une figure qu'on se propose de couler en plâtre, en bronze, etc., autant d'épaisseur qu'on veut en donner au plâtre, au bronze, etc.

Il signifie figurément et familièrement Exiger beaucoup plus de quelqu'un qu'il n'est équitable ou raisonnable pour des droits, des salaires, des vacations, pour des marchandises, des fournitures. Cet homme d'affaires écorchait ses clients. Ce marchand est raisonnable, il n'écorche pas ses pratiques. C'est un hôtel où l'on écorche les gens.

Il signifie encore figurément Tenir des propos malveillants à l'égard de quelqu'un. Écorcher son prochain.

Le participe passé ÉCORCHÉ, ÉE, se dit comme nom masculin, en termes de Peinture et de Sculpture, d'une Figure sans peau, dont on voit les muscles. L'écorché de Michel- Ange, de Houdon. Dessiner d'après l'écorché. Étudier l'écorché.

 

ÉCORCHERIE

 

n. f.

Lieu où l'on écorche les bêtes. Envoyer, traîner un cheval, un chien à l'écorcherie.

 

ÉCORCHEUR

 

n. m.

Celui qui écorche les bêtes pour la boucherie. Ce cheval n'est plus bon que pour l'écorcheur, qu'à envoyer à l'écorcheur.

Fig. et fam., C'est un écorcheur, se dit d'un Hôtelier, d'un homme d'affaires, d'un marchand qui fait payer trop cher. On dit aussi dans ce sens Une écorcheuse.

 

ÉCORCHURE

n. f.

Éraflure de la peau. Je me suis fait une petite écorchure à la jambe. Ce cheval a une écorchure.

Il se dit aussi en parlant des Choses. Cette reliure, ce vernis, cet arbre a reçu une écorchure.

 

ÉCORNER

 

v. tr.

Dégarnir un animal de ses cornes. Écorner un taureau. Cette vache s'est écornée en tombant. On dit aussi dans ce sens DÉCORNER.

Prov. et par exagération, Il fait un vent à écorner les boeufs, Le vent souffle avec violence.

Il signifie, par extension, Endommager un objet en cassant un de ses angles. Écorner une table. Écorner une pierre. Ces dés sont écornés. Écorner un livre. Écorner une tasse, une assiette.

Fig. et fam., Écorner quelque chose, Le diminuer, en ôter quelque partie. On écorna leurs privilèges. On a écorné sa terre, son bien, son traitement, sa pension. Ce fils de famille a grandement écorné sa fortune.

 

ÉCORNIFLER

 

v. tr.

Se procurer par ruse de quoi manger, de quoi se vêtir. Écornifler un bon dîner. Écornifler quelques francs.

Il signifie aussi Obséder quelqu'un de façon à lui arracher quelque profit ou simplement à surprendre quelque renseignement. Il a bien su nous écornifler. Il est familier.

 

ÉCORNIFLEUR, EUSE

 

n.

Celui, celle qui écornifle. C'est un écornifleur de profession. Il est familier.

 

ÉCORNURE

 

n. f.

Éclat emporté de l'angle d'une pierre, d'un marbre.

Il se dit aussi de la Brèche occasionnée par l'écornure.

ÉCOSSER

 

v. tr.

Tirer de la cosse. Écosser des pois, des fèves.

 

ÉCOSSEUR, EUSE

 

n.

Celui, celle qui écosse. Écosseuse de pois.

 

ÉCOT

 

n. m.

Quote-part que doit chaque personne pour un repas commun, pour un divertissement, quel qu'il soit, pris en commun. J'ai payé mon écot. Chacun son écot.

Fig. et fam., Il a bien payé son écot, se dit de Quelqu'un qui, dans un repas, a diverti les convives. Il s'emploie aussi en d'autres occasions. Il nous a apporté d'agréables nouvelles, il a bien payé son écot.

 

ÉCOT

 

n. m.

T. d'Eaux et Forêts

. Tronc d'arbre où il reste encore des bouts de branches coupées.

Il se dit aussi du Menu bois tombé à terre. Il recueillit quelques petits écots dans le sentier.

 

ÉCOULEMENT

 

n. m.

Action de s'écouler. L'écoulement de l'eau, des eaux.

Il se dit spécialement, en termes de Médecine, du Mouvement des humeurs qui sortent d'un organe. Écoulement catarrhal. Il se dit aussi absolument d'une Hémorragie légère.

Il signifie figurément Mouvement progressif ou continu. L'écoulement d'une foule. L'écoulement du temps.

Il signifie aussi particulièrement Exportation, vente, débit des marchandises, des produits de l'agriculture ou des fabriques. Ménager un débouché qui favorise l'écoulement des farines. ÉCOULER (S')

 

v. pron.

Couler hors de quelque endroit. L'eau s'écoule. L'eau est entièrement écoulée. Le torrent s'est écoulé. Faire écouler l'eau.

Il se dit, par analogie, d'une Foule qui se retire. La foule s'écoule. Il faut laisser écouler la foule.

Il signifie, au figuré, Diminuer, passer, se dissiper, et s'applique surtout aux Richesses. L'argent s'écoule vite.

Il signifie, à propos du Temps, Avancer progressivement ou d'une façon continue. Le temps s'écoule. La vie s'écoule. Les jours s'écoulaient pour lui trop lentement. Les années qui se sont écoulées depuis notre rencontre.

Il se dit encore des Marchandises, des produits agricoles, et signifie Se débiter, se vendre, être exporté. Les produits de cette région s'écoulent par plusieurs débouchés. Faire écouler des marchandises.

Il s'emploie aussi transitivement dans cette acception et signifie Faire s'écouler. Il eut beaucoup de peine à écouler sa marchandise.

 

ÉCOURTER

 

v. tr.

Couper trop court. Écourter des cheveux. Écourter un manteau, une jupe.

Écourter un chien, un cheval, Leur couper la queue et les oreilles.

Il se dit figurément en parlant des Ouvrages de l'esprit où l'on ne met pas ou dont on retranche les développements nécessaires. Il fallait abréger cette scène, mais vous l'avez écourtée. Ce cinquième acte est écourté. Il a par trop écourté son exposé, ses conclusions.

 

ÉCOUTANT, ANTE

 

adj.

Qui écoute. Il ne s'emploie guère que dans cette locution, Avocat écoutant, Avocat qui ne plaide point, faute de clients, et se contente d'écouter les plaidoiries des autres. Il ne se dit que par plaisanterie.

ÉCOUTANTS, au pluriel, se dit quelquefois substantivement pour Auditeurs.

