Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Académie française · Chapitre 303 sur 1 033 · partie 3/3

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Dictionnaire Academie francaise 8e édition 1932-35

Daubeur

Ce chapitre est long, il est donc découpé en 3 parties.

Valeur déclassée, Valeur qui n'est pas gardée dans les portefeuilles.

 

DÉCLENCHE

 

n. f.

T. d'Arts

. Appareil qui sert à séparer deux pièces d'une machine.

 

DÉCLENCHEMENT

 

n. m.

T. d'Arts

. Action de déclencher ou, en parlant des Choses, de se déclencher. Le déclenchement d'une attaque.

DÉCLENCHER

 

v. tr.

T. d'Arts

. Manoeuvrer la déclenche pour séparer dans une machine ou dans un ensemble mécanique deux pièces qui ordinairement sont liées.

Il signifie aussi Ouvrir une porte en faisant sortir la clenche du mentonnet.

Il signifie figurément Faire agir, déterminer brusquement, mettre en mouvement. Déclencher les hostilités, une guerre, une attaque, une catastrophe. La guerre s'est déclenchée.

 

DÉCLIC

 

n. m.

T. d'Arts

. Ressort ou crochet qui, étant ôté, détermine le mouvement d'un mécanisme.

Il se dit aussi du Jeu d'un ressort ayant pour but de régler à volonté la chute d'un objet mû par un mécanisme.

 

DÉCLIN

 

n. m.

État d'une chose qui penche vers sa fin, qui arrive au terme de son cours, qui perd de sa force, de son éclat. Le déclin du jour. Le déclin de l'âge, de la vie. Le déclin d'une maladie, de la fièvre. L'Empire romain penchait vers son déclin. Cette beauté est sur son déclin. Par analogie, Le déclin de la lune. Sa dernière phase, le dernier quartier.

 

DÉCLINABLE

 

adj. des deux genres

. T. de Grammaire

. Qui peut être décliné. Nom, adjectif déclinable.

 

DÉCLINAISON

 

n. f.

T. d'Astronomie

. Arc de la sphère céleste qui mesure la distance angulaire dont un astre est éloigné de l'équateur, soit au nord, soit au sud. La déclinaison d'un astre se mesure sur son cercle horaire. Déclinaison boréale, australe.

En termes de Physique, La déclinaison de l'aiguille aimantée, Angle qui mesure son écart du vrai nord, soit vers l'est, soit vers l'ouest.

En termes de Grammaire, il signifie Action de donner à chaque cas d'un nom, d'un pronom, d'un adjectif la forme qui lui est propre.

Il désigne aussi l'Ensemble de ces formes. Il y a plusieurs déclinaisons dans cette langue.

 

DÉCLINANT, ANTE

 

adj.

Qui décline. Son pouvoir déclinant n'impose plus à ses ennemis. Spécialement, Cadran déclinant, Cadran solaire qui ne regarde pas directement l'un des points cardinaux. Plan déclinant, Plan qui fait angle avec le méridien.

 

DÉCLINATOIRE

 

adj. des deux genres

. T. de Procédure

. Qu'on allègue pour décliner une juridiction. Exceptions déclinatoires. Fins déclinatoires. Substantivement, Faire signifier un déclinatoire.

 

DÉCLINER

 

v. intr.

Pencher vers sa fin; s'affaiblir, en parlant des Choses. Le jour commence à décliner. Ses forces déclinent beaucoup. Son crédit va en déclinant. Son génie commençait à décliner.

En parlant des Personnes, il se dit soit de la Diminution des forces physiques, soit de l'Affaiblissement des facultés intellectuelles, et quelquefois de l'une et de l'autre en même temps. Ce malade décline tous les jours. Il va en déclinant. Depuis sa dernière attaque, ce vieillard décline beaucoup. Cet auteur perd de sa verve, il décline.

Il signifie aussi S'écarter d'une direction ou d'un point fixe.

En termes d'Astronomie, il se dit des Astres qui s'éloignent de l'équateur.

Il se dit aussi de l'Aiguille aimantée qui s'écarte du nord vrai. L'aiguille décline de tant. Il se dit encore d'un Plan vertical qui ne regarde pas directement celui des points cardinaux vers lequel il est tourné. Ce mur décline d'un degré du midi au couchant.

Il s'emploie aussi transitivement, en termes de Procédure, et signifie Écarter comme inacceptable. Décliner la juridiction, la compétence d'un juge, d'un tribunal. Par extension et familièrement, Décliner une invitation.

En termes de Grammaire, il signifie Faire passer un nom, un pronom, un adjectif, par tous ses cas. Décliner un nom. Ce mot se décline.

Fig., Décliner ses nom et prénoms, ses titres, ses qualités, Dire qui l'on est, afin de se faire connaître.

 

DÉCLIVE

 

adj. des deux genres

. Qui va en pente. Terres déclives.

 

DÉCLIVITÉ

 

n. f.

Situation d'une chose qui est en pente. La déclivité d'un terrain.

 

DÉCLORE

 

v. tr.

Il ne s'emploie qu'à l'infinitif. Dégarnir momentanément ou définitivement d'une clôture. Il fut condamné à déclore son champ, son parc.

Il signifie aussi Ouvrir. Il est vieux.

 

DÉCLOUER

 

v. tr.

Détacher une chose en arrachant les clous qui la fixent. Déclouer des planches. Cette caisse est toute déclouée. Cette planche se décloue.

 

DÉCOCHEMENT

 

n. m.

Action de décocher.

 

DÉCOCHER

 

v. tr.

Tirer une flèche avec l'arbalète ou avec quelque autre arme de trait semblable. Fig., Décocher un trait de satire, une épigramme. Décocher un compliment.

DÉCOCTION

 

n. f.

Composition médicinale qu'on obtient en faisant bouillir, dans l'eau ou dans quelque liquide, des substances végétales. Boire une décoction. Faire une décoction de mauve.

 

DÉCOIFFER

 

v. tr.

Dégarnir de ce qui coiffe. Décoiffez cet enfant. Elle s'est décoiffée en entrant.

Fig. et fam., Décoiffer une bouteille, Ôter l'enveloppe, la capsule métallique qui entoure le bouchon; et, par extension, La boire, la vider.

Il signifie aussi Faire cesser d'être régulièrement peigné. Le vent l'a toute décoiffée. Cet enfant se décoiffe toujours.

 

DÉCOLÉRER

 

v. intr.

Cesser d'être en colère. Il ne s'emploie guère que négativement. Il ne décolère pas. De toute la journée il n'a pas décoléré.

 

DÉCOLLAGE

 

n. m.

Action de décoller.

 

DÉCOLLATION

 

(On prononce les L.)n. f.

Action de trancher le cou. La décollation de saint Jean-Baptiste. Le supplice de la décollation.

 

DÉCOLLEMENT

 

n. m.

Action de décoller, de se décoller ou Résultat de cette action.

Il se dit, par extension, en termes de Chirurgie, d'un Organe ou d'un tissu qui se détache d'un autre auquel il était adhérent. Dans certains abcès, il y a décollement de la peau. Décollement de la rétine.

 

DÉCOLLER

 

v. tr.

Faire mourir en tranchant le cou. On ne décollait autrefois en France que les gentilshommes. On dit aujourd'hui DÉCAPITER.