 

ÉCOUTE

n. f.

T. d'Architecture ancienne

. Lieu où l'on écoute sans être vu. L'écoute de la chapelle. Il s'emploie ordinairement au pluriel. Il y avait en Sorbonne des écoutes où se tenaient les docteurs pour entendre les disputes publiques.

Fig., Être aux écoutes, Être attentif à remarquer, à recueillir ce qui se dit ou ce qui se passe dans une affaire, afin d'en tirer parti. On parle de telle affaire, il y a bien des gens qui sont aux écoutes.

En termes de Chasse, ÉCOUTES se dit des Oreilles du sanglier.

ÉCOUTE s'emploie comme adjectif dans Soeur écoute, Religieuse qui accompagne au parloir une autre religieuse ou une pensionnaire.

 

ÉCOUTE

 

n. f.

T. de Marine

. Cordage attaché au coin inférieur d'une voile, pour servir à la déployer, à la tendre, à la serrer ou à l'orienter. Écoutes de grande voile, ou Grandes écoutes. Écoutes de misaine, de hunier, de perroquet. Border les écoutes. Larguer les écoutes.

 

ÉCOUTER

 

v. tr.

Faire attention, prêter l'oreille pour entendre. Ne parlez pas si haut, on nous écoute. Il était à la porte pour écouter ce qu'on disait. Absolument, Je suis venu ici pour écouter. Dans la compagnie d'un tel homme il vaut mieux écouter que parler. En termes de Théâtre, Cet acteur sait écouter, il écoute bien.

Écoute, écoutez, à l'impératif, s'emploient souvent pour appeler quelqu'un, ou pour éveiller fortement son attention. Écoutez, j'ai quelque chose à vous dire.

Un écoute s'il pleut s'est dit d'un Moulin qui n'allait que par des écluses. Fig., C'est un écoute s'il pleut se dit d'un Homme faible qui se laisse arrêter par les moindres obstacles, ou qui attend toujours pour agir une aide incertaine.

Fig. et fam., N'écouter que d'une oreille, Ne prêter qu'une faible attention aux choses qu'on nous dit. J'ai beau lui faire des remontrances, il ne m'écoute que d'une oreille.

Fig. et fam., Écouter aux portes, Être d'une curiosité indiscrète, chercher à surprendre les secrets des autres.

Il signifie aussi Prêter l'oreille, prêter attention avec plus ou moins de bienveillance. Parlez, je vous écoute. On les renvoya sans les écouter. On dit dans un sens analogue Écouter la défense, les raisons de quelqu'un. On dit aussi Écouter la prière, les voeux de quelqu'un, Les exaucer. Le Ciel écouta nos voeux.

Il signifie encore Donner quelque croyance, quelque consentement à ce qu'une personne propose ou Prendre plaisir à l'entendre. On ne voulait pas écouter la proposition de paix qu'il faisait. S'il me propose cela, je l'écouterai volontiers. Il parla d'accommodement, mais il ne fut pas écouté. Écoutez la voix, les inspirations de Dieu. Écouter les conseils, les avis de quelqu'un.

Il signifie encore Obtempérer, obéir à quelqu'un. Cet enfant ne veut écouter personne. Ces soldats indisciplinés n'écoutèrent pas leur chef. Fig., Écouter la raison. Écouter la voix de la nature. N'écouter que sa passion, sa colère, son désespoir.

N'écouter que soi-même, Ne consulter que ses propres inspirations, bonnes ou mauvaises.

S'ÉCOUTER s'emploie dans les phrases familières qui suivent :

Il s'écoute parler, ou, absolument, Il s'écoute, se dit d'un Homme qui parle lentement, avec apprêt et croit bien dire.

Il s'écoute trop, Il s'inquiète trop de sa santé. On dit dans le même sens, Il écoute trop son mal.

 

ÉCOUTEUR, EUSE

 

n.

Celui, celle qui a l'habitude d'écouter, par une curiosité indiscrète, ce qu'on ne veut pas lui faire connaître. Il ne s'emploie guère que dans cette phrase familière, C'est un écouteur, c'est une écouteuse aux portes.

Il se dit spécialement, en termes de Téléphonie, de Chacun des disques qu'on s'applique sur les oreilles pour entendre la communication.

 

ÉCOUTEUX

 

adj.

T. de Manège

. Qui est distrait par les sons, en parlant d'un Cheval.

 

ÉCOUTILLE

 

n. f.

T. de Marine

. Sorte de trappe, ouverture carrée pratiquée dans le pont d'un bâtiment pour descendre dans l'intérieur. La grande écoutille. L'écoutille d'avant. L'écoutille d'arrière. Fermer les écoutilles. ÉCOUVILLON

 

n. m.

Vieux linge attaché à un long bâton, avec lequel on nettoie le four, lorsqu'on veut enfourner le pain.

Il se dit aussi d'une Brosse adaptée à un manche, avec laquelle on nettoie le canon lorsqu'il a tiré et qu'on veut le recharger ou le refroidir.

 

ÉCOUVILLONNER

 

v. tr.

Nettoyer avec l'écouvillon. Écouvillonner une pièce de canon.

 

ÉCRABOUILLER

 

v. tr.

Voyez ÉCARBOUILLER.

 

ÉCRAN

 

n. m.

Dispositif servant à se protéger contre la chaleur d'un foyer. Il est formé, soit d'une Pièce d'étoffe enroulée autour d'une lourde tige, placée sur une cheminée et qui, lorsqu'on la déroule, est maintenue et tendue par une tringle à son extrémité inférieure; soit d'un Châssis de bois tendu d'étoffe et monté sur pieds qu'on place devant une cheminée, un poêle, un radiateur, etc. Il se dit aussi d'une Sorte d'éventail que l'on tient à la main pour le même objet.

Il désigne encore, en termes d'Arts, le Cercle de bois recouvert de toile que le verrier place devant son visage quand il travaille au fourneau.

Il se dit aussi d'une Toile blanche ou d'un papier tendu sur un châssis dont les dessinateurs et les graveurs se servent pour amortir l'éclat du jour.

Il se dit, en termes d'Optique, de Tout tableau sur lequel on fait projeter l'image d'un objet.

Il se dit, spécialement en termes de Cinématographie, de la Toile blanche sur laquelle on projette les films.

 

ÉCRASANT, ANTE

 

adj.

Dont le poids est tel qu'il peut écraser. Une charge écrasante. Fig., Une preuve écrasante. Le poids écrasant des affaires.

En termes de Guerre, Forces écrasantes, Forces contre lesquelles tout effort est impuissant.

 

ÉCRASEMENT

 

n. m.

Action d'écraser ou le Fait d'être écrasé.

En termes de Lutte, Écrasement de la tête, Action d'écraser la nuque de l'adversaire en y appliquant l'avant-bras, ce qui est interdit.

 

ÉCRASER

 

v. tr.

Aplatir, briser quelque chose par un grand poids, par une forte compression, par un coup violent. La poutre tomba et lui écrasa la tête. Cette voiture l'a écrasé. Il fut écrasé par la chute d'une muraille. Écraser une araignée, un insecte avec le pied. Écraser des groseilles, du verjus. Un fruit qui s'écrase en tombant. Fig., Cet homme est écrasé sous le poids des affaires. Ce travail m'écrase. Je suis écrasé de demandes. Cette responsabilité m'écrase. Par analogie, Écraser d'impôts, Surcharger d'impôts.

Le participe passé ÉCRASÉ, ÉE, signifie, au figuré, Qui est trop aplati, trop bas, trop court. Il a le nez écrasé. Le comble de cette maison n'a point de grâce, il est trop écrasé. Ce dôme est écrasé.

Fig., Taille écrasée, Taille trop courte et engoncée.

Il signifie encore figurément Perdre quelqu'un, détruire entièrement ses moyens de fortune, de considération, et plus généralement Détruire, anéantir, réduire à rien. La puissance romaine écrasa toutes les autres. Cette armée fut écrasée sous le nombre. Le fort écrase le faible.

Écraser quelqu'un dans une discussion, dans un débat, Avoir un grand avantage sur lui.

 

ÉCRASEUR, EUSE

 

n.

Celui, celle qui écrase.

ÉCRASEUR se dit spécialement d'un Moulin de cidrerie.

 

ÉCRÉMAGE

n. m.

Action d'écrémer le lait, le verre en fusion.

 

ÉCRÉMER

 

v. tr.

Dégager le lait de sa crème. Écrémer le lait, du lait. Du lait écrémé.

Il s'emploie figurément et familièrement et signifie Dégarnir une chose de ce qu'elle a de meilleur. Il a écrémé cette bibliothèque, cette collection, ce cabinet de médailles. Écrémer une affaire.

Il désigne par analogie, en termes d'Arts, le Fait d'ôter les scories du verre fondu ou des matières en fusion.

 

ÉCRÉMEUSE

 

n. f.

Machine qui sert à extraire la crème du lait.

 

ÉCRÉMOIRE

 

n. f.

T. d'Arts

. Instrument qui sert à écrémer le verre ou le métal en fusion.

 

ÉCRÊTER

 

v. tr.

Dégarnir de la crête. Écrêter un coq.

Il signifie, par analogie, Entamer par la partie la plus élevée. Écrêter une muraille, une maison avec le canon. Écrêter une route, La rendre moins bombée en abaissant la partie du milieu. Écrêter une côte, En abaisser la hauteur.

 

ÉCREVISSE

 

n. f.

Crustacé décapode, qui vit dans l'eau, dont les pattes antérieures se terminent par des pinces, qui se meut aussi bien en arrière qu'en avant et qui devient rouge à la cuisson. Pêcher des écrevisses. Écrevisse d'eau douce. Bouillon d'écrevisses. Soupe aux écrevisses.

Buisson d'écrevisses. Voyez BUISSON.

Bisque d'écrevisses. Voyez BISQUE.

Yeux d'écrevisse, Petites concrétions blanches et pierreuses qu'on trouve sous le corselet des écrevisses de rivière.

Fam., Aller à reculons comme les écrevisses, ou, simplement, Aller comme les écrevisses, se dit de Quelqu'un dont les affaires reculent au lieu d'avancer.

Fam., Être rouge comme une écrevisse, Avoir le visage trop haut en couleur ou Rougir beaucoup.

 

ÉCRIER (S')

 

v. pron.

Prononcer quelques paroles en criant, en élevant beaucoup la voix. Je m'écriai que c'était une injustice. Hé quoi! s'écria-t-elle...

 

ÉCRILLE

 

n. f.

Clôture de clayonnage qu'on pratique à la décharge d'un étang pour empêcher le poisson d'en sortir.

 

ÉCRIN

 

n. m.

Petit coffret ou étui où l'on met des bagues, des pierreries et en général des objets précieux.

Il se dit aussi de l'Ensemble des joyaux contenus dans un écrin. Un riche écrin. L'écrin de la Reine.

 

ÉCRIRE

 

(J'écris; nous écrivons. J'écrivais. J'écrivis. J'écrirai. Écris. Que j'écrive. Que j'écrivisse. Écrivant. Écrit.)v. tr.

Représenter, indiquer, noter par le moyen de l'écriture. Écrivez cela sur une feuille de papier. Cela est écrit de sa main. Il l'a écrit sous ma dictée. Écrire son nom, son adresse. Écrire des conventions. Écrire ses dépenses de chaque jour. Dans ce sens on dit plutôt INSCRIRE. On dit dans un sens analogue Écrire un morceau de musique, un air.

Absolument, Il sait lire et écrire. Il passe sa vie à écrire. Enseigner à écrire. Montrer à écrire. Les anciens écrivaient sur des tablettes enduites de cire. Il écrit bien. Il écrit mal. Écrire avec un crayon, avec du charbon. Écrire à la machine. Machine à écrire. Écrire sur le sable. Écrire sur la muraille. Écrire en grosses lettres, en lettres capitales.

Prov., Ce qui est écrit est écrit, Il ne sera rien changé à ce qui a été écrit, à ce qui a été décidé ou convenu par écrit.

Fig., Cela était écrit au ciel. Voyez CIEL. On dit pareillement Cela était écrit dans le livre du destin. On dit encore, absolument et impersonnellement, dans le même sens, Il est écrit que... surtout en parlant de Quelque contrariété ou de quelque guignon constant. Il est écrit que je ne gagnerai pas.

Il se dit aussi en parlant de la Manière d'orthographier. Comment écrivez-vous tel mot? Comment votre nom s'écrit-il?

Il signifie quelquefois absolument S'engager par écrit. Il ne suffit pas de donner des paroles, il faut écrire.

Il signifie au figuré Composer, en fixant par l'écriture ce que l'on compose. Je lui ai écrit dix lettres sans obtenir de réponse. Écrire un ouvrage, une histoire, un traité. Tous les auteurs qui ont écrit sur cette matière. Écrire en prose, en vers. Absolument, Il est sans cesse à écrire. Passer la nuit à écrire. Il se mêle d'écrire. Il écrit peu, rarement, beaucoup, trop.