 

DÉCOLLER

 

v. tr.

Séparer, détacher une chose qui était collée. Décoller du papier. Décoller une estampe. La pluie décolle les châssis.

Fig., au jeu de Billard, Décoller une bille, L'éloigner, la détacher, en jouant, de la bande contre laquelle elle était. Se décoller, Détacher sa bille de la bande.

DÉCOLLER s'emploie aussi intransitivement et toujours avec la négation. Il ne décolle pas d'ici. On ne peut le faire décoller. On ne peut le faire partir, se débarrasser de lui. Il est très familier.

Il se dit, par analogie, en termes d'Aéronautique, d'un Avion lorsqu'il quitte le sol.

 

DÉCOLLETAGE

 

n. m.

Action de décolleter ou de se décolleter. Le décolletage d'une robe. Décolletage modeste. Décolletage inconvenant.

 

DÉCOLLETER

 

(Je décollette; nous décolletons.) v. tr.

Découvrir le cou, la gorge, les épaules. Une femme bien décolleté, trop décolletée. Cette femme aime à se décolleter, ne devrait pas tant se décolleter.

Le participe passé s'emploie comme nom masculin. Un joli décolleté. Dîner en grand décolleté.

Il signifie aussi Échancrer un vêtement de manière à laisser voir le cou. Habit, gilet trop décolleté. Décolleter une robe en pointe, en carré, etc.

Fig., Être décolleté dans ses propos. Par extension, Propos décolletés, Propos libres, inconvenants.

 

DÉCOLORANT, ANTE

 

adj.

Qui décolore. Substance décolorante. Substantivement, Un décolorant.

 

DÉCOLORATION

 

n. f.

Action de décolorer, de se décolorer ou Résultat de cette action. La décoloration de la peau, des cheveux.

 

DÉCOLORER

 

v. tr.

Dépourvoir de sa couleur. Ces roses se décolorent. La maladie l'a toute décolorée. Son teint s'est décoloré. Des fleurs décolorées. Des lèvres décolorées. Se décolorer les cheveux.

 

DÉCOMBRES

 

n. m. pl.

Amas de matériaux inutiles qui restent sur le terrain après la démolition d'un bâtiment. Il faut faire enlever les décombres.

 

DÉCOMMANDER

 

v. tr.

Annuler une commande. Décommander une voiture.

Il signifie aussi Remettre à une autre date ou supprimer une fête, une réunion à laquelle on avait invité. Décommander un bal. Par extension, Décommander des invités.

 

DÉCOMPLÉTER

 

v. tr.

(Je décomplète; nous décomplétons.) Rendre incomplet. Si je cédais cet objet, cela décompléterait ma collection.

 

DÉCOMPOSABLE

adj. des deux genres

. T. didactique

. Qui peut être décomposé. Une quantité décomposable.

 

DÉCOMPOSER

 

v. tr.

T. de Chimie

. Diviser un corps en ses éléments composants. Les chimistes décomposent les corps en les faisant agir les uns sur les autres. On dit dans un sens analogue, en termes de Physique, Décomposer les rayons solaires, la lumière. Fig., Décomposer une phrase, une idée. Décomposer un mot en ses éléments.

En termes de Mécanique, Décomposer le mouvement d'un corps, Considérer le mouvement actuel d'un corps comme produit par la coexistence de plusieurs mouvements partiels ayant des directions et des intensités diverses que les principes de la mécanique enseignent à déterminer.

En termes de Typographie, il signifie Enlever les caractères des formes quand le tirage d'un ouvrage est terminé. On dit plutôt DISTRIBUER.

Il signifie aussi Altérer une substance par la désorganisation de ses éléments, qui est ordinairement suivie de putréfaction. La chaleur décompose les matières animales. Une liqueur qui se décompose. On a dit de même Certaines maladies décomposent le sang.

Il se dit figurément en parlant de l'Altération des traits du visage par l'effet de quelque passion violente, de la maladie, de la mort. La souffrance avait décomposé ses traits. La terreur décompose le visage. À la lecture de l'arrêt, son visage se décomposa, tous ses traits se décomposèrent.

 

DÉCOMPOSITION

 

n. f.

Action de décomposer, de se décomposer ou Résultat de cette action. La décomposition d'une substance par les acides. La décomposition qu'éprouvent certains corps par le contact de l'air. On dit de même La décomposition du sang, des humeurs. La décomposition d'un cadavre. La décomposition des traits du visage. Fig., La décomposition d'une idée. La décomposition d'une phrase, d'une période, d'un mouvement.

 

DÉCOMPTE

 

(Dans ce mot et dans le suivant, on ne prononce pas le P.)n. m. Ce qu'il y a à rabattre, à déduire sur une somme qu'on paie. Il y a tant de décompte. Faire le décompte, Rabattre sur une certaine somme ou Faire la supputation de ce qu'il y a à rabattre. Faire à quelqu'un son décompte, en lui payant ses gages, son traitement. On dit de même Payer le décompte, Payer ce qui est dû en retenant ce qu'on a avancé.

Fig., Trouver, éprouver du décompte dans une affaire, Reconnaître qu'elle n'est pas aussi avantageuse qu'on l'avait espéré.

 

DÉCOMPTER

 

v. tr.

Déduire, rabattre d'une somme. Sur ce qu'on lui doit, il faut décompter ce qu'il a reçu.

Il signifie, au figuré et familièrement, Rabattre de l'opinion qu'on avait d'une chose, d'une personne. Dans ce sens, on l'emploie d'ordinaire absolument, et il n'est guère usité qu'à l'infinitif. Il croit que cette succession va lui donner une somme énorme, mais il trouvera à décompter. Il y aura bien à décompter. Il avait de grandes prétentions, mais il a eu à décompter. On leur avait donné une grande idée de lui, mais ils ont bien trouvé à décompter.

 

DÉCONCERTANT, ANTE

 

adj.

Qui déconcerte. Langage déconcertant. Attitude déconcertante.

 

DÉCONCERTER

 

v. tr.

Troubler quelqu'un en rompant ses mesures, en l'arrêtant dans l'exécution de ses projets. Cette victoire déconcerta les alliés. Les ennemis furent déconcertés de cette alliance. Par extension, Cela déconcerte tous mes projets. Cet accident a déconcerté toutes les mesures de cet homme.

Il signifie aussi Troubler quelqu'un en lui faisant perdre contenance. Cette réponse le déconcerta. Il faut peu de chose pour le déconcerter. C'est un homme qui se déconcerte aisément. À cette question du juge, il parut tout déconcerté.

 

DÉCONFIRE

 

v. tr.

Défaire entièrement dans une bataille. Déconfire les ennemis. Il est vieux dans ce sens.

Il ne s'emploie plus qu'au sens figuré, à l'infinitif présent et au participe passé, avec le sens de Réduire à ne plus savoir que dire et quelle contenance tenir. Ce discours l'embarrassa, il fut tout déconfit. Un air déconfit.

 

DÉCONFITURE

n. f.

Entière défaite. La déconfiture des troupes. Il est vieux dans ce sens.

Il se dit, figurément et familièrement, de la Ruine entière d'un négociant, d'un banquier, etc. Tomber en déconfiture.

 

DÉCONSEILLER

 

v. tr.