Fam., Écrire des volumes, Écrire beaucoup.

Écrire au courant de la plume, Écrire rapidement, sans y mettre beaucoup de temps ni de réflexion.

Absolument, Écrire à quelqu'un, Lui écrire une lettre, des lettres. Je lui ai écrit deux ou trois fois, il ne me répond pas. Je vous écrirai de Naples.

Écrire quelque chose à quelqu'un, Lui faire savoir, lui faire connaître quelque chose par lettre. Je lui ai écrit la mort de son père. Je lui écrirai toutes les nouvelles.

Fig. et fam., Écrire de bonne encre, de la bonne encre à quelqu'un, Lui écrire d'un ton ferme et sévère, soit pour lui faire des reproches, soit pour lui intimer un ordre.

Il se dit absolument pour signifier Faire métier d'auteur. Il écrit. Il écrit dans les journaux, à la " Revue des Deux Mondes ".

Il se dit particulièrement de la Qualité du style. Il est savant, mais il ne sait pas écrire. Il écrit clairement, élégamment. Cet homme parle bien, mais il écrit mal. L'art d'écrire. La langue parlée et la tangue écrite.

Il signifie encore figurément Avancer quelque proposition, enseigner une doctrine par écrit. Aristote a écrit que les animaux...

Il se dit également des Compositeurs de musique. Grétry, Paesiello ont beaucoup écrit. Écrire une partition.

En termes de Procédure, il signifie Exposer ses raisons dans une requête, dans un mémoire pour défendre sa cause. Il plaide bien, mais il écrit mal. Il écrit et ne plaide pas.

Le participe passé ÉCRIT, ITE, se dit spécialement d'un Papier, d'un parchemin, etc., sur lequel on a écrit. Ce n'est pas un papier blanc, c'est un papier écrit. Papier écrit des deux côtés.

Il signifie quelquefois figurément Marqué. Cet homme porte le malheur écrit sur son visage. Il portait son crime écrit sur son front, sa condamnation écrite sur le front.

 

ÉCRIT

 

n. m.

Ce qui est écrit sur du papier, sur du parchemin. Il tira un écrit de sa poche.

Il se dit principalement d'un Acte, d'un mémoire portant promesse, convention. Signer un écrit. Faire un écrit. Écrit sous seing privé. Écrit double.

Mettre par écrit, rédiger par écrit, exposer par écrit, Écrire quelque chose, ou le consigner, l'exposer dans un écrit, dans un mémoire. Mettez-moi cette adresse par écrit. Il voulut que ces instructions fussent rédigées par écrit. Exposer ses raisons par écrit. On dit de même, populairement, Coucher par écrit.

En termes de Procédure, Instruction par écrit, Instruction dans laquelle les parties exposent leurs moyens seulement par écrit; après quoi, il est fait rapport à l'audience par un des juges du tribunal. On dit dans le même sens Procès par écrit et, dans un sens analogue, Instruire une affaire par écrit.

En termes de Jurisprudence, Preuve par écrit, Preuve qui résulte d'un écrit, par opposition à Preuve testimoniale.

Mettre une chose en écrit, par écrit, pour s'en ressouvenir, En prendre note, l'écrire sur son carnet, sur quelque morceau de papier.

Il se dit en outre d'un Ouvrage de l'esprit de peu d'étendue. C'est un écrit plein de goût. Écrit politique. Des écrits séditieux.

Il se dit aussi, mais seulement au pluriel, des Ouvrages quelconques de l'esprit. Ses écrits ne seront imprimés qu'après sa mort. Les écrits de Voltaire, de J.-J. Rousseau.

 

ÉCRITEAU

 

n. m.

Inscription en grosses lettres, qu'on met sur un papier, sur du bois, sur de la toile, pour appeler l'attention du public. Écriteau de maison à vendre, de chambre à louer. Il a mis un écriteau sur sa porte pour faire savoir qu'il donne des leçons, qu'il prend des pensionnaires.

ÉCRITOIRE

 

n. f.

Petit meuble qui contenait ou renfermait les choses nécessaires pour écrire, encre, papier, plume, canif, etc.

Il se dit aussi d'un Godet où l'on prend de l'encre avec la plume et qu'on appelle plus ordinairement ENCRIER.

 

ÉCRITURE

 

n. f.

Système de signes adoptés pour reproduire matériellement les mots du langage. L'invention de l'écriture. Écriture phonétique, idéographique. Écriture grecque, russe.

Par extension, il se dit de la Manière dont on trace ces caractères. Une belle écriture. Une écriture droite, penchée. Une écriture fine, grosse. Une écriture de pattes de mouches, Si menue qu'elle en est presque illisible.

Tenir les écritures, Tenir les livres, les registres d'un négociant, d'un banquier, etc. Cette façon de parler a vieilli, on dit : Tenir les livres.

Commis aux écritures, en termes d'Administration, Expéditionnaire, commis employé à écrire, à copier.

L'Écriture sainte, ou, simplement, L'Écriture, et Les saintes Écritures, ou, simplement, Les Écritures, L'Ancien Testament et le Nouveau.

 

ÉCRIVAILLER

 

v. intr.

Écrire beaucoup, vite et mal, en parlant d'un Auteur. Il ne cesse d'écrivailler.

 

ÉCRIVAILLEUR, EUSE

 

n.

Celui, celle qui écrivaille. On dit aussi ÉCRIVASSIER.

 

ÉCRIVAIN

 

n. m.

Celui qui compose des livres. Le métier d'écrivain. Un écrivain médiocre. Un écrivain célèbre. Les meilleurs écrivains du dix-huitième siècle. Les grands écrivains. Il se dit aussi des Femmes. Mme de Sévigné est un grand écrivain. Le dix-neuvième siècle fut fécond en femmes écrivains.

Absolument, Un écrivain, Un auteur distingué par les qualités de son style. Il faut de solides études pour former un écrivain. C'est un habile conteur : ce n'est pas un écrivain.

Écrivain public se disait de Celui qui faisait métier d'écrire pour le public des lettres, des mémoires, des pétitions, etc.

 

ÉCRIVASSER

 

v. tr.

Écrire beaucoup, sans souci de la forme, et souvent des choses indifférentes. Cette femme passe son temps à écrivasser.

 

ÉCRIVASSIER, IÈRE

 

n.

Celui, celle qui écrivasse. Quelle écrivassière!

 

ÉCROU

 

n. m.

Pièce de bois, de fer, ou de toute autre matière solide, percée en spirale, et dans laquelle entre la vis en tournant. Cette vis n'est pas assez grosse pour l'écrou. La vis s'est cassée dans l'écrou. L'écrou d'un pressoir. Écrou mobile. Écrou fixe.

 

ÉCROU

 

n. m.

Article du registre des emprisonnements, indiquant le jour où une personne a été mise en prison, la cause pour laquelle elle a été arrêtée, et par l'ordre de qui s'est faite l'arrestation. Dresser un écrou. L'arrêt portait que son écrou serait rayé et biffé. Lever un écrou.

 

ÉCROUELLES

 

n. f.

pl. T. de l'ancienne Médecine

. Maladie chronique dans laquelle le système lymphatique est particulièrement affecté et qui se manifeste par la dégénérescence tuberculeuse des glandes superficielles, et spécialement des glandes du cou. Avoir les écrouelles. À certains jours le roi de France touchait les écrouelles. Les médecins disent plus ordinairement SCROFULES.

ÉCROUER

 

v. tr.

Inscrire sur le registre d'écrou. On l'a écroué tel jour. Il a été arrêté et écroué. Il fut écroué à la Santé.

 

ÉCROUIR

 

v. tr.

T. d'Arts

. Battre un métal à froid ou le faire passer à la filière pour le rendre plus dense et pour lui donner du ressort.

 

ÉCROUISSAGE ou ÉCROUISSEMENT

 

n. m.

T. d'Arts

. Action d'écrouir ou Résultat de cette action.

 

ÉCROULEMENT

 

n. m.

Action de s'écrouler. L'écroulement d'une partie de la muraille, d'une maison. Fig., L'écroulement d'un empire. L'écroulement de vos espérances. Ce fut pour lui un écroulement.

 

ÉCROULER (S')

 

v. pron.

Tomber en s'affaissant. Cet échafaudage vint tout d'un coup à s'écrouler. La maison s'écroula. Fig., Cet empire s'écroulait de toutes parts.

 

ÉCROÛTER

 

v. tr.

Dégarnir de la croûte. Il faut écroûter le pain pour ceux qui n'ont pas de dents.

Il signifie aussi, en termes d'Agriculture, Labourer légèrement. Écroûter une pièce de terre.

 

ÉCRU, UE

adj.

T. d'Arts

. Qui est encore à l'état naturel. Soie écrue, Celle qui n'a point été mise à l'eau bouillante; Fil écru, Celui qui n'a point été lavé; Toile écrue, Celle qui n'a point été blanchie.

 

ECTROPION

 

n. m.

T. de Médecine

. Renversement des paupières en dehors. Voyez ÉRAILLER.

 

ÉCU

 

n. m.

Espèce de bouclier que portaient autrefois les chevaliers. Il avait son écu percé de traits. Combattre avec la lance et l'écu.

Il se disait aussi de la Figure de ce bouclier, sur laquelle se peignaient les armoiries. Son écu est parti, coupé, tranché, écartelé. Par extension, L'écu de France.

Il se disait en outre de Certaines monnaies d'or ou d'argent frappées aux armes du souverain qui les émettait. Écu de trois livres ou Petit écu. Écu de six livres.

En termes de Comptes, Écu désignait autrefois une Valeur de trois francs. Mille écus. Cent mille écus. Il a mille écus de rente. Il s'emploie encore figurément pour signifier Richesse. Avoir des écus.

 

ÉCUBIER

 

n. m.

T. de Marine

. Trou rond percé à l'avant d'un bâtiment pour y faire passer les câbles ou les chaînes. Il y a ordinairement deux écubiers de chaque côté de l'étrave.

 

ÉCUEIL

 

(On prononce Ékeuye.)n. m.

Rocher, banc de sable, de coquillages, de corail, que l'on rencontre dans la mer à la surface ou près de la surface des eaux, et contre lequel les navires courent risque de se briser ou de s'échouer. Écueil dangereux. Naviguer dans une mer pleine d'écueils. Éviter un écueil. Donner sur un écueil. Ce vaisseau s'est brisé contre un écueil. Ce port est fermé par des écueils.

Il se dit figurément des Choses dangereuses pour la vertu, l'honneur, la fortune, la réputation, etc. Le monde est plein d'écueils. C'est un écueil où les plus avisés font naufrage. Ce fut l'écueil de sa vertu.

 

ÉCUELLE

 

n. f.

Vase creux en métal, en bois ou en terre, qui sert le plus communément à mettre du bouillon, du potage, une portion de nourriture. Écuelle couverte. Écuelle à oreilles. Fig., Manger à la même écuelle, Avoir des profits communs.

En termes de Botanique, Écuelle-d'eau, Plante de la famille des Ombellifères qui croît dans les marécages et dont les feuilles forment godet.

 

ÉCUELLÉE

 

n. f.

Le contenu d'une écuelle pleine. Une écuellée de soupe, de bouillon.

 

ÉCULER

 

v. tr.

Déformer une chaussure dans la partie du talon. Éculer des bottes. Cet enfant marche mal, il écule ses souliers. Un soulier trop court s'écule facilement.

 

ÉCUMAGE

 

n. m.

Action d'écumer. L'écumage du bouillon.

 

ÉCUMANT, ANTE

 

adj.

Qui se couvre, qui est couvert d'écume. Un cheval écumant. Les vagues écumantes.

 

ÉCUME

 

n. f.

Espèce de mousse blanchâtre qui se forme et qui surnage sur l'eau ou sur quelque autre liquide agité, échauffé, ou en fermentation. L'écume de la mer. L'écume des flots. L'écume d'un pot qui bout. L'écume de la bière.

ÉCUME se dit encore, par extension, de la Bave de quelques animaux, lorsqu'ils sont échauffés ou en colère. L'écume d'un cheval, d'un chien. On le dit quelquefois dans un sens analogue, en parlant des Personnes. Quand cet homme est en colère, l'écume lui sort de la bouche.

Il se dit également de la Sueur qui s'amasse sur le corps du cheval. Ce cheval était couvert d'écume.

En termes d'Arts, il désigne les Impuretés qui se dégagent à la surface des métaux en fusion.

ÉCUME DE MER se dit, par extension, de la Masse blanchâtre des plantes marines et des polypiers que les vagues rejettent sur le rivage. Il se dit aussi absolument d'une Variété de magnésie blanche et, par analogie, d'une Faïence imitant cette magnésie et dont on se sert pour fabriquer des pipes, des porte- cigares, etc.