Conseiller de ne pas faire une chose. Je ne lui conseille ni ne lui déconseille cette entreprise.

 

DÉCONSIDÉRATION

 

n. f.

Perte de la considération. Une complète déconsidération fut le châtiment de sa mauvaise conduite.

 

DÉCONSIDÉRER

 

v. tr.

Priver de la considération. Il se déconsidère par sa vie de débauches. Prenez garde de vous déconsidérer.

 

DÉCONTENANCER

 

v. tr.

Troubler quelqu'un en lui faisant perdre contenance. L'annonce de cet échec l'a entièrement décontenancé. Il est aisé à décontenancer.

SE DÉCONTENANCER signifie surtout Perdre visiblement contenance par timidité, par embarras. Ce jeune homme se décontenance très aisément.

 

DÉCONVENUE

 

n. f.

Déception causée par un insuccès. Il m'a conté sa déconvenue.

 

DÉCOR

 

n. m.

T. d'Architecture

. Ce qui décore. Il se dit surtout des Peintures, sculptures qui ornent un édifice, un appartement.

Il se dit plus généralement au pluriel de la Représentation plus ou moins exacte du lieu où se passe une pièce de théâtre, à l'aide de châssis recouverts de toiles peintes, cartons, etc. Les décors de cet opéra sont d'une grande richesse. Peintre de décors.

Il se dit, par extension, de l'Aspect extérieur formé accidentellement par les choses de la nature. Ces montagnes formaient à sa demeure un décor magnifique.

 

DÉCORATEUR

 

n. m.

Celui qui fait des travaux de décoration. On dit aussi adjectivement Peintre décorateur.

 

DÉCORATIF, IVE

 

adj.

Qui sert à décorer, qui décore bien. Sculpture décorative. Peinture décorative. Les arts décoratifs. Ces fleurs sont d'un bel effet décoratif. Fig., Un personnage décoratif, Qui relève l'éclat d'une réunion. Il se dit aussi d'un Personnage qui n'a que des fonctions d'apparat.

 

DÉCORATION

 

n. f.

Action de décorer. On va procéder à la décoration de l'appartement.

Il désigne aussi Ce qui sert à décorer, comme les ornements d'architecture, de peinture et de sculpture. Faire plusieurs ouvrages pour la décoration d'une ville. Il a laissé par testament une somme considérable pour la décoration de l'église. Décoration extérieure. Décoration intérieure. La décoration d'un édifice, d'un salon, d'un appartement.

Il s'emploie quelquefois en termes de Théâtre, dans le sens de Décor. La décoration du premier acte. Changement de décoration.

Il se dit aussi par rapport aux Personnes et signifie Nomination dans un ordre honorifique ou Insignes de cet ordre. Recevoir, obtenir une décoration. Porter des décorations. La décoration de la Légion d'honneur.

 

DÉCORDER

 

v. tr.

Détortiller une corde en séparant les petites cordes dont elle est composée. Décorder un vieux câble.

 

DÉCORER

 

v. tr.

Orner, parer. Il se dit surtout à propos d'Ornements d'architecture, de peinture, de sculpture. Décorer un théâtre, un temple, un édifice public, etc. La salle était magnifiquement décorée. Les oeuvres d'art qui décorent un palais. Le jardin est décoré de statues. Un salon décoré avec élégance. Fig., La grâce décore son visage et ses discours.

Il signifie aussi Revêtir d'un titre, d'une dignité. Décorer quelqu'un de la médaille militaire. Se décorer d'un titre qu'on n'a pas mérité. Absolument, en parlant de la Légion d'honneur, On va le décorer. Il est décoré, il n'est pas décoré.

Il signifie figurément Embellir une chose par des expressions excessives. Ils décorent du nom de sagesse leur insensibilité. Ils décorent du nom de château une misérable bicoque.

 

DÉCORNER

 

v. tr.

Dégarnir de ses cornes.

Fam., Il fait un vent à décorner les boeufs.

Il signifie aussi Redresser ce qui est corné. Décorner les pages d'un livre. Décorner une carte de visite.

 

DÉCORTICATION

 

n. f.

Action de décortiquer.

 

DÉCORTIQUER

 

v. tr.

Dégarnir de leur écorce des tiges d'arbres, ou de leur enveloppe des graines.

Spécialement, Légumes décortiqués, Légumes qu'on a épluchés en vue de la conservation.

 

DÉCORUM

 

(UM se prononce OME.)n. m.

T. emprunté du latin. Ensemble des bienséances à observer dans une bonne société. Garder, observer le décorum. Ce vieillard est très soucieux du décorum. Il est ignorant du décorum. Les lois, les règles du décorum.

Il se dit aussi de l'Étiquette à laquelle sont astreints les personnages officiels. Décorum royal. Décorum présidentiel.

 

DÉCOUCHER

 

v. intr.

Coucher hors de chez soi, hors du logis où l'on a accoutumé de coucher. Depuis huit jours il a découché trois fois.

 

DÉCOUDRE

 

(Il se conjugue comme COUDRE.) v. tr.

Défaire ce qui est cousu. Découdre la doublure d'un vêtement. Découdre une jupe. Découdre de la dentelle. Découdre une botte, un soulier.

SE DÉCOUDRE se dit des Choses dont la couture vient à se défaire. Sa robe commence à se découdre. Une doublure qui s'est décousue.

Le participe passé DÉCOUSU, UE, se dit, adjectivement et figurément, de Propos sans suite, d'un style qui n'a point de liaison. Phrases décousues. Conversation décousue. Des idées décousues. Il s'emploie comme nom dans ce sens. Le décousu du style. On remarquait un certain décousu dans ses propos.

Par analogie, en termes de Chasse, DÉCOUDRE signifie Déchirer le ventre d'une plaie en long, en parlant du Sanglier, du cerf.

Par analogie, En découdre est employé intransitivement pour signifier Avoir à se battre, à lutter. L'ennemi s'avance, nous aurons à en découdre. Il est résolu de lui faire tirer l'épée, il veut en découdre. Il est vieux.

 

DÉCOULER

 

v. intr.

Couler peu à peu et de suite. Il s'est fait une coupure et il en découle du sang. La sueur découlait de son visage.

Il signifie figurément Procéder, provenir logiquement ou naturellement. Les biens et les maux découlent d'un même principe. De ce principe découlent plusieurs conséquences.

 

DÉCOUPAGE

n. m.

Action de découper. Découpage à l'emporte-pièce.

 

DÉCOUPER

 

v. tr.

Couper par morceaux une pièce de viande ou Détacher un à un les membres d'une pièce de volaille, de gibier. Découper un gigot, un poulet, un perdreau. Absolument, Une maîtresse de maison doit savoir découper. Par analogie, Découper un article dans un journal, un passage dans un article, une citation dans un livre.

Il se dit aussi en parlant des Étoffes. Découper du drap, du satin, du taffetas, etc. Découper une jupe, un fichu.

Il signifie encore Couper du carton, du bois, du papier, de manière que ce qui en reste ait la figure de quelque objet, une forme déterminée. Découper des cartes à jouer, du parchemin. Découper une figure, un arbre, une maison avec des ciseaux. Par extension, Découper en festons. On découpe à l'emporte- pièce des fleurs artificielles. Absolument, Il découpe avec beaucoup de goût, d'habileté.

Il signifie également Détacher, en coupant tout autour, les figures ou autres objets qui sont représentés sur une toile, sur du papier, etc. Découper une image, une estampe avec un canif. Découper des figures, des fleurs, pour les appliquer sur un autre fond.

Fig., Ces montagnes se découpent sur le fond bleu du ciel, Elles se détachent avec beaucoup de netteté.

 

DÉCOUPEUR, EUSE

 

n.

Celui, celle qui travaille en découpure.

 

DÉCOUPLE

 

n. m.

T. de Chasse

. Action de découpler des chiens. Au premier découple. On dit aussi DÉCOUPLER.

 

DÉCOUPLER

 

v. tr.

Détacher des chiens couplés pour qu'ils courent après la bête. Il ne se dit guère qu'en parlant des Chiens courants qu'on mène attachés deux à deux. Dès qu'on fut arrivé au rendez-vous, on découpla les chiens. Absolument, Dès qu'on fut arrivé sur la bruyère, on découpla.

L'infinitif s'emploie aussi comme nom. Au premier découpler. Voyez DÉCOUPLE.

Fig. et fam., Être bien découplé, Être souple, avoir les mouvements aisés. C'est un drôle, un gaillard bien découplé.

 

DÉCOUPOIR

 

n. m.

Instrument qui sert à faire des découpures.

 

DÉCOUPURE

 

n. f.

Action de découper une étoffe, de la toile, du papier, etc., ou Résultat de cette action. Découpure fine. Découpure grossière. Faire de la découpure. Faire des découpures. Cette découpure représente des enfants qui jouent.

En termes de Botanique, il se dit des Divisions des bords d'une feuille. Les découpures d'une feuille.

 

DÉCOURAGEANT, ANTE

 

adj.

Qui décourage. Des obstacles décourageants. Ce maître, ce professeur est décourageant par sa sévérité. Cet élève est décourageant par sa paresse. Cet écrivain est d'une perfection décourageante.

 

DÉCOURAGEMENT

 

n. m.

État de celui qui est découragé. Il abandonna cette entreprise par découragement. Tomber dans le découragement. Se laisser aller au découragement.

 

DÉCOURAGER

 

v. tr.

Dépourvoir de courage. Décourager quelqu'un. Ce nouvel échec acheva de décourager l'armée. Il y a de quoi se décourager. Il est découragé de travailler. Ses amis l'en ont découragé. Il se décourage au premier obstacle qu'il rencontre.

DÉCOURONNER

 

v. tr.

Dégarnir d'une couronne. Un roi découronné.

Il s'emploie surtout au figuré, en parlant d'Objets dont la cime a été enlevée. Le vent a découronné cet arbre. Le temps a découronné cet édifice.

 

DÉCOURS

 

n. m.

Décroissement de la lune. La lune était dans son plein avant-hier, elle est maintenant en décours.

Il se dit par analogie du Déclin des maladies. La fièvre était en son décours. Il est vieux.

 

DÉCOUSURE

 

n. f.

Endroit décousu de quelque linge ou de quelque étoffe. Cela n'est pas déchiré, ce n'est qu'une décousure.

Il se dit aussi des Plaies faites aux chiens par le sanglier, le cerf.

 

DÉCOUVERT, ERTE

 

adj.

Qui n'est pas couvert. Allée découverte, Dont les arbres ne se rejoignent pas par le haut. Se montrer, sortir à visage découvert, Sans voile, en parlant des Femmes musulmanes.

Par extension, Place découverte. Le flanc du régiment est découvert, Exposé aux attaques de l'ennemi.

À DÉCOUVERT,loc. adv.

Sans être couvert, garanti. On était à découvert dans la tranchée. Mettre à découvert.

Fig., Agir à découvert, Sans dissimulation.

Spécialement, en termes de Commerce et de Banque, Être à découvert, N'avoir aucun gage, aucune garantie pour sa créance. Vendre des valeurs à découvert, À crédit.

Dans cette dernière acception, DÉCOUVERT s'emploie comme nom. Les découverts, le découvert d'une maison de banque, l'Ensemble des avances consenties par un banquier à ses clients. En termes de Bourse, Le découvert est l'Ensemble des ventes consenties par la Bourse d'une place, sans avoir les titres à livrer, ou bien sans aucune opération qui en fasse la contre-partie.

 

DÉCOUVERTE

 

n. f.

Action de découvrir ou la Chose même qu'on a découverte, qu'on a trouvée. Travailler à la découverte d'un trésor, d'une mine. La découverte d'un secret. Faire des découvertes en physique, en astronomie. Depuis la découverte du Nouveau Monde. Voilà une magnifique découverte. De nouvelles découvertes. Un voyage de découvertes.

Aller à la découverte, Se mettre en route pour explorer un terrain, une région. On dit de même Envoyer à la découverte.

 

DÉCOUVREUR

 

n. m.

Celui qui découvre. Le découvreur du Nouveau Monde fut traité comme un criminel. Le découvreur d'un trésor.

 

DÉCOUVRIR

 

(Il se conjugue comme COUVRIR.) v. tr. Dégarnir de ce qui couvrait. Découvrir un pot, un plat, un panier. Ce malade s'est découvert en s'agitant dans son lit. Découvrir l'os, pour voir s'il n'est pas atteint. Découvrir les racines d'un arbre. Il ne faut pas se découvrir dès les premiers jours du printemps. Avoir la tête découverte, le visage découvert. Voiture découverte. Absolument, La mer découvre, Elle se retire.

SE DÉCOUVRIR signifie particulièrement Ôter son chapeau, en parlant des Hommes. Se découvrir par respect devant quelqu'un.

Il signifie spécialement, en termes d'Escrime, Donner prise à son adversaire, ne pas se mettre bien en garde. Il eut l'imprudence de se découvrir et reçut un coup d'épée dans la poitrine. Prenez garde, vous vous découvrez trop.

Il signifie également, en termes de Guerre, S'exposer aux coups, au danger. Cet officier se découvre imprudemment.

DÉCOUVRIR signifie encore particulièrement Laisser voir, ou laisser trop voir; et, dans cette acception, il ne se dit guère que des Femmes. Une femme qui découvre trop sa gorge. Avoir la poitrine découverte.

Découvrir son jeu, Laisser voir ou montrer ses cartes; et figurément Jouer de manière à faire connaître son jeu.

Il se dit également en parlant d'Affaires, d'entreprises et signifie Donner à connaître ses desseins et les moyens qu'on emploie pour les exécuter.

Il signifie aussi Dégarnir de ce qui mettait à couvert. Ce sens est principalement usité en termes de Guerre. La cavalerie en se retirant risquait de découvrir l'infanterie. Ce corps était trop découvert, aussi a-t-il beaucoup souffert. Découvrir la frontière. Cette place, cette ville est entièrement découverte.

En termes de jeu d'Échecs, Découvrir une pièce, La dégarnir des pièces qui devraient la couvrir, ou la dégager de ce qui l'empêchait d'agir.

Il signifie au figuré Révéler, déclarer, faire connaître ce qu'on tenait ou ce qui était tenu caché, secret. Il m'a découvert son secret. Je n'ai découvert cela à personne. Il vint leur découvrir tout ce qu'il savait du complot. Je ne me suis découvert qu'à lui seul, tous les autres ignorent qui je suis. Je me suis entièrement découvert à lui, et tous mes sentiments, tous mes projets lui sont connus. Vous vous découvrez trop, il eût fallu garder le secret sur tout cela.