Il se dit encore figurément d'un Ramassis de gens vils et méprisables. C'est l'écume de la société, de l'espèce humaine.

 

ÉCUMER

 

v. intr.

Se couvrir d'écume. La mer écume. Ce vin, cette bière écume. Son cheval commençait à écumer. Fig., Cet homme écumait de colère, de rage.

Il s'emploie aussi transitivement et signifie Débarrasser de l'écume. Écumer le pot, la marmite. Écumer du sucre, des confitures, du sirop.

Fig., Écumer les mers, écumer les côtes, Exercer la piraterie. On dit de même, par extension, Écumer les affaires, les maisons de jeu.

Il signifie quelquefois figurément et familièrement Prendre çà et là. Il va partout écumer des nouvelles.

 

ÉCUMEUR, EUSE

 

n.

Celui, celle qui écume. Il ne se dit qu'au figuré. Un écumeur de marmites, Un parasite. Un écumeur des mers, Un pirate. Un écumeur d'affaires, Un chercheur de bénéfices sur les opérations d'autrui.

 

ÉCUMEUX, EUSE

 

adj.

Qui est chargé d'écume. Flots écumeux. Bouche écumeuse.

ÉCUMOIRE

 

n. f.

Ustensile de cuisine fait en forme de cuiller plate, percée de plusieurs petits trous et qui sert à écumer. Écumoire de cuivre, d'étain, d'aluminium.

 

ÉCURAGE

 

n. m.

Action d'écurer.

 

ÉCURER

 

v. tr.

Curer complètement. Il se dit surtout de la Batterie de cuisine, ou autres ustensiles de même nature. Écurer de la vaisselle. Il faut écurer ces chaudrons, ces poêlons, ces chenets. Écurer avec de la cendre, avec du sablon. Voyez CURER et RÉCURER.

 

ÉCUREUIL

 

n. m.

Petit quadrupède de la famille des Rongeurs, vivant dans les bois, doué d'une agilité extrême et remarquable par sa queue touffue qui se relève en panache. L'écureuil se couvre, s'ombrage de sa queue. Nourrir un écureuil en cage. L'écureuil est facile à apprivoiser. Les écureuils sont friands de noisettes.

Fig. et fam., C'est un écureuil, il est vif comme un écureuil, se dit d'une Personne vive, active, qui ne tient pas en place.

Fig., Tourner comme un écureuil en cage, Se donner beaucoup de mouvement pour ne pas avancer.

 

ÉCURIE

 

n. f.

Bâtiment destiné à loger des chevaux, des mulets, etc. Mettez ces chevaux à l'écurie. Écurie bien garnie. La cour des écuries.

Fig. et fam., Fermer l'écurie quand les chevaux sont dehors, Prendre des précautions quand le mal est arrivé, quand il n'est plus temps de l'éviter.

Fig. et fam., C'est un cheval à l'écurie, se dit d'une Chose qui nécessite des frais d'entretien, sans être d'aucune utilité.

Fig., Nettoyer les écuries, ou les étables d'Augias, Réformer des abus criants, remédier à une corruption invétérée, porter l'ordre et la règle dans des affaires embrouillées, malhonnêtes.

On dit familièrement C'est une écurie pour Une maison mal entretenue, malpropre. Vous croyez-vous dans une écurie? Croyez-vous être dans un endroit où l'on n'est pas tenu de se comporter décemment?

Il signifiait aussi Train, équipage qui comprenait écuyers, pages, carrosses, chevaux, mulets d'un prince, d'un grand seigneur. L'écurie du prince est partie. La grande écurie, la petite écurie du roi. Les pages de la grande, de la petite écurie. Avoir le soin, l'inspection de l'écurie, des écuries. Il dépense beaucoup pour ses écuries.

Il se dit aujourd'hui plus spécialement et plus fréquemment des Chevaux que l'on dresse pour les courses. C'est l'écurie de M. X... qui a gagné le prix. Son écurie lui coûte très cher.

 

ÉCUSSON

 

n. m.

Écu d'armoiries. Il se dit surtout en termes de Blason. L'écusson de France, d'Autriche.

Par extension, il a de nombreux emplois : en termes d'Architecture, il se dit d'une Tablette ou Cartouche portant des figures, des inscriptions, des pièces héraldiques. Par analogie, il se dit des Plaques blasonnées qui indiquent l'office d'un notaire, d'un huissier, etc.; en termes de Serrurerie, d'une Petite plaque de fer ou de cuivre qui est appliquée sur une serrure pour le passage de la clef ou qui sert simplement d'ornement; en termes de Jardinage, d'un Morceau d'écorce portant un oeil ou un bouton, qu'on enlève au moment de la sève à une jeune branche d'arbre pour l'insérer entre le bois et l'écorce d'un autre arbre; en termes d'Entomologie, de la Partie postérieure du corselet chez certains insectes.

 

ÉCUSSONNAGE

 

n. m.

T. de Jardinage

. Action d'écussonner.

 

ÉCUSSONNER

 

v. tr.

T. de Jardinage

. Greffer en écusson. Tous les arbres que ce jardinier a écussonnés sont bien venus.

 

ÉCUSSONNOIR

 

n. m.

T. de Jardinage

. Petit couteau dont on se sert pour écussonner.

 

ÉCUYER, ÈRE

 

(U se prononce UI.)n.

Celui, celle qui enseigne à monter à cheval, qui dresse les chevaux au manège. Quel est l'écuyer qui tient ce manège? Écuyers de l'École de Saumur.

Cet homme est bon écuyer, Il monte bien à cheval, il sait bien mener, bien dresser un cheval.

Il se disait anciennement d'un Gentilhomme qui suivait et accompagnait un chevalier, qui portait son écu et l'aidait à prendre ses armes et à se désarmer.

Il était aussi le Titre que portaient anciennement les jeunes gens de la plus haute qualité, jusqu'à ce qu'ils eussent été armés chevaliers avec les cérémonies d'usage.

Il était également le Titre que portaient autrefois, en France, les simples gentilshommes et les anoblis. Cette qualification est encore fort usitée en Angleterre.

Il désignait en outre Celui qui avait la charge, l'intendance de l'écurie d'un prince, d'un grand seigneur. Le grand écuyer de France. Le premier écuyer.

ÉCUYÈRE se dit spécialement d'une Femme qui fait des exercices équestres dans un spectacle public.

Bottes à l'écuyère, Bottes dont se servent les cavaliers.