Il signifie encore Voir, apercevoir d'un lieu élevé. Du haut de cette montagne, on découvre une vaste étendue de pays.

Il signifie même simplement Commencer d'apercevoir. Quand ils eurent navigué tant de jours, ils découvrirent un cap. On découvrit les vaisseaux de la flotte ennemie. On n'eut pas fait une lieue, qu'on découvrit la tête de la colonne.

Il signifie aussi Trouver ce qui n'était pas connu, ce qui était resté ignoré, caché. Découvrir une mine d'or, d'argent, etc. Découvrir une carrière de marbre, de pierre, de plâtre. Découvrir un trésor. Découvrir une terre nouvelle, un pays inconnu. Découvrir une source, des eaux. Il découvrit une issue secrète. Je crois avoir découvert l'homme qu'il nous faut. On lui découvre tous les jours de nouvelles dettes. Harvey a découvert la circulation du sang. Découvrir la cause d'une maladie. Découvrir un vol, un assassinat.

Fig. et fam., Découvrir le pot aux roses, Découvrir ce qu'il y a de secret dans quelque intrigue.

Fig. et fam., Découvrir saint Pierre pour couvrir saint Paul, Remédier à un inconvénient par un inconvénient pareil.

Il signifie particulièrement Parvenir à connaître ce qui était tenu caché. J'ai découvert son dessein. On a découvert le mystère. J'ai découvert sa manoeuvre. Je découvrirai le coupable. Je parviendrai bien à découvrir la vérité sur tout cela. Découvrir une conspiration, un complot. Découvrir un secret. Au bout de quelque temps, je découvris qu'il me trompait.

 

DÉCRASSER

 

v. tr.

Nettoyer de la crasse. Se décrasser les mains, la tête, la peau.

Décrasser du linge, En ôter, avec une première eau, ce qu'il y a de plus sale.

Il signifie au figuré et familièrement Débarrasser quelqu'un de son ignorance crasse ou de sa mauvaise éducation. On le mit au lycée pour le décrasser. C'est un rustre : il a grand besoin de se décrasser.

Il se dit également en parlant d'une Personne de basse condition qu'on revêt d'une dignité, d'une charge, d'un titre. Il acheta une charge, un titre pour se décrasser.

 

DÉCRÉDITER

 

v. tr.

Priver quelqu'un du crédit financier, commercial. La mauvaise foi décrédite un négociant.

Il signifie au figuré Priver quelqu'un de la considération, de l'autorité, de l'estime, de la confiance dont il jouissait. Cette action, ce procédé l'a étrangement décrédité. Par extension, Cette opinion se décrédite, commence à se décréditer.

 

DÉCRÉPIR

 

v. tr.

Dégarnir du crépi. Décrépir un mur lézardé. Ce mur se décrépit.

 

DÉCRÉPISSAGE

 

n. m.

Action de décrépir. Le décrépissage d'un mur.

 

DÉCRÉPIT, ITE

 

adj.

Qui est dans la décrépitude. Un vieillard décrépit.

 

DÉCRÉPITUDE

 

n. f.

Déchéance physique qui provient d'un état de vieillesse extrême. Tomber dans la décrépitude, dans la dernière décrépitude. Les maladies l'ont réduit avant le temps à un véritable état de décrépitude.

 

DECRESCENDO

 

adv.

T. de Musique

emprunté de l'italien. En diminuant progressivement l'intensité des sons, de la voix ou d'un instrument. Fig., Sa réputation, son talent va decrescendo, Va en diminuant. Il s'emploie aussi comme nom. Un decrescendo.

 

DÉCRET

 

n. m.

Décision qui émane d'une autorité. Les décisions de l'ancienne Sorbonne portaient le titre de Décrets.

Il se dit spécialement aujourd'hui des Décisions du pouvoir exécutif. Décret rendu en Conseil d'État. Décret en forme de règlement, d'administration publique. Décret de nomination. Par décret en date du...

Il se dit, par extension, et surtout au pluriel, de la Volonté de Dieu, des arrêts du sort. Les décrets de la Providence. Les décrets du destin. Les décrets éternels.

Il se dit encore d'un Recueil d'anciens canons des conciles, de constitutions des Papes et de sentences des Pères de l'Église. Le Décret de Gratien. Les commentateurs du Décret.

 

DÉCRÉTALE

 

n. f.

Lettre écrite par les anciens Papes pour répondre à des consultations qui leur étaient adressées sur des points de discipline ou pour faire quelque règlement.

Il s'emploie au pluriel comme nom pour désigner un Recueil de ces lettres.

 

DÉCRÉTER

 

v. tr.

Ordonner, régler par un décret. Décréter une levée en masse.

Il signifie, par extension, Lancer un décret contre quelqu'un ou quelque chose. Décréter quelqu'un d'ajournement personnel, de prise de corps. Absolument, Décréter contre quelqu'un. Par extension, Décréter une terre, une maison afin qu'elle soit vendue.

 

DÉCRI

 

n. m.

Perte de réputation, d'estime, de considération. Tomber dans le décri, dans le dernier décri. Cela le mit tout à fait dans le décri.

DÉCRIER

 

v. tr.

Attaquer, atteindre quelqu'un dans sa réputation. Il en dit beaucoup de mal et le décrie partout. Cette femme s'est fort décriée par sa mauvaise conduite. Par extension, Une conduite décriée.

Fig., Décrier sa marchandise, Se nuire dans ses affaires par la mauvaise opinion que l'on donne de soi.

 

DÉCRIRE

 

(Il se conjugue comme ÉCRIRE.) v. tr.

Représenter, dépeindre dans son ensemble une personne, une chose, soit par écrit, soit de vive voix. Décrire une plante, un animal. Il nous a bien décrit ce pays-là. Comment décrire sa fureur? Cette merveille, ce prodige ne saurait se décrire. Absolument, Cet auteur décrit bien, mais il décrit trop.

Il signifie quelquefois simplement Donner une idée générale de quelque chose. Il y a certaines choses qu'on ne définit pas aisément, on se contente de les décrire.

Il signifie aussi Tracer une ligne courbe, un cercle. Décrire une courbe, un demi-cercle. Après avoir décrit plusieurs cercles dans les airs, l'oiseau fondit sur sa proie. L'orbite qu'une planète décrit autour du soleil, dans son mouvement.

 

DÉCROCHER

 

v. tr.

Détacher une chose qui était accrochée. Décrocher une tapisserie. Ce tableau s'est décroché.

Pop., Décrocher la timbale, Atteindre le prix, au jeu du Mât de Cocagne. Il signifie figurément et familièrement Obtenir un succès dans une lutte, dans un concours.

 

DÉCROISER

 

v. tr.

Changer de position respective des objets qui étaient croisés. Décroiser les bras. Décroiser les jambes. Décroiser les fils d'un métier.

 

DÉCROISSANCE

 

n. f.

Action de décroître ou Résultat de cette action. La fièvre est en décroissance. La mortalité est en décroissance.

 

DÉCROISSEMENT

 

n. m.

Diminution progressive. Le décroissement de la rivière. Le décroissement des jours.

 

DÉCROÎT

 

n. m.

T. d'Astronomie

. Décroissement de la lune lorsqu'elle entre dans son dernier quartier. Le décroît de la lune.

 

DÉCROÎTRE

 

(Il se conjugue comme CROÎTRE, sauf au participe passé DÉCRU qui s'écrit sans accent circonflexe.)v. intr.

Diminuer peu à peu. La rivière décroît lentement. Les eaux ont bien décru, sont bien décrues. Après la Saint-Jean, les jours commencent à décroître.

 

DÉCROTTAGE

 

n. m.

Action de décrotter.

 

DÉCROTTER

 

v. tr.

Nettoyer un objet, une personne de la crotte qui les souille. Décrotter des bottes, des souliers. Décrotter des habits. Faites-vous décrotter.

 

DÉCROTTEUR

 

n. m.

Celui qui fait métier de décrotter, de cirer des souliers.

 

DÉCROTTOIR

 

n. m.

Lame de fer fixée à l'entrée d'une maison pour que les personnes qui viennent du dehors y grattent la semelle de leurs chaussures avant d'entrer.

 

DÉCRUE

 

n. f.

Quantité dont un fleuve, une rivière a décru. La décrue est de cinquante centimètres.

 

DÉCRUER

 

v. tr.

T. d'Arts

. Préparer, par une lessive, du fil ou de la soie à recevoir la teinture.

 

DÉCRÛMENT

 

n. m.

T. d'Arts

. Action de décruer.

 

DÉCRUSEMENT

 

n. m.

T. d'Arts

. Action de décruser.

 

DÉCRUSER

 

v. tr.

T. d'Arts

. Mettre des cocons dans l'eau bouillante pour en dévider la soie avec facilité.

 

DÉCUIRE

 

v. tr.

Corriger l'excès ou l'insuffisance de la cuisson.

Décuire un sirop, L'étendre d'eau parce qu'il s'est trop réduit en cuisant. Ces confitures se sont décuites, Elles sont redevenues liquides.

 

DÉCULOTTER

v. tr.

Dépouiller de la culotte et, par extension, du pantalon.

 

DÉCUPLE

 

adj. des deux genres

. Qui vaut dix fois autant. Une somme décuple. Une quantité décuple d'une autre. Substantivement, Il a gagné dans cette affaire le décuple de ce qu'il avait avancé.

 

DÉCUPLER

 

v. tr.

Rendre dix fois aussi grand. Pour décupler une somme en chiffres, on y ajoute un zéro. Il a décuplé son bien en quelques années. Fig., La colère décuplait sa force.

Il s'emploie aussi intransitivement et signifie Devenir dix fois plus grand. Le prix de cette marchandise a décuplé.

 

DÉCURIE

 

n. f.

T. d'Antiquité romaine

. Troupe de soldats composée de dix hommes et formant le dixième de la centurie ou Division du peuple qui formait aussi le dixième d'une centurie, mais qui comprenait un nombre indéterminé de citoyens.

 

DÉCURION

 

n. m.

T. d'Antiquité romaine

. Chef d'une décurie civile ou militaire.

Il se disait aussi de Chacun des magistrats municipaux qui formaient le conseil des villes romaines.

 

DÉCUVER

 

v. tr.

Mettre la vendange hors de la cuve.

 

DÉDAIGNER

v. tr.

Considérer avec dédain. Cet artiste a le tort de dédaigner ses rivaux.

Il signifie aussi Rejeter, refuser avec mépris, regarder comme au-dessous de soi, comme indigne de ses désirs. Vous dédaignez mon amitié. Il dédaigne mes services, Elle a dédaigné tous ceux qui ont voulu l'épouser. Il dédaignait de nous parler. Dédaigner les grandeurs, les richesses.

 

DÉDAIGNEUSEMENT

 

adv.

D'une manière dédaigneuse. Regarder, traiter dédaigneusement.

 

DÉDAIGNEUX, EUSE

 

adj.

Qui a ou qui marque du dédain. Il est dédaigneux des honneurs, des distinctions. Avoir l'air dédaigneux, la mine dédaigneuse, des regards dédaigneux. Caractère dédaigneux.

 

DÉDAIN

 

n. m.

Mépris exprimé par l'air, le ton, le maintien. Recevoir avec dédain. Il lui témoigna beaucoup de dédain. Essuyer les dédains de quelqu'un.

 

DÉDALE

 

n. m.

Labyrinthe, lieu où l'on s'égare, où l'on se perd, à cause de la complication des détours. Il ne s'emploie guère qu'au figuré et signifie Embarras dont il est très difficile de sortir, choses très compliquées qu'il est difficile de concevoir nettement ou de débrouiller. Cela vous engagera dans un dédale de procédures. Ne vous engagez pas dans ce dédale d'intrigues. Le dédale des lois. Cette affaire est un vrai dédale.

 

DÉDAMER

 

v. intr.

T. du jeu de Dames

. Déplacer une des dames qui occupent le rang le plus proche du joueur.

 

DEDANS

adv. de lieu

. Dans l'intérieur. Je le croyais hors de la maison, il était dedans.

Fig. et pop., Donner dedans, Se laisser tromper. Mettre quelqu'un dedans, Le tromper.

DE DEDANS, EN DEDANS, PAR-DEDANS, LÀ- DEDANS,loc. adv. De l'intérieur, à l'intérieur, par l'intérieur, dans l'intérieur de cet endroit. Il vient de dedans. De dedans en dehors. Cet édifice est moins beau en dehors qu'en dedans. La porte était fermée en dedans. Passer par- dedans. C'est là-dedans qu'il s'est caché.

Porter la pointe du pied en dedans, Marcher de manière qu'il y ait plus de distance entre les deux talons qu'entre les deux pointes des pieds. On dit de même Avoir, mettre la pointe des pieds en dedans, les pieds en dedans. Marcher les pieds en dedans.

Fig., Être en dedans, Être peu communicatif.

Jouer en dedans, se dit d'un Acteur qui traduit insuffisamment à l'extérieur l'esprit de son rôle.

Fam., Rire en dedans, Avoir l'air sérieux, même quand on a quelque sujet d'être amusé par quelqu'un ou quelque chose.

EN DEDANS DE,loc. prép.

En dedans et en dehors de la ville. Tout ce qui se trouve en dedans de cette ligne fera partie du nouvel État.

PAR-DEDANS,loc. prép.

Il passa par-dedans la ville, par-dedans la maison, etc.

DEDANS s'emploie aussi comme nom, et alors il signifie la Partie intérieure de quelque chose. Le dedans d'une maison. Le mal vient du dedans, est au-dedans. La tranquillité régnait au-dedans du royaume. Du dedans au-dehors. Au-dedans et au-dehors de la ville. Ce qui se passait au-dedans de moi.

En termes de Manège, La jambe du dedans, la rêne du dedans, La jambe, la rêne qui sont du côté de l'intérieur du manège; par opposition à la jambe, à la rêne, qui sont du côté du mur.

 

DÉDICACE

 

n. f.

Consécration d'un temple, d'une église, d'une chapelle au culte divin.

Il se dit, par extension, de l'Action de placer une église, une chapelle sous l'invocation d'un saint. La fête de la dédicace des églises.

On le dit de même pour la Consécration d'un monument à un personnage.