ÉCUYER s'est dit autrefois de Celui qui donnait la main à une princesse, à une grande dame pour la mener. On ne l'emploie guère, dans ce sens, qu'en parlant d'une Reine, d'une princesse.

On disait de même, par extension, Écuyer tranchant, Officier qui coupait les viandes à la table des rois et des princes.

Écuyer de bouche, de cuisine, Maître cuisinier d'un prince ou d'un grand seigneur.

 

ECZÉMA

 

n. m.

T. de Médecine

. Affection cutanée, caractérisée par de petites vésicules très rapprochées les unes des autres.

 

ECZÉMATEUX, EUSE

 

adj.

T. de Médecine

. Qui a rapport à l'eczéma. Affection eczémateuse.

 

ÉDELWEISS

 

n. m.

T. de Botanique

. Petite fleur blanche qui se trouve dans les montagnes et qui pousse dans la neige.

 

ÉDEN

 

(On prononce Édenne.)n. m.

Nom que l'Écriture sainte donne au Paradis terrestre.

Par analogie, il se dit de Tout séjour agréable. Ce pays est un éden.

 

ÉDENTER

 

v. tr.

Dégarnir de dents. Dans cette acception, il s'emploie surtout au participe passé. Une vieille édentée.

Par extension, Édenter une scie, un peigne, En rompre les dents.

 

ÉDENTÉS

 

n. m. pl.

T. de Zoologie

. Ordre de mammifères dont la plupart sont privés de dents.

Il se dit aussi d'un Ordre de Crustacés dépourvus de mandibules.

 

ÉDICTER

 

v. tr.

Prescrire par un édit, par une loi. Les Romains édictèrent des peines sévères contre le luxe.

 

ÉDICULE

 

n. m.

Petit édifice.

ÉDIFIANT, ANTE

 

adj.

Qui édifie, qui porte à la vertu, à la piété par l'exemple ou par le discours. Il mène une vie, il a une conduite très édifiante. C'est un livre édifiant. Il prêche d'une manière très édifiante. Des paroles édifiantes. Par extension, Un homme édifiant.

Il signifie encore, par extension, Qui donne à quelqu'un un moyen décisif de s'éclairer ou de se faire une opinion. Un témoignage édifiant.

 

ÉDIFICATEUR

 

n. m.

Celui qui édifie, qui construit ou fait construire un édifice.

 

ÉDIFICATION

 

n. f.

Action de construire. Il ne se dit guère au propre qu'en parlant des Temples. L'édification du temple de Jérusalem fut réservée à Salomon.

Il se dit, au figuré, de l'Action d'édifier, de porter à la vertu, à la piété. Il mène une vie pleine d'édification. Faire les choses pour la gloire de Dieu et pour l'édification du prochain.

Il désigne par extension l'État d'une personne mise en mesure d'apprécier une autre personne, une affaire, une situation. Vous saurez, pour votre édification, que...

 

ÉDIFICE

 

n. m.

Bâtiment. On l'emploie surtout en parlant des Églises, des temples, des palais et autres grands bâtiments. Les édifices publics. Élever un édifice. Construire un édifice. Les édifices du culte.

Il se dit, figurément, de Certaines choses formées par l'assemblage, le concours, la combinaison de plusieurs autres. L'édifice social. L'édifice féodal s'écroulait de toutes parts. Un seul échec renversa tout l'édifice de sa fortune.

 

ÉDIFIER

 

v. tr.

Construire, en parlant des Églises, des palais et de très grands bâtiments. Édifier un temple, un palais. Bâtiment solidement édifié.

Il signifie au figuré User de son autorité pour créer, organiser des institutions utiles, et alors on l'oppose ordinairement à Détruire, pris dans le sens de Bouleverser, mettre le désordre. Vous êtes envoyé pour édifier, et non pas pour détruire. Il détruit au lieu d'édifier.

Il signifie aussi figurément Porter à la piété, à la vertu, par l'exemple ou par le discours. Édifier le prochain. Édifier tout le monde par son exemple. Il s'en retourna très édifié par cette prédication.

Il signifie encore Satisfaire par un bon procédé, donner bonne opinion de soi. La conduite qu'il a tenue dans cette affaire m'édifie extrêmement.

Il signifie de plus Mettre quelqu'un à même d'apprécier une personne ou une chose. Je veux vous édifier sur le compte de cet individu. Je suis suffisamment édifié par votre écrit. N'êtes-vous pas édifié de cette conduite? Il sortit peu édifié des propos qu'il avait entendus. Il est assez mal édifié par ce qu'il a vu.

 

ÉDILE

 

n. m.

T. d'Antiquité romaine

. Magistrat qui avait inspection sur les édifices publics, sur les jeux, etc. Édile curule. Édile plébéien.

On l'emploie aujourd'hui pour désigner les Magistrats municipaux des grandes villes. Nos édiles.

 

ÉDILITÉ

 

n. f.

T. d'Antiquité romaine

. Magistrature de l'édile. Obtenir l'édilité. Exercer l'édilité. La durée de l'édilité.

Il se dit également de l'Exercice de cette magistrature. Pendant son édilité.

Il se dit aussi aujourd'hui des Magistratures municipales, dans les grandes villes. L'édilité parisienne.

 

ÉDIT

 

n. m.

T. d'Antiquité romaine

. Ordonnance d'un magistrat, d'un empereur. L'édit d'un prêteur. Édit du prince. Les édits des empereurs romains. Un édit de Justinien.

Il s'est dit plus particulièrement, dans l'ancien régime, de Celles des ordonnances de nos rois qui ne statuaient que sur un seul point ou une seule matière. Enregistrer un édit. Révoquer un édit. La révocation de l'édit de Nantes. L'édit des duels.

 

ÉDITER

 

v. tr.

Publier l'ouvrage d'autrui et quelquefois son propre ouvrage. On a édité ce livre à quelques exemplaires sans le mettre dans le commerce. Port-Royal a édité les " Pensées " de Pascal.

Il se dit également, dans ces deux sens, de la Musique, des gravures, des médailles.

Il signifie même Reproduire des oeuvres de sculpture.

 

ÉDITEUR, TRICE

 

n.

Celui, celle qui édite. Cet ouvrage paraît avec une préface de l'éditeur. Cet auteur a été lui-même son propre éditeur.

Éditeur responsable, Celui sous la responsabilité duquel paraît un journal, une feuille périodique. Le gérant du journal est son éditeur responsable. Il se dit figurément de Celui qui propage, sous sa responsabilité, un récit, une nouvelle, ou qui prend la responsabilité d'un écrit, d'une opinion.