Il se dit, par extension, de l'Inscription qui rappelle cette consécration.

Il signifie encore, figurément, Épître ou inscription à la tête d'un ouvrage imprimé, pur laquelle on le place sous le patronage de quelqu'un.

Par extension, il se dit des Quelques mots ou des quelques lignes écrites par Un auteur sur la première page de son livre pour en faire hommage à quelqu'un.

 

DÉDICACER

 

v. tr.

Offrir un ouvrage avec une dédicace.

 

DÉDICATOIRE

 

adj. des deux genres

. Qui contient la dédicace d'un livre. Épître dédicatoire.

 

DÉDIER

 

v. tr.

Consacrer au culte divin, ou Mettre sous l'invocation d'un saint. Dédier une église, un autel. Dédier une chapelle à la Vierge.

Fig., Dédier un livre, un ouvrage, une gravure à quelqu'un. Les mettre sous le patronage de quelqu'un par une épître ou par une inscription imprimée à la tête du livre.

Il signifie quelquefois simplement Consacrer. Dédier ses efforts au relèvement de la patrie.

 

DÉDIRE

 

(Il se conjugue comme DIRE, excepté à la seconde personne du pluriel du présent de l'indicatif et de l'impératif, Vous dédisez, Dédisez.)v. tr. Désavouer quelqu'un de ce qu'il a dit ou fait en notre nom. Je ne vous en dédirai pas. N'allez pas me dédire.

SE DÉDIRE signifie Se rétracter, dire le contraire de ce qu'on a dit, désavouer ce qu'on a dit. Les témoins se sont dédits. Vous avez dit du mal d'un tel, vous êtes obligé de vous dédire.

Il signifie aussi Ne pas tenir sa parole, se délier d'un engagement verbal. Il nous avait promis cela, il s'est dédit. Il avait offert mille francs, il s'en est dédit.

Fig., Ne pas pouvoir, ne pouvoir plus s'en dédire, Être trop engagé dans une affaire pour ne pas aller jusqu'au bout. On dit de même, Il n'y a plus, il n'y a pas à s'en dédire.

 

DÉDIT

n. m.

Révocation d'une parole donnée. Avoir son dit et son dédit, Être sujet à se dédire, à se rétracter, à changer aisément d'avis.

Il signifie plus ordinairement Peine stipulée dans un marché, dans une convention, contre celui qui n'en remplira pas les conditions. Un dédit est le plus souvent une somme à payer. Stipuler un dédit. Convenir d'un dédit. Il y a dix mille francs de dédit. Payer le dédit.

Il s'applique, par extension, à l'Acte même où se trouve stipulée la peine, l'indemnité encourue par celui ou celle qui se dédira. Le notaire qui avait rédigé le dédit en demeura dépositaire. Les deux parties s'étant arrangées, on déclara le dédit.

 

DÉDOMMAGEMENT

 

n. m.

Réparation d'un dommage. Dix mille francs de dédommagement. Obtenir, recevoir un bon dédommagement.

Il signifie au figuré Compensation. Il trouve dans votre amitié un dédommagement à ses malheurs.

 

DÉDOMMAGER

 

v. tr.

Indemniser en rendant l'équivalent du dommage souffert. Il m'a amplement dédommagé de la perte qu'il m'avait causée. Se dédommager d'un côté de ce qu'on a perdu de l'autre. Fig., Rien peut-il dédommager de la perte d'un ami? Il fut dédommagé de tant de sacrifices par l'estime publique.

 

DÉDORER

 

v. tr.

Dégarnir de dorure en tout ou en partie. À force de toucher à ce cadre, vous le dédorez.

SE DÉDORER signifie Perdre de sa dorure peu à peu. Cette vaisselle commence à se dédorer.

 

DÉDOUBLEMENT

 

n. m.

Action de dédoubler ou État de ce qui est dédoublé. Le dédoublement d'une compagnie, d'une classe, d'un service administratif.

En termes de Psychologie, Dédoublement de la personnalité.

DÉDOUBLER

 

v. tr.

Ramener à l'unité ce qui était double.

En termes d'Art militaire, Dédoubler les rangs, les files, Faire mettre sur un rang, sur une file des soldats qui étaient sur deux rangs, sur deux files.

Il signifie aussi Faire deux touts d'un seul. Dédoubler un régiment. Dédoubler une classe, dans un lycée.

En termes de Chemins de fer, Dédoubler un train, Faire partir, presque à la même heure, à cause de l'affluence des voyageurs, deux trains au lieu d'un pour la même destination.

En termes d'Arts, Dédoubler une pierre, La séparer, la partager en deux dans toute sa longueur.

Il signifie par analogie Dégarnir de sa doublure. Dédoubler un habit, un manteau.

 

DÉDUCTIF, IVE

 

adj.

T. de Logique

. Qui procède par déduction. La méthode déductive. Les théories déductives.

 

DÉDUCTION

 

n. f.

Action de soustraire une somme d'une autre. On lui a payé tant en déduction du principal. La succession, déduction faite des dettes et legs, monte à cent mille francs.

Il signifie également, surtout en termes didactiques, Action de tirer une conséquence, d'inférer une chose d'une autre. Cette déduction n'est pas exacte. Une suite de déductions.

Par extension, il se dit, en termes de Logique, du Procédé par lequel on va de la cause aux effets, du principe aux conséquences, du général au particulier. Le syllogisme est la principale forme de déduction. La déduction est opposée à l'induction.

 

DÉDUIRE

 

v. tr.

Soustraire d'une somme à payer telle ou telle fraction qui n'est pas à verser. Chaque contribuable, dans sa déclaration d'impôt sur le revenu, déduit du total de ses revenus certaines charges, certains frais d'exploitation. Il en faut déduire ce que vous avez dépensé, reçu. Il en faut déduire les frais. Il y a tant à déduire sur cette somme.

Il signifie aussi Énoncer, développer en détail. Déduire son fait, ses raisons. Déduire par le menu.

Il signifie encore Tirer comme conséquence, inférer. Deux propositions qui se déduisent l'une de l'autre sont équivalentes.

 

DÉESSE

 

n. f.

Divinité païenne du sexe féminin. Les dieux et les déesses. La déesse Junon. La déesse Cérès. Les trois déesses qui se soumirent au jugement de Pâris.

Elle a le port d'une déesse, se dit d'une Femme qui est d'une beauté majestueuse.

 

DÉFÂCHER (SE)

 

v. pron.

S'apaiser après s'être mis en colère. S'il est fâché, qu'il se défâche. S'il se fâche, il aura la peine de se défâcher. Il est familier.

 

DÉFAILLANCE

 

n. f.

Perte momentanée des forces physiques accompagnée souvent d'une perte de connaissance. Tomber en défaillance. Il lui a pris une défaillance. Avoir de fréquentes défaillances.

Il se dit figurément de la Perte momentanée des forces morales. Dans cette vie d'ailleurs si belle il y eut de tristes défaillances.

Il se disait aussi du Fait de faire défaut. La défaillance de la ligne masculine fit passer le trône dans une autre famille. Spécialement, Défaillance d'un astre, Éclipse.

 

DÉFAILLANT, ANTE

 

adj.

Qui fait défaut, en parlant des Forces physiques ou morales. Rappeler sa force défaillante. Sa main défaillante cherchait à presser la mienne. Ligne défaillante, Ligne qui n'a plus d'héritiers.

Il signifie particulièrement Qui manque à comparaître. Témoin défaillant. Parties défaillantes. On l'emploie dans ce sens comme nom. Le défaillant a été condamné. À l'appel des candidats à cet examen, on constata qu'il y avait beaucoup de défaillants.

 

DÉFAILLIR

 

(Il n'est plus guère usité qu'au pluriel du présent de l'indicatif, Nous défaillons, etc.; à l'imparfait, Je défaillais; aux passés, Je défaillis, j'ai défailli; à l'infinitif, Défaillir; et au participe présent, Défaillant.) v. intr.

Perdre momentanément ses forces physiques ou morales. Je la vis prête à défaillir. Je me sentis défaillir. Sa mémoire défaillait souvent.

Il signifie aussi S'affaiblir, diminuer. Ses forces défaillent tous les jours, commencent à défaillir. Il se sent défaillir de jour en jour.

 

DÉFAIRE

 

(Il se conjugue comme FAIRE.) v. tr.

Modifier l'état d'une chose de manière qu'elle ne soit plus ce qu'elle était. Pénélope défaisait, la nuit, l'ouvrage qu'elle avait fait le jour. Ce que l'un fait, l'autre le défait. Alexandre, ne pouvant défaire le noeud gordien, le coupa. Une couture qui se défait. Défaire une malle, un paquet, En ôter les effets qu'on y avait enfermés. Fig., Défaire un mariage, un marché.

Par extension, Défaire son gilet, son paletot, Les ôter.

En termes de Guerre, il signifie Mettre en déroute. Défaire l'ennemi. Son armée fut complètement défaite.

Le participe passé DÉFAIT, AITE, s'emploie comme adjectif avec le sens de Qui est abattu, amaigri. Je l'ai vu avec un visage défait. Depuis sa maladie il a l'air défait. Cette femme est pâle et défaite.

SE DÉFAIRE signifie encore Se délivrer, se débarrasser d'une personne ou d'une chose. Défaites-moi de cet importun. On a eu bien de la peine à s'en défaire. Se défaire d'une mauvaise habitude, d'un vice, d'une passion. Défaites- vous de ces manières-là.

Se défaire d'un mauvais employé, Le mettre dehors, le congédier.

Se défaire d'un assaillant, d'un témoin gênant, etc., Le faire mourir.

Se défaire d'une chose peut signifier aussi L'aliéner, en transporter le droit et la possession à un autre. Un marchand qui se défait avantageusement de sa marchandise. Se défaire d'un cheval, d'une propriété. Il cherche, sans y réussir, à se défaire de son domaine.

 

DÉFAITE

n. f.

Déroute d'une armée ou de quelques troupes. Après la défaite des ennemis. Défaite entière. Défaite sanglante.

Il signifie aussi Facilité plus ou moins grande de se défaire de quelque chose. Ces marchandises-là sont de défaite. Ces laines sont de mauvaise défaite, de bonne défaite. Il vieillit.

Il signifie encore Excuse artificieuse, mauvaise raison, prétexte. Il a toujours des défaites prêtes, il s'est tiré d'affaire par une défaite. Voilà une mauvaise défaite. C'est une défaite.

 

DÉFALCATION

 

n. f.

Action de défalquer. Faites, sur les produits de cette terre, la défalcation des faux frais.

 

DÉFALQUER

 

v. tr.

Soustraire dans une supputation telle ou telle fraction d'une somme ou d'une quantité. Si l'on défalque ses frais généraux, ce commerçant a fait un bénéfice net de cent mille francs. Dans toute pesée de marchandises, on défalque la tare. Je vous dois trois mille francs, mais il faut en défalquer ce que j'ai payé pour vous.

 

DÉFAUSSER

 

v. tr.

T. d'Arts

. Redresser ce qui a été faussé. Défausser une clef.

 

DÉFAUT

 

n. m.

Imperfection physique. Les défauts du corps. Cette femme est belle, mais elle a un défaut dans la taille. C'est un défaut dans un cheval que d'avoir le ventre gros.

Il se dit également d'une Imperfection morale. Avoir un vilain défaut. Chacun a ses défauts. Connaître, avouer ses défauts. Corriger ses défauts. Défaut incorrigible.

Il se dit particulièrement de Ce qui n'est pas conforme aux règles de l'art, de ce qui choque le goût, le bon sens, dans un ouvrage, dans une production quelconque. Il y a bien des défauts dans cet ouvrage, dans ce tableau, dans cette statue. Relever, critiquer les défauts d'un poème, d'une tragédie. On dit par analogie Un auteur sans défaut. Les défauts d'un écrivain, d'un artiste, etc.

Il se dit également, surtout en termes d'Arts, des Parties faibles ou défectueuses dans une étoffe, dans du bois, dans un ouvrage quelconque. Il y a un défaut dans cette feuille d'acajou. Cette pièce de porcelaine a un défaut, plusieurs défauts.

Il signifie aussi Absence, manque, privation de quelque chose. Le défaut de blé, le défaut de vivres a forcé la garnison de se rendre. Un billet protesté pour défaut de paiement.

AU DÉFAUT, ou À DÉFAUT DE,loc. prép. En cas de manque, d'absence de. Si, à son défaut, je puis vous être utile, disposez de moi. Au défaut, à défaut d'autres armes, il prit une barre de fer. À défaut de vin, nous boirons de l'eau.

DÉFAUT se dit particulièrement de l'Absence de certaines qualités, de certains avantages. Défaut d'esprit, de jugement, de mémoire, d'imagination. Défaut de pénétration, de fermeté, de constance. Défaut d'attention, de prévoyance, de soin, d'ordre. Défaut de proportion dans un édifice.

Faire défaut signifie Manquer. La santé lui a fait défaut. Au moment de prendre la parole, la voix lui a fait défaut.

Le défaut des côtes, L'endroit où se terminent les côtes. Il a été blessé au défaut des côtes.

Le défaut de la cuirasse, l'Intervalle qui est entre la cuirasse et les autres pièces de l'armure qui s'y joignent; et, figurément et familièrement, le Faible de quelqu'un, l'endroit par lequel on peut venir plus aisément à bout de lui.

En termes de Procédure, il signifie Manquement à l'assignation donnée. Faire défaut. Condamner par défaut. Jugement par défaut.

En termes de Chasse, Les chiens sont en défaut, la bête les a mis en défaut, Ils ont perdu les voies de la bête; et Les chiens ont bien relevé le défaut, Ils se sont bien remis sur les voies.

Fig., Être en défaut, Faillir, se tromper, commettre quelque manquement, quelque erreur. Trouver, prendre, mettre quelqu'un en défaut. Par analogie, on dit Sa mémoire est souvent en défaut. Son adresse paraissait en défaut.

 

DÉFAVEUR

 

n. f.

Cessation de faveur, disgrâce. Il est tombé dans une cruelle défaveur. Il est en défaveur.

 

DÉFAVORABLE

 

adj. des deux genres . Qui n'est pas favorable. Cet examinateur m'a été défavorable. Le jugement lui fut défavorable. Opinion défavorable. Au milieu des circonstances les plus défavorables.

 

DÉFAVORABLEMENT

 

adv.

D'une manière défavorable.

 

DÉFÉCATION