 

ÉDITION

 

n. f.

Impression et publication d'un livre, soit qu'il paraisse pour la première fois, soit qu'il ait déjà été imprimé; ou les Séries successives des exemplaires qu'on imprime pour cette publication. La première, la seconde édition d'un ouvrage. Le saint Augustin de l'édition d'Erasme, de l'édition des Bénédictins. Le Tasse de l'édition de Florence. L'Homère, édition de 1488. Cet ouvrage a eu cinq éditions, en est à sa troisième édition. Une belle édition. Une édition fautive. Mauvaise édition. Édition correcte. Édition complète. Édition savante. Édition populaire. Édition à tirage restreint. Édition de luxe. Édition à bon marché.

Édition princeps, La première édition d'un auteur ancien. L'édition princeps de Virgile. Consulter une édition princeps.

Édition ne varietur, Édition définitive.

Il se dit aussi de la Totalité des exemplaires de tel ou tel ouvrage publié et mis en vente. La première édition de ce livre fut vite épuisée. Toute l'édition fut saisie. On dut mettre au pilon presque toute l'édition.

ÉDREDON

 

n. m.

Duvet d'une espèce de canard des pays septentrionaux, l'eider, qui sert à faire des couvre-pieds, des couvertures. Un couvre-pied d'édredon.

Il se dit aussi d'un Couvre-pied fait avec ce duvet.

Il se dit, par extension, de Toute couverture formée de duvet.

 

ÉDUCABLE

 

adj. des deux genres

. Qui est apte à recevoir l'éducation. Ce peuple est arriéré, mais il est intelligent et éducable. Il a bien peu d'intelligence; il n'est pas éducable.

 

ÉDUCATEUR, TRICE

 

n.

Celui, celle qui s'occupe d'éducation. Cette directrice d'école fut une admirable éducatrice.

Il se dit aussi, dans un sens plus large, des Penseurs, des écrivains qui forment l'esprit des lecteurs. Ce critique a été un utile éducateur du goût.

 

ÉDUCATIF, IVE

 

adj.

Qui concerne l'éducation.

 

ÉDUCATION

 

n. f.

Action d'élever, de former un enfant, un jeune homme, une jeune fille, de développer ses facultés intellectuelles et morales ou Résultat de cette action. Système d'éducation. Traité d'éducation. Se livrer, se consacrer à l'éducation de la jeunesse. Bonne éducation. Éducation soignée. Mauvaise éducation. Il n'a guère profité de son éducation.

Maison d'éducation, Maison où l'on prend en pension des enfants ou des adolescents pour les élever et les instruire. Tenir une maison d'éducation pour les jeunes filles.

Éducation professionnelle, Éducation qui a pour objet de préparer à un métier, à une profession.

Il s'emploie aussi dans un sens plus large et en parlant des Hommes de tout âge ou d'une collectivité. L'éducation de la démocratie. Il se voue à l'éducation du peuple.

Il se dit aussi du Développement donné méthodiquement à une faculté déterminée. L'éducation de l'oeil, de l'oreille, du goût.

Il signifie encore Connaissance et pratique des usages de la société, relativement aux manières, aux égards, à la politesse. Il n'a point d'éducation. C'est un individu sans éducation. Il manque tout à fait d'éducation.

Il se dit, par extension, en parlant de Certains animaux, de l'Action de surveiller leur développement, leur reproduction. L'éducation des abeilles, des vers à soie.

Il se dit, par analogie, en parlant des Végétaux. L'éducation de cette plante est difficile.

 

ÉDULCORER

 

v. tr.

T. de Pharmacie

. Adoucir un médicament en y ajoutant du sucre ou quelque sirop. Tisane édulcorée.

Au sens figuré, il signifie Affaiblir, affadir. Cette profession de foi a été bien édulcorée.

 

ÉDUQUER

 

v. tr.

Former par l'éducation. Un enfant bien éduqué, mal éduqué. Il est remplacé dans le langage courant par ÉLEVER.

 

ÉFAUFILER

 

v. tr.

T. d'Arts

. Défaire la trame d'un tissu en tirant des fils. Éfaufiler un ruban. Une étoffe qui s'éfaufile.

 

EFFAÇABLE

 

adj. des deux genres

. Qui peut être effacé. Cette écriture est effaçable avec de l'eau-forte. Fig., Les impressions de jeunesse sont malaisément effaçables.

 

EFFACEMENT

n. m.

Action d'effacer, de s'effacer. Dans ce manuscrit, l'effacement des lettres rend la lecture presque impossible. Fig., L'effacement des impressions, des caractères. Rester dans un effacement volontaire.

 

EFFACER

 

v. tr.

Faire disparaître plus ou moins, en parlant de la Forme, des couleurs de quelque chose. Le temps a effacé les traits et les couleurs de ce tableau. Effacer l'empreinte d'une médaille, ou, simplement, Effacer une médaille. Une empreinte qui s'efface par le frottement. Effacer une ligne, deux lignes d'écriture. Il faut effacer ces mots-là. Des couleurs qui s'effacent. Fig., Effacer le souvenir d'un événement. Ses dernières actions ont effacé les taches de sa vie passée. Vos bienfaits ne s'effaceront jamais de ma mémoire. Elle avait des couleurs, mais la maladie les a effacées.

Il se dit encore figurément pour Surpasser, éclipser. Cet homme a effacé la gloire de ses ancêtres, il a effacé tous ceux qui l'ont précédé. Toute autre gloire s'efface devant la sienne. Dans ce bal, elle effaçait par sa beauté toutes les autres femmes.

Effacer le corps, effacer une épaule, etc., ou simplement S'effacer dans certains exercices, comme l'escrime, la danse, le manège. Tenir le corps, une épaule dans la position qui donne le moins de prise, le plus de grâce. Effacer l'épaule gauche. Effacez-vous un peu plus. Il s'effaça pour éviter le coup. Fig., Il s'effaçait pour faire briller son ami, Il faisait en sorte de ne pas attirer l'attention sur lui. On dit aussi, dans le même sens, Caractère effacé. Personne effacée. Il a joué dans cette affaire un rôle très effacé.

 

EFFAÇURE

 

n. f.

Ce qui est effacé, soit par accident, soit à dessein. L'effaçure n'empêche pas qu'on ne lise encore quelque chose de ce qui était écrit.

 

EFFANER

 

v. tr.

T. d'Agriculture

. Ôter les feuilles ou les fanes de certaines plantes.

 

EFFARANT, ANTE

 

adj.

Qui effare. Une nouvelle effarante